HÉMON RAGUIER
Son épitaphe était gravée sur une lame de cuivre rectangulaire, appliquée contre la muraille, à mi-hauteur de l’un des pieds-droits de l’arcade qui abritait son tombeau :
581. — Cy gist noble homme Hemon Raguier, || controlleur et thresorier des guerres du || Roy nostre sire, lequel trespassa en la || cité de Tours, le Roy lors estant || audict lieu, l’an m iiiic xxxiii, || le ii jour de novembre, et
FUST SON || CORPS ENSEPULTURÉ EN l’eSGLISE DES CARMES || DE LADICTE VILLE DE
Tours, et depuis || ses enfans firent apporter les || ossemens dudict deffunct
LEUR PERE, || l’an m IIIIcXLVII, LE Xe JOUR DE MARS, || EN CESTE PRESENTE CHAPPELLE, LAQUELLE EN || SON VIVANT IL AVOIT FONDÉE ET || FAICT FAIRE. PRIEZ DlEU POUR
lu y. Amen.
Armes. D’argent au sautoir de sable cantonné de quatre perdrix au naturel; à la bordure engrêlée de gueules brochant sur 1c tout.
Tombeaux de Gaignières (Oxford), t. IV, fol. 87 (reproduction figurée); — Ms. A1, p. 681 ; — Blanchard, Les Maislres des recjuesles, p. 1 5 9. .
(1) Dans le dessin de Gaignières, on voit sous l’arcade une table de pierre, appliquée à la muraille, sur laquelle devait être gravée la fondation faite par Hémon Raguier, après la mort de sa première femme, le 16 novembre i4o8. Le texte de cette inscription ne nous a pas été conservé. L’acte de fondation constate que les religieux, treonsiderans la grant dévotion que ledict sire Hemon a eue et a en ladicte eglise , en laquelle il a esleu sa sépulture, et en icelle est inhumée Gille de La Fontaine, sa première femme . . sont tenus de dire
et célébrer une basse messe, chascun jour perpé¬
tuellement, à tousjours, en ladicte chappelle de Nostre Dame, à l’autel qui est à main dextre du Crucifix, joignant et à l’endroit dudict sepulchre . et de ordonner et eslire chascun an perpétuellement un prestre religieux de ladicte eglise, pour dire et celebrer ladicte messe . Item se¬
ront tenus de chanter et faire ung obit chascun an perpétuellement, à tousjours, pour le remede de Lame de ladicte damoiselle Gille et de tous les trespassez, le 17e jour du mois de septembre, auquel ladicte damoiselle trespassa.'» (Arch. nat., L. 9 1 5 . )
COUVENT DES BLANCS-MANTEAUX
ADRIEN DE PÉTREMOL.
On voyait son épitaphe fixée à la muraille, près de la chapelle de Notre-Dame. Elle était gravée sur une lame de marbre blanc avec bordure de marbre rouge et noir, surmontée d’un fronton brisé portant un écusson timbré d’un casque, et accompagnée dans le bas d’un cartouche orné d’une tête d’ange ailée :
582. — Cy gist noble homme messire Adrian II DE Petremol, en son VIVANT ||
CHEVALIER DE L’ORDRE DU || ROY, SEIGNEUR DE RoZIERES || ET DE L AINEBOUREUSE, || CONSEILLER DU RûY EN SES |j CONSEILS D’ESTAT ET PRIVÉ, || INTENDANT ET CONTROL- LEUR || GENERAL DE SES FINANCES, || LEQUEL DECEDDA EN LA || VILLE DE LOUVIERS, LE l8E || JOUR DE JANVIER 159a, || LE RoY HENRY 4 TENANT || LE SIEGE DEVANT LA VILLE
|| de Rouen. || Priez Dieu pour son ame. Amen.
(1) Réduction d’un dessin des Tombeaux de Gaignières (Original), fol. 255.
Armes. D’azur au chevron accompagné en chef de deux coquilles et en pointe d’un lionceau, le tout d’or.
Tombeaux de Gaignières (Original Mss.), fol. 9 (reproduction figurée); — - Ms. A1, p. 708.
CHARLOTTE DE I1ENNEQUÏN.
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Mausolée de Charlotte de Henuequin t11.
Le mausolée de Charlotte de Hennequin était appliqué à la muraille, près de l’épitaphe de sou marL2', Adrien de Pétremol. Il se composait d’une statue
(1) Réduction d’un dessin en noir et en couleur des Tombeaux de Gaignières (Oxford), t. IV, fol. 3p.
(2) Ce mausolée avait été transféré dans les caves de la nouvelle église, ainsi que le constate le procès-
verbal dressé le a3 février 1790, par les commissaires de la Municipalité : rrNous avons trouvé h terre une figure de femme agenouillée et mains jointes, en marbre, de la hauteur de deux pieds et
COUVENT DES BLANCS-MANTEAUX
agenouillée de la défunte, en marbre, posée sur un soubassement en forme de cénotaphe et abritée sous une arcade cintrée, en marbre noir, décorée d’un encadrement d’architecture, en marbre rouge et noir, surmonté d’un fronton brisé portant un cartouche armorié.
Au soubassement était fixée une plaque de marbre noir, soutenue par un cartouche orné d’une tête de mort ailée, avec cette épitaphe en lettres dorées :
583. — Cy gist noble dame Charlotte de Hennequin, vivante femme || de
FEU MESSIRE ADRIAN DE PETREMOL, CHEVALIER DE L’ORDRE DU ROY, || SEIGNEUR DE
Rozieres et de Laineboureuse, conseiller du Roy en ses || conseils d’Estat ET
PRIVÉ, INTENDANT ET CONTROLEUR GENERAL (| DE SES FINANCES, LAQUELLE DECEDA LE IOeJOUR D’AOUST MIL CINQ || CENS QUATRE VINGTZ QUATORZE; QUI A DONNÉ PAR SON TESTAMENT || AUX RELIGIEUX ET CONVENT DES BLANCS MANTEAUX LA SOMME DE CINQUANTE LIVRES TOURNOIS DE RENTE POUR FAIRE CELLEBRER UNE MESSE || TOUS LES DIMANCHES DE L’ANNÉE POUR LES AMES DESDITS SIEUR || ET DAME DE ROZIERES.
|| Priez Dieu pour eulx.
Armes. Vairé d’or et d’azur; au chef de gueules chargé d’un lion léopardé d'argent.
Texte d’après le dessin ci-conlre; — Mss. A1, p. 708; — B", p. 43.