‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 4)Chapitre 131 sur 442 · ROBERT COIFFE · texte numérisé non relu

ROBERT COIFFE

Autre lame de cuivre posée sous la précédente W :

128. — Maistre Robert Coiffe, jadis clerc du Roy nostre sire, en sa Chambre des comptes a Paris, trespassa l’an mccccvii, le viie jour de septembre, et en

CESTE ESGLIZE SaINCT-AnDRÉ-DF.S-ArCS A FONDÉ ET FAICT EDIFFIER CESTE CHAPELLE CHARGÉE DE TROIS MESSES CHASCUNE SEPMAINE PERPETUELLEMENT, ORNÉE DE MISSEL, CALICE DORÉ ET DEUX PAIRES DE VESTEMENT ET DOUÉE DE XXIV LIVRES POUR CE DE RENTE AMORTIE PRISE A PLUSIEURS FONDS DE TERRE, SUR PLUSIEURS MAISONS EN LA VILLE DE

Paris, avecque un anniversaire solempnel a neuf leçons, a diacre et soubs-

DIACRE ET CURIAULX QUE LES CURÉS PRESENTS ET ADVENIR SERONT TENUZ DE CELEBRER PERPETUELLEMENT LEDICT JOUR QU’lL TRESPASSA , ET LIVRER LE LUMINAIRE POUR LEQUEL LEDICT CURÉ A XXII SOUS VI DENIERS PARISIS DE RENTE AMORTIE, DONT LES EXECUTEURS ONT BAILLÉ ET DÉLIVRÉ AUDICT CURÉ ET CHAPPELLAINS LES TILTRES DESDICTES RENTES ET ADMORTISSEMENT POUR LE SALUT DE SON AME ET DE SES BIENFAICTEURS ET AMYS.

- Que leur ame soit en gloire perdurable. — Amen. Pater noster. Ave Maria.

Armes. D’azur au buste d’homme coiffé d’un béguin d’argent.

Mss. B1, p. 112; — C\ p. 191.

(1) On lit dans l’épitaphier B1 : * A costé du cœur, devant la chapelle de Nostre-Dame, se voit une grand Lumbe ou l’escriture a esté levée tout autour, ou a esté inhumé inaistre Jehan Coiffe, jadis clerc du Roy, nostre sire, en sa Chambre des comptes, comme il se voit par quatre armoiries qui sont aux coings de ladicte tombe... L’epilaphe dudict sieur Coiffe est posée contre un pillier devant la dicte tumbe, au-dessoubz de celluy de monsieur Le Maistre, ou est escrit les fondations quy s’en suyvent. »

Et Le Laboureur écrit à propos de cette inscription : ff Je crois qu’elle a esté transportée de quelqu’une des chappelles et mise en cest endroit par’ce-

qu’elle parle de la fondation d’une chappelle faicte par luy et ou il est inhumé.'» (A1, p. 303.)

D’autre part ce Robert Coiffe est évidemment le même personnage que tr Robert Coissy, clerc des comptes», dont parle l’abbé Lebœuf, et auquel il attribue la fondation de la chapelle Saint-Antoine.

Cette assertion d’ailleurs paraît assez vraisemblable si elle s’applique à quelque ancienne chapelle désignée sous ce titre et réunie probablement à la sacristie vers la fin du xvc siècle.

C’est là que devait être placée primitivement l’inscription ci-dessus, qui en dut être ôtée lorsque la chapelle fut supprimée.

Contre la chapelle de Saint-Claude-Saint-Nicolas,

Tombes plates :

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