Dieu, de qui la puissance haulte
Tousjours avecque pitié s’accorde,
Ne me fais pas selon ma faulte,
Mais selon ta miséricorde.
Par ta grâce ne te recorde De mes griefs peschez et mesfaicts Commis par temptation orde,
Dont je porte douloureux fais;
Et, s’il te plaist, pas ne desfais
Ta CREATURE; AINCOIS AU MOINS
Souvienne toi que je fus faict De l’ceuvre de tes propres mains.
Et toi qui en gloire a dessein[s]
Par divine commisération Voulus naistre entre les humains Pour nous donner salvation,
Ne [me] mects a dampnation;
Ta propre vie ains plus mérité De ta benoiste Passion;
Mais aussy de grâce me quitte,
Affin que puisse avec l’eslite Des saubvez avoir la victoire De l’ennemy et que j’habite De toi en l’eternelle gloire.
Amen.
Mss. A1, p. 669; — B3, p. 623; — Bibl. liist. delà ville de Paris, 1M79, t. I, p. 89.
HENRI DE COURTELERY.
Tombe plate devant la chaire du prédicateur, avec l’efligie d’un chevalier revêtu de son armure, et cette épitaphe gravée sur la bordure ;
739. — Cy gist messire Henry de Courtelery, chevalier de la nation de Bourgongne, qui trespassa le tiers jour d’apvril, l’an courant mcccxlvii. — Priez pour luy que Dieu luy face mercy a l’ame.
Armes. De . à la bande de . chargée de trois grenades de .
Mss. A1, p. 671 ; — B3, p. 62/1.
IMPRIMERIE xatioxale.