‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 3)Chapitre 335 sur 386 · TISSIMI PRINCIPIS DOMINI KAROLI · texte numérisé non relu

TISSIMI PRINCIPIS DOMINI KAROLI

Texte d’après l’inscription originale; — Guilhermy, t. I, p. 80.

ecclésiastiques, trésoriers ou chanoines de la Sainte- Chapelle. Quelques-unes cependant portent les noms ou les effigies de personnages des autres ordres de la société. Nous avons compté plus de trente dalles à peu près entières et quelques fragments dignes d’intérêt. Ces monuments n’auraient pas échappé sans doute aux chances ordinaires de destruction, s’ils eussent été placés sur le passage d’un grand concours de peuple. Les riches dessins qui les couvrent se seraient effacés sous l’action continue du piétinement des fidèles. La Sainte- Chapelle basse n’était habituellement fréquentée que par un public assez peu nombreux; c’est à celte circonstance qu’elle doit la conservation de ses tombes. Par malheur, le sol de la chapelle fut bouleversé, pendant l’hiver de 1690, par l’invasion des eaux de la Seine. L’année suivante, quand on s’occupa de remettre les dalles en ordre, on s’avisa d’en retailler et d’en raviver les bords, afin de mieux les rajuster. Cette fâcheuse opération a causé la destruction de plusieurs épitaphes d’autant plus regrettables qu’elles rappelaient des noms et des fonctions de personnages qui avaient tenu un rang considérable dans la maison de quelques-uns de nos rois. » (T. I, p. 72.)

Guilhermy s’est attaché de préférence à publier les épitaphes qui avaient subsisté à peu près intégralement, en négligeant celles dont il ne restait plus que des fragments. Parmi les textes qu’il avait laissés de côté nous avons cru devoir relever tous ceux dont la lecture est encore possible; c’est d’ailleurs le plus petit nombre. Les autres, par suite de l’usure des dalles, de lu taille des bords, et aussi

du ciment qui a pénétré dans les creux, offrent à peine quelques mots plus ou moins distincts.

(1) Pierre Poncet mourut le 2 1 juin . et non

le 19, remarquait Gilles Dongois, comme le porte l’épitaphe, rc 11 est enterré dans la basse chapelle, où il avoit fait faire une cave exprès pour luy, devant le maître autel, qui a été démolie en 1G90, lorsqu’on a fait une cave pour les chanoines. n (Mémoires sur la Sainte-Chapelle, p. 1 5 3. )

(2) rrEn consultant la liste des trésoriers de la Sainte-Chapelle, observait Guilhermy, nous n’en avons trouvé qu’un seul, Arnoult de Granpout, dont les fonctions se soient terminées du temps de Charles V. » (T. I, p. 80.)

Mais ce rapprochement ne saurait provoquer une conjecture plausible, puisque Dongois nous apprend qu’Arnoult de Grandpont avait été inhumé non dans la Sainte-Chapelle, mais dans le chœur de la petite chapelle de Saint-Michel, contiguë à l’hôtel du Trésorier (Mémoires sur la Sainte-Chapelle, p. 53). D’autre part, le roi dont il est parlé dans l’inscription peut bien n’être pas Charles V.

Il nous paraît vraisemblable que cette épitaphe devait être celle du trésorier Isambert Mai tel, signalée parle Gallia christiana : rrln sepulchrali ejus inscriptione legitur : Régis consiliarius cl pu b lie arum ralionum magister; nuper auteru mortuus dicilur in litteris Caroli VI regis, datis anno (T. VII, col. 2 44.)

Gilles Dongois constate qu’Isainbert Martel était mort le 28 avril i4o8 et avait bien été inhumé dans le cimetière de la basse Sainte-Chapelle. (Mémoires sur la Sainte-Chapelle, p. 64.)

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