DECEDA LE I JOUR DE MAY M DC XXX . EN CESTE VILLE DE PARIS
Armes. D’azur au chevron d’or, accompagné de trois lacs d’amour d’argent.
Ms. B1, p. i3o.
cet ouvrage de sculpture. * Le rédacteur des Mémoires ajoute que fr l'inscription a été composée par M. Berlin lui-même, à ce qu’on assure
La description que Thiéry donne de ce monument, diffère quelque peu de la précédente, cil est composé, dit-il, d’une urne posée sur un fût de colonne tronquée; au pied de l’urne sont rassemblés les ouvrages de ce savant, qui lui servent de trophée; l’urne est couronnée par un cercle d’étoiles, symbole de l’immortalité qui lui est assurée par ses écrits; au-dessus est le portrait de cet abbé dans un médaillon. Ce morceau est de M. Auger.n ( Guide des amateurs, l. 11, p. 355.)
Les fragments de ce mausolée furent recueillis au dépôt des Petits-Augustins. Lenoir constate en effet dans son Journal, à la date du î a nivôse an u, sous le n° 192, qu’il avait reçu trie petit médaillon en plomb de Le Batteux , homme de lettres. Le reste de ce monument , ajoute-t-il , a été détruit et un vase en plomb fondu u.
Mais cette dernière indication n’était pas exacte, puisque dans le « Projet de catalogue du Dépôt provisoire des Petits-Augustins * rédigé peu après, Lenoir mentionnait à l’article Auger : crUn vase en plomb, orné de bas-reliefs avec un petit médaillon de même métal, représentant le littérateur Ch. Le Batteux. Ce témoignage de la reconnaissance, ajoutait-il, portant l’inscription intéressante Amicus amico, était porté sur un eippe de marbre que des
barbares ont mutilé. * ( Archives du Musée des monum. franc. , t. Il, n° cxli.)
Lorsqu’il fut question d’acquérir les derniers débris artistiques de l’église, le ministre Chaptal appela l’attention de Lenoir sur ce mausolée : crOn affirme, lui écrivait-il, qu’il y avait dans l’église Saint André-des -Arcs un monument élevé en l’honneur de Le Batteux, qu’il serait à propos de conserver; je vous invite, en conséquence, à vous informer de ce qu’il est devenu , et à m’adresser les renseignements que vous pourrez vous procurer sur cet objet. « ( Ibid ., n° ccxx. )
Ce fut sans doute l’observation de Chaptal qui décida Lenoir à reconstituer un cénotaphe, que l’on trouve décrit dans le Musée des monumens français, sous le n° 38o : « Monument de Le Batteux. — On voit un bas-relief en marbre blanc, représentant une femme éplorée, à genoux et appuyée sur une urne cinéraire sculptée par Broche. Au-dessous du bas-relief est le portrait de ce savant, représenté en médaillon, appendu à une pyramide qui sert de fond à l’ensemble du mausolée ; on lit cette inscription Amicus amico.* Fidèle à son habitude, Lenoir avait composé ce monument avec des pièces de provenances diverses; c’est ainsi que la pleureuse et probablement la pyramide avaient fait autrefois partie du tombeau élevé au marquis du Terrail dans l’église des Théatins. (Cf. Courajod, Alexandre Lenoir, t. III, p. 46 et suiv.)