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famille (le Malon W. Dans la table supérieure était incrustée une plaque de marbre blanc, à la bordure semée de larmes, aux angles arrondis, ornée sur le milieu des cotés de têtes d’anges ailées et aux deux extrémités d’écussons et de torches fumantes en sautoir.
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Tombeau de la famille Malon 0).
On lisait sur cette plaque une inscription ainsi conçue :
547. — DeO OPTIMO MAXIMO || SACRUM ET MEMORIÆ NOBILIS ET PATRICIÆ FAmiliæ |i de Malon, ex qua multi litteris et armis [| magistratibusque gestis
ILLUSTRES, PIETATE || INSIGNES, PRODIERUNT, QUALIS ILLE QUI GuILLEL[|MITARUM
Ordini villam du Plessis Gassot || dono dédit; nec dégénérés Jacobus ft Ber-
(l) ff Au milieu du chœur de l’église des Blancs- Manteaux, il y a un tombeau de marbre noir et blanc, lequel, avec la cave d’au dessoubs, fut construit, l’an 1607, pour la lignée des Malons, qui
de longtemps avoit commencé à y avoir sa sépulture. n (Du Breul, p. 667.)
(2) Réduction d’un dessin des Tombeaux de Gai gnières (Oxford), t. IV, fol. 6q.
COUVENT DES BLANCS-MANTEAUX
NARDUS || MALON, EQUITES; CAROLUS MALON, IN SUPREMA || CURIA REDONENSI SENA- TOR; PATER CAROLUS || MALON, IN HAC CURIA PARISIENSI [| SENATOR; NlCOLAUS ET CLAUDIUS II MALON, REGIS SILENTIARII || ET RERUM CRIMINALIUM IN HAC || CURIA PARI¬ SIENSI ACTUARII ; ITEM QUE || MARIA MALON, PRÆSIDIS || COMPUTORUM UXOR, ET ELIZA- BETHA || MALON, PRIMI PRÆSIDIS IN SUPRE||MO CONSILIO UXOR, QUORUM || CORPORA SUBTUS JACENT; || PERPETUIS PARS EORUM HANC || ÆDEM REDDITIBUS DOTARUNT. || POS- TERI MEMORES ET BENE MERITI || MONUMENTUM HOC, TESTAMENTO || ELIZABETHÆ MALON, CENTUM II AB ANNIS PAULO MINUS, FAMILIÆ || SACRATUM, SUPERSTRUI CURA- VERUNT. || DOMINUS CAROLUS DE MALON, IN REGIS CONSISTORIO SENATOR, || ALTARE, PAVIMENTUM, || TUMULUM SIBI FECIT || ET POSTERIS, ÆRE SUO (1). || HlC ETIAM JACET CATHARINA SeGUIER,|| UXOR PRÆDICTI CLAUDII MALON, || EQUITIS (3).
Armes. Malon : D’azur à trois merlettes d’or.
Texte d’après le dessin ci-contre; — Mss. A1, p. 706; — B3, p. k-j; — Du Breul, p. 667.
LOUIS GUILLART.
Sa tombe, placée au milieu du chœur, sous le lutrin, était marquée par une dalle de pierre, avec cette épitaphe inscrite en bordure :
548. — ICY GIST REVEREND PERE EN DlEU MESSIRE LOYS GUILLART, || EN SON VI¬ VANT EVESQUE DE TOURNAY ET DEPUIS EVESQUE DE CHARTRES, CHALON ET SENLYS SUCCESSIVEMENT, CONSEILLER ET || MAISTRE DE L’ORATOIRE DU ROY, LEQUEL DECE¬ DA || EN SON HOSTEL A PARIS, RUE DES BLANCS MANTEAULX, LE 19 NOVEMBRE 1565. Priez Dieu pour luy.
Texte d’après le dessin ci-après; — Malingre, p. 626; — Gallia christiana, t. X, col. 1 4 43 .
Armes. De gueules à deux bourdons de pèlerin d’or posés en chevron et accompagnés de trois mon tj oies d’argent.
Sur la pierre tombale était appliquée une lame de cuivre où Ton voyait le
(1) ff Le 20 juin 1 638 , mourut Charles de Malon , chevalier, seigneur de Bercy et conseiller du Roy en ses Conseils, premier et plus ancien president du Grand Conseil, et fut inhumé en mesme cave.n
m Lors de la construction de la nouvelle église, le caveau de la famille Malon fut transporté sous le chœur, ainsi que le constate la fondation faite, le ier août 1710, par Catherine Du Jardin, veuve du Lieutenant civil Le Camus. (Cf. ci-après, p. 91.)
L’écusson gravé au bas du texte est celui de Marguerite d’Orsay. (De gueules semé de croiseltes d’argent au lion d’or, anné et lampassé de gueules,
brochant sur le tout, qui est de Boucher d’Orsay, parti de Malon.) Celui qui figure au bas delà pierre tombale doit être, selon toute vraisemblance, attribué à Antoine Robert. (De . à une croix étiquetée de . , cantonnée de quatre fleurs de lis
de . ) Celui-ci avait dû, en effet, être inhumé
dans le chœur, puisqu’il est dit, dans l’acte de donation du Plessis-Gassot, qu’il espere «par la grâce de Dieu, apres son trespas, son corps estre inhumé et enterré au milieu du cueur, devant le grand autel, lieu plus convenable de ladicte eglise ou il a des a présent esleu sa sépulture. * (Arch. nat. . LL. 1 423 , fol. 63 v°.)
AO
défunt revêtu de ses habits épiscopaux et abrité par un riche encadrement d’architecture; un cartouche placé à ses pieds portait cette inscription :
54ÎE Hic, præsul Lodoice, jaces, cui maxima semper