‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 3)Chapitre 314 sur 386 · IL MOURUT LE I FEVRIER, L’AN 1670, AGÉ DE 93 ANS · texte numérisé non relu

IL MOURUT LE I FEVRIER, L’AN 1670, AGÉ DE 93 ANS

412 ÉPITAPHIER 1)U VIEUX PARIS.

Armes. Ecartelé, au 1 d’azur « la bande d’argent accompagnée de deux griffons d’or, qui est de Baillet; au 2 d’or à une molette de sable posée en chef à dextre, au chef de gueules ; au franc-quartier de Montmorency, brochant, qui est d’ÀüNAY; au 3 d’or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d’azur, qui est de Montmorency ; au â d argent au cliej de gueules , au lion d’azur armé, lampassé et couronné d’or brochant sur le tout, qui est de Vendôme ancien; sur le tout d’azur à trois mains dextres d’or, au franc-quartier écluqueté d’argent et d’azur, qui est de Potier.

Bibl. nat., Coll. Clairambault, 1 i33, fol. 28 v”; — Piganiol, t. IV, p. 228; — Guilhermy, t. I, p. A 76-47 7 (1) 2.

VIRIOT COUPERET.

Sur sa tombe, qui se trouvait au milieu de la nef de la chapelle, devant l’entrée du chœur, on lisait cette épitaphe :

896. — Cy gist noble homme Viriot Copperet, vivant seigneur de Thuris lez Metz, lequel, avec aultres concitoyens, ayant esté faulsement accusé d’avoir participe a certain dessein de soustraire ladicte ville de Metz de l’obeissance du Roy, et depuis recognu innocent, mourut en ceste ville de Paris,

le XXVIII JOUR DE SEPTEMBRE M DC I. - PRIEZ DlEU POUR SON AME.

Per varios casus, per bella cruenta, per ignem,

Promissam Christi tendimus in requiem.

Armes. D’or à la fasce murée d’argent, accompagnée de trois coupes couvertes d’or.

Ms. B3, p. 291; — Le P. Beurrier, Histoire du monastère, p. h 19.

Line autre inscription, qui rappelait ses infortunes, se trouvait fixée à la muraille de la chapelle, près du chœur et vis-à-vis de la tombe. Elle était gravée sur une table de marbre noir encadrée par une bordure de pierre avec incrustations de marbre, sur laquelle étaient sculptés des têtes d’anges, des vases fumants, des toi’ches enflammées, et que surmontait un fronton cintré®.

897. — Epitaphe || de noble Viriot Copperet, quand il vivoit seigneur || des

(1) Guilhermy avait copié cette inscription , alors qu’elle existait encore dans les magasins de la basilique de Saint-Denis. On 11e l’y retrouve plus aujourd’hui.

(2) «Déposé au Musée des Petits-Augustins, mais non catalogué, ce modeste monument a été, dans la suite, transféré à Saint-Denis, et là on a expulsé de son cadre l’épitaphe du pauvre Copperet pour la remplacer par une tête de marbre blanc

arbitrairement décorée du nom de Turenne. Le prétendu souvenir du grand capitaine, qui avait reçudes honneurs de la sépulture royale, a été bientôt lui-même supprimé; c’est dans un magasin que se trouvent maintenant réunis les fragments dépareillés de l’inscription et de son ancienne bordure. » (Guilhermy, t. I, p. ^77.)

Nous n’avons retrouvé à Saint-Denis aucune trace de ce monument, qui ne doit plus subsister.

Thuris lez la ville de Metz et citoyen || d’icelle, qui trespassa en ceste ville de || Paris, le xxviiie septembre m dc i.

Entre la naissance et la mort, l’interval est ordinairement entrecoupé

DE QUELQUES ADVERSITEZ ; || TELLE EST L’HUMAINE CONDITION. EsCOUTE, PASSANT : ||

Metz, ville célébré, me donna la vie; doulx née fut || son cours (l), heureus en

MARIAGE DE CINCQU ANTE || CINQ ANS ET PLUS, FAVORABLE EN LIGNÉE, HONNORABLE || POUR LES CHARGES QU’lL M’Y A VEU EXERCER, SOUVENT || DE JUDICATURE, DEUX FOIS MAISTRE ESCHEVIN, MAGISTRAT || PREMIER EN DIGNITÉ; TROP HEUREUX MES JOURS || PASSEZ EN LA FOY DE NOS PERES, SI LES DERNIERS || N’EUSSENT ESTÉ PERSECUTEZ DE CALOMNIE; ELLE || PREVALUT SUR MON INNOCENCE; FAULSEMENT || ACCUSÉ AVEC MON PROPRE FILZ , ET AUTRES GENS j| DE BIEN DES PREMIERS DE LADICTE VILLE, JE SUIS [| ARRESTÉ, DE LA CITADELLE D’iCELLE AMENÉ EN || CESTE VILLE, POURSUIVI, ET, FINALE¬ MENT RECO||GNU INNOCENT, ESLARGI. MAIS DlEU ME VOULANT || DU TOUT AFFRANCHIR DE MISERES, EN MESMES || TEMPS QU’lL TIRE MON CORPS DE SA CAPTIVITÉ, || IL [A] RE¬ TIRÉ MON ESPRIT DE SA PRISON CORPORELLE, || M’APPELLANT A SOY DIX JOURS APRES

mon eslar||gissement. || Pries Dieu pour moy, passant, et qu’il || te garde de

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