CHARLES D’ORGEMONT
794. - CY GIST NOBLE HOMME MONSIEUR CHARLES D’ORGEMONT, EN SON VIVANT CHEVALIER, SEIGNEUR DE MERY, EzANVILLE, GRILLY ET CHAMPROND, CHAMBELLAN DU Roy NOSTRE SIRE, QUI TRESPASSA LE IX JOUR DE SEPTEMBRE, l’AN M D II (1) 2. - PRIEZ
Dieu pour luy.
Armes. Ecartelé, au 1 et â d’azur à trois épis d’orge d'or , qui est d’ Orgemont ; au 2 et 3 d’argent à la fascc de gueules, qui est de Sainte-Maure ; sur le tout, en cœur, palé d’or et de gueules de six pièces, qui est d’AiUBOiSE.
Ms. A2, p. i4; — Bonfons, fol. 91 v°.
PIERRE D’ORGEMONT + MARGUERITE DE VOISINES. AMAURY + PIERRE + PIERRE + CHARLES D’ORGEMONT.
Contre le mur du fond de la chapelle, entre les deux vitraux, on voyait, sur une console ornée d’un cartouche armorié timbré d’un casque à lambrequins, la statue priante d’un personnage de la famille d’Orgemont revêtu de son armure et d’une cotte armoriée, avec un heaume et un gantelet posés devant lui.
(1) Ou 1 5 1 1 , d’après le P. Anselme. ( Histoire généalogique , t. VI, p. 34t.)
(2) ffOn croit communément, écrivait Mercier, que cette statue est celle du chancelier Pierre d’Or¬
gemont. Sainte-Foix assure cela et il paraît donner ce monument pour preuve que l’on a représenté des gens de robe eu habit militaire. Avant tout, il auroit fallu démontrer que la statue dont il s’agit
PRIEURÉ DE SAINTE-CATHERINE DU VAL DES ÉCOLIERS
Lors de la suppression des tombes de la chapelle, on plaça au-dessous de cette statue l’inscription suivante, destinée à rappeler le souvenir des divers membres de la famille d’Orgemont qui avaient reçu la sépulture dans cet oratoire^ :
795. — Cy gisent les corps de messjre Pierre d’Orgemont, vivant chancelier de France et de Dauphiné, qui trespassa l’an mccclxxxix, et de Marguerite de Voisines, sa femme, qui trespassa l’an m ccc lxxx Et de messire Amaury d’Orgemont, chevalier, seigneur de Chantilly, conseiller ET MAISTRE DES REQUESTES DE l’HOSTEL DU RoY NOSTRE SIRE, QUI TRES¬
PASSA L’AN MCCCCXXI (3);
Et [de] messire Pierre d’Orgemont, l’an m D;
éloit très sûrement celle du chancelier d’Orgemont ; mais quelle apparence que l’on ait voulu représenter le chef de la magistrature sous l’accoutrement militaire. D’ailleurs, plusieurs d’Orgemont s’étant distingués dans l’état des armes, n’est-il pas plus vraisemblable de penser que la statue est celle d’un militaire plutôt que celle d’un chancelier, * (Notice des Tombeaux de Sainte-Catherine.)
D’après Le Laboureur, celte statue était celle de Charles d’Orgemont, seigneur de Méry, + en 1 5o2. (A2, p. 1 2.) Bien que les armes sculptées sur la cotte soient JlOrgemont plein, tandis que Charles portait (L'Orgemoxt, écartelé de Sainte-Maure , chargé en cœur d 'Amboise, cette attribution paraît la plus vraisemblable , car la statue priante ne peut être que de la fin du xve siècle ou du commencement du xvie.
La statue et l’inscription qui l’accompagnait furent transportées en 1783 à l’église Saint-Louis et placées dans la première chapelle, à gauche en entrant.
La statue, dont l’entrée au Dépôt n’est pas constatée par le Journal de Lenoir, se trouve cataloguée dans le Musée des monuments français , avec l’attribution inexacte qu’elle avait reçue :
rr 4 3 7 . De Saint-Louis-la-Culture. Statue en pierre de liais et à genoux, de Pierre d’Orgemont, chevalier, seigneur de Méry et de Chantilly, mort en i38q. Charles Vie nomma chancelier de France, le 20 novembre 1 3y 3 , à la place de Jean de Dormans qui venait de mourir, n
Lenoir a ajouté en note: <rJ'ai fait restaurer cette statue qui avait été mise en pièces. n (T. II, p. 107.)
H l’utilisa plus tard pour constituer un monument factice qu’il décrit ainsi dans son Rapport au comte de Vaublanc :