MARGUERITE DE DONON
Au milieu de la chapelle se trouvait une tombe levée (3), sur laquelle était
(1) L’auteur du Livre des fondations remarque que rrl’on n’a aucune connoissance qu’on ait jamais reçu cette somme , ni qu’elle ait été jamais employée,
ni qu’on en ait fait aucun acte de délivrance .
et que ledit fondateur n'a pas été enterré lui-même dans la chapelle, mais aux Célestinsn. (P. III et 29.)
(2) En vertu de cette sentence , les religieux furent obligés d oter de la chapelle la sacristie qu’ils y avaient établie, et d’acquitter la fondation de Robert Le Cordelier, réduite à douze messes par an. (Livre des fondations, p. 29.)
(3) Par son testament du 2 5 février 1610, Marguerite de Donon avait exprimé ainsi ses dernières vo¬
lontés au sujet de sa sépulture : rr Je veux et ordonne mon corps estre inhumé en l’eglise Sainct-Antoine a Paris en la chapelle où ont esté inhumez mes pere, mere , ayeul etayeulle et autres de mes parens , appelée la chapelle des Cordeliers où a présent l’on faict le
revestiaire . Item, je veux et ordonne qu’il
soit elevé une tumbe de la haulteur d’une table dont le dessus sera d’une pierre de lierre, où je serai représentée en plate figure, garny de marbre blanc et noir avec l’escriture accoustumée d’estre escrite et autour pour mémoire perpétuelle ; dessoubs laquelle tumbe je veux estre inhumée et enterrée r. (Livre des fondations, p 181.)
HOSPICE DU PETIT- SAINT- ANTOINE
gravée l’effigie de la défunte, avec l’épitaphe suivante en bordure sur l’un des côtés^ :
196. Cy gist noble damoiselle Margueritte de Donon, en son vivant
VEUFVE DE FEU NOBLE HOMME MESSIRE JEHAN BERTRAND, EN SON VIVANT CONSEIL¬ LER du Roy, advocat general et maistre ordinaire en sa Chambre des comptes a Paris, laquelle décéda aagée de lxxx ans, le xviiie jour de novembre M DCX I.
Mss. A1, p. 3g5; — B2, p. 79; — Livre des fondations, p. 84.
Sur l’une des faces du tombeau on lisait les vers suivants :