‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 3)Chapitre 171 sur 386 · DU MONT-CARMEL · texte numérisé non relu

DU MONT-CARMEL

MARGUERITE DE ROURGOGNE.

Tombe de Marguerite de Bourgogne llb

' Réduction d’un dessin en noir el en couleur des Tombeaux de Gaignières (Original), fol. 6.

L efligie de Marguerite de Bourgogne a été reproduite par Millin, probablement d’après les portefeuilles des Costumes de Gaignières. ( Carmes delà place Maubert, pl. IV ; Garnerey del. , Michel sculp.)

M. Albert Renoir avait tenté, à l’aide de cette gravure, une restitution de la tombe de Marguerite de Bourgogne, mais le dessin qu’il a publié

dans la Statistique monumentale de Paris diffère totalement du monument primitif.

Au cours du xvifi siècle, la plaque de cuivre avait été fixée à l’un des murs de la chapelle, ainsi que le constate la légende du dessin de Gaignières, et le tombeau proprement dit avait été supprimé.

Renoir nous apprend que la plaque de cuivre fut fondue sous la Révolution. ( Musée des monuments français, t. I, p. 1 4 6. )

COUVENT DES GRANDS-CARMES

Devant l'autel de la chapelle, on voyait une tombe levée de pierre, recouverte d’une lame de cuivre sur laquelle était représentée l’effigie de la défunte, debout sur un piédestal, dans l’encadrement d’une niche gothique, la tête soutenue par un coussin, les mains jointes sur la poitrine, et ayant à ses pieds un lion et un chien.

La bordure de cette lame, ornée aux angles des médaillons des quatre Evangélistes, portait l’épitaphe sur trois cotés, coupés chacun par un écusson eu losange :

712. — Cy GIST TRES HAUTE ET TRES PUISSANTE PRINCESSE MADAME MARGUERITE DE BOURGOINGNE, JADIS FEMME DE FEU MONSEIGNEUR LE DUC DE GUYENNE, AISNE FILS

de Roy de France, et || apres femme de très haut et puissant prince monseigneur Artus, |] fils de duc de Bretaigne, conte de Richemont, seigneur de Partenay, connestable de France, laquelle trespassa a Paris le iie jour de

FEVRIER, L’AN MIL CCCC XLI. DlEU AIT L’AME D’ELLE. AmEN.

Armes. Bretagne-Bicuemont : D’hermine plein au lamhel de trois pendants de gueules, chargés chacun de trois lions passants d’or, brochant sur le tout.

— Bourgogne : Ecartelé, au i et 3 d’azur semé de jleurs de lis d’or, à la bordure componce d’argent et de gueules, qui est de Bourgogne moderne ; au a et 3 bandé d’or et d’azur de six pièces, à la bordure de gueules, qui est de Bourgogne ancien; sur le tout d’or au lion de sable, qui est de Flandres.

Texte d'après le dessin ci-contre; — Bonfons, fol. 91.

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