‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 3)Chapitre 30 sur 386 · POUR ELLE · texte numérisé non relu

POUR ELLE

Armes. Clèves : Ecartelé, au 1 et à de gueules à l’escarboucle de huit rais, pommetés et jleuronnés d'or, qui est de Clèves; au 2 et 3 d’azur semé de jleurs de lis d’or, à la bordure componée de gueules et d’argent, qui est de Bourgogne moderne; sur le tout de Flandres.

— Bourbon-Vendôme : Ecartelé, au 1 et â d’azur semé de jleurs de lis d’or, qui est de France ancien ; au 2 et 3 d’azur semé de jleurs de lis d’or au bâton de gueules en bande chargé de trois lionceaux d'argent, qui est de Bourbon-Vendôme.

Texte d'après le dessin ci-après.

(1) Celte inscription fut transférée plus tard derrière le maître-autel , d’après le ms. B2.

l2) fr Son corps et son cœur furent transportez, en vertu de lettres de cachet des 2 février 1 5 9 5 et 22 janvier 1896, à son abbaye de Soissons, où sa ligure est à genoux devant un prie-Dieu, au-dessus de la grille du chœur. Ses entrailles restèrent à Paris , derrière le grand autel de l’église des Blancs- Manteaux. où l’on voit une tombe de cuivre posée

en 1608.H (Le P. Anselme, Histoire généalogique , t. I, p. 33o.) — La statue funéraire de l’abbaye de Soissons, qui a passé par le Musée des Petits— Auguslins, a été renvoyée à Soissons et se trouve dans la cathédrale, à l’extrémité de la nef, derrière le grand portail.

(3) A défaut d’indication topographique, il nous a paru rationnel de placer celte tombe à côté de celle de Catherine de Bourbon.

ÉPITAPH l ER DU VIEUX PARIS.

Tombe de Charlotte de Bourbon ''h

(1) Réduction d’un dessin des Tombeaux de Gaignières (Original Mss. ) , fol. 8. — Malgré les lacunes de cette inscription , il est possible de désigner avec quelque certitude la princesse à laquelle elle se réfère, grâce aux indications fournies par le blason qui forme le fond même de la tombe ( Parti écartelé de Clèves-Nevêrs et de Bourbon-Vendôme) , et qui doit se rapporter au mari par la première partition et à la femme par la seconde. Il paraît donc vraisemblable qu'il s’agit ici de Charlotte de Bourbon, née en 1 4^4, quatrième fille de Jean de Bourbon , deuxième du nom , comte de Vendôme, et d’Isabelle de Beauveau, qui avait épousé, le 23 février 1 48q, Engilberl de Clèves, comte de Nevers, d’Auxerre, de Rethel et d’Étampes. Après la mort de .son mari, survenue le 21 novembre i5o6, elle

prit le voile à l’abbaye de Malnoue, puis elle se retira à Fontevrault, dont sa sœur, Renée de Bourbon , était abbesse ; elle y fil profession en 1 5 1 6 et y mourut la 1 h novembre 1 5 20.

Le P. Hilarion de Costa, qui a écrit la biographie decette princesse dans les Eloges etlesvies des reijnes, des princesses et des dames illustres en piété, etc., transcrit un extrait du Nécrologe de Fontevrault, qui constate qu’elle fut inhumée dans cette abbaye : rrVotis essentialibus religiosis in conventu Fontis Ebraldi emissis, . obdormivit in Domino; ibi¬

dem honorifice sepulla jacet, defuncta anno Domini i52o.a (T. 1, p. l\ 01.) Le P. Anselme, dans son Histoire généalogique, rapporte le même fait. (T. I, p. 3 a 4. ) Il paraît assez surprenant, par suite, que sa tombe ait pu se trouver dans l’église

COUVENT DES BLANCS-MANTEAUX

MORELET DU MUSEAU.

Monument funéraire de Morelet Du Museau l'h

Un bas-relief de marbre blanc, bordé de marbre rouge et gris, et incrusté dans une lame rectangulaire de marbre noir, qui se trouvait appliquée à la muraille du chœur, du côté de la rue, offrait la représentation du défunt sous forme

des Blancs-Manteaux. Le dessin que Gaignières nous a conserve', figure parmi les autres monuments de ce couvent, dans un recueil qui n’a subi sans doute aucune modification au point de vue du classement, mais il n’est accompagné d’aucune indication détaillée, comme la plupart des autres reproductions de Gaignières. Une note moderne, inscrite au crayon , indique bien celte tombe comme faisant partie des Blancs-Manteaux ; mais cette attribution, à l’appui de laquelle il est difficile d’appor¬

ter des preuves, est peut-être contestable. Toutefois il serait étrange, si la princesse avait été inhumée à Fontevrault, que rien n’eût rappelé sur sa tombe sa profession religieuse. D’autre part, si sa sépulture avait été transférée aux Blanc-Manteaux, il est vraisemblable que Malingre et Lemaire l’eussent signalée, ainsi qu’ils l’ont fait pour celle de Catherine de Bourbon.

(1) Réduction d’un dessin des Tombeaux de Gaignières (Oxford), t. IV, fol. 46.

de cadavre, à demi enveloppé d’un linceul, rongé des vers et la tête appuyée sur une tête de mort. Une banderole de marbre blanc, fixée au-dessus du squelette, portait cette épitaphe (1) :

554. — Cy gist noble homme Morelet Du Museau, en son vivant conseiller du Roy et l’un des quatres notaires du Roy || en sa cour de Parlement,

ET TRESORIER GENERAL DES CENTS GENTILS HOMMES DE LA MAISON DU ROY, QUI DECEDA L’AN 1514 T’¬ ARMES. D’argent « la tête d’ours de sable cmmuselêe de gueules et grilletéc d’or.

Texle d’après le dessin ci-dessus: — Mss. A1, p. 689; — B3, p. 3i.

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