‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 4)Chapitre 35 sur 442 · SAINT-ANDRÉ-DES-ARCS · texte numérisé non relu

SAINT-ANDRÉ-DES-ARCS

NOTICE HISTORIQUE

L’église paroissiale de Saint-André-des-Arcs (1), sise dans le quartier de ce nom, paraît avoir été construite pour remplacer un ancien oratoire de Saint-Andéol. Elle fut édifiée entre les années 1211 et 1 2 1 5 (2), après qu’une sentence arbitrale (janvier 1210) eût autorisé l’abbé de Saint-Germain-des-Prés à établir une ou deux paroisses nouvelles pour les habitants que l’enceinte de Philippe Auguste avait séparés du faubourg Saint-Germain et enfermés dans les murs de la ville. Au début, le chœur, la nef et les collatéraux avaient été seuls construits. Les chapelles qui formèrent la ceinture de l’église ne furent bâties que beaucoup plus tard et leur construction successive dura plusieurs siècles (3).

Dans la première moitié du xvue siècle, la fabrique fit l’acquisition d’une maison portant pour enseigne ctl’Imayge Sainct-Jehan n et attenante au parvis, dont la

(1) L’origine et l’étymologie de ce qualificatif ont été de tout temps fort incertaines et fort controversées. Aucune des explications qu’ elles ont provoquées ne paraît assez rationnelle ni assez décisive pour être acceptée. Dans le doute, nous avons du nous borner à conserver l’orthographe généralement adoptée pendant les trois derniers siècles.

(2) ff A en juger par les dehors et par quelques piliers du chœur, au côté septentrional, le fond du sanctuaire, dit Lebeuf, est de la construction d’entre les années 1210 à 1220. Le reste est bien

postérieur, et le grand portail est du dernier siècle. Les niches et statues qui ornent le dehors de cette église, qui est le long de la rue du Cimetière, sont du seizième. . . La tour, qui étoit encore du gothique, paroit avoir été bâtie vers 1 ago ou i5oo.« ( Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris ,

t. III, p. 3i.)

(3) Les historiens du vieux Paris ne fournissent sur l’église Saint-André-des-Arcs que des indications très incomplètes, et souvent même contradictoires. Pour suppléer à leurs omissions et contrôler

IMPRIMERIE NATIONALE

démolition permit d’ajouter à l’église deux nouvelles travées et d’en dégager l’accès(l!. Par suite, le bâtiment fut entièrement restauré, sur les dessins de l’architecte Gamard; le chœur refait et agrandi, le jubé supprimé et un grand portail établi sur la façade principale.

L’église, régulièrement orientée de l’occident à l’orient, présentait , selon toute vraisemblance, la forme d’un trapèze irrégulier; elle était limitée, au chevet par la rue Hautefeuille, qui portait aussi le nom de rue du Chevet-Saint-André, sur le coté droit par la rue Saint-André et sur le côté gauche par la rue du Cimetière-Saint-André devant la façade s’étendait un passage public.

Elle se composait d’une nef centrale supportée par deux rangées de neuf piliers, de deux bas côtés et d'uue série de chapelles correspondant à chaque travée.

Le portail ouvrant sur le parvis de l’église comprenait trois portes ; la principale donnait accès dans la nef, les autres dans les bas côtés. Deux portes laté-

l’exactitude de leurs renseignements, nous avons mis à profit les divers documents conserves aux Archives nationales, et notamment le Procès-verbal de visite des chapelles de l’église dressé ou mois de mai 1772, par l’architecte expert Jacques-Denis Antoine, en vertu d’une sentence du lieutenant civil Dufour, rendue à la requête du curé et des marguilliers de la paroisse (Arch. nat. , S. 33 10). Ce Procès-verbal, qui nous a permis de reconstituer d'une manière précise et à peu près complète la distribution intérieure de l’édifice, nous a fourni, en même temps, le texte d’un assez grand nombre d'inscriptions qui ne figurent point dans les Epilaphiers proprement dits.

D’autre part, nous avons utilisé pour la vérification des noms et dates inscrits dans les épitaphes, la copie partielle des Registres paroissiaux de l’église Saint-André-des-Arcs ( 1 545 -1730), dont il existe deux exemplaires à la Bibliothèque nationale, l’une dans le Cabinet des titres (n° 763), l’autre dans la Collection de Clairambault (n° 987-989). Celle dernière, plus lisible et plus commode à consulter, paraît avoir été revue et rectifiée par Clairambault lui-même.

(1) Ce fut le président de Thou, alors marguillier qui représenta à ses collègues, dans l'assemblée du 3i août 1608 qu’il rrseroit besoing d’agrandir et augmenter l’eglise, chose qui 11e se peust faire sinon par le moyen de l’acquisition que l’on pourroit faire de la maison qui est joignant le portique du parvis de ladite eglise, appartenant aux héritiers de deifunt Me Claude de Cambray, vivant

bourgeois de Paris, attendu que l'on 11e peust agrandir ladicte eglise que de ce costé là, pour ce qu’elle eslbournéeen tous les coslés de rues». ( Arch. nat., LL. 68(i). La maison fut acquise des trois frères Louis, Jean et François de Cambrai , le 1 fi juillet 1 609 , au prix de 1 2,000 livres, et démolie à la suite d’une adjudication du 2 juillet 1617.

(2) S’il 11e subsiste actuellement aucun plan exact et détaillé de l’église Saint-André-des-Arcs, l’on peut néanmoins utilement consulter celui qui figure dans les Recherches sur Paris de Jaillot, et celui qui a été inséré en cartouche dans une Veue de l'Eglise Saint-André des Arts qui a esté bâtie par M. Gamard. [Jean Marot fecil, P. Mariette ex.] — (Cf. Topographie historique, t. V, p. 1 (55 ). Mais ces deux plans diffèrent sensiblement, aussi bien pour la forme générale de l’édifice que pour les dispositions intérieures. D’autre part, ils sont en désaccord sur plusieurs points avec les constatations du Procès-verbal d'Antoine. Dans ces conditions, il était particulièrement difficile de dresser un plan topographique de l’église. M. Hochereau, le savant conservateur du plan de la ville de Paris, a bien voulu se charger de l’exécuter, en se référant de préférence aux indications que nous avions puisées dans le Procès-verbal. Néanmoins, il n’entre pas dans sa pensée de le présenter comme un travail définitif, mais seulement comme un essai de restitution, aussi complet et aussi précis qu'il était possible de le tenter avec les éléments assez nombreux, il est vrai , mais fréquemment contradictoires dont nous disposions.

ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ANDRÉ-DES-ARCS

raies avaient été, en outre, établies l’une sur la rue Saint-André, dans l’ancienne chapelle Sainte-Marthe, l’autre sur la rue du Cimetière, contre le mur de la chapelle Saint-Antoine. La tour du clocher surmontait le porche de la rue Saint- André.

Les chapelles latérales étaient disposées dans l’ordre suivant :

A droite, en descendant du chœur :

La chapelle de Sainl-Nicolas et Saint-Claude^),

— de Saint-Laurent,

— - de Saint-François (2),

— de Saint-Pierre,

— de Sainte-Marthe,

— de la Résurrection,

— des Fonts (3).

A gauche, en descendant du chœur :

La chapelle de Saint-Antoine,

— de Sainte-Anne,

— - de la Trinité,

— de Saint-Jean-Baptiste,

— de Saint-Augustin,

— de Saint-Jérôme W,

— de l’Annonciation ,

— de la Résurrection.

Ces diverses chapelles, que l’on désignait le plus souvent par les noms de leurs fondateurs, étaient disposées, en général, de la même manière. De forme à peu près carrée, elles étaient pourvues d’un autel orienté comme le maître-autel, garnies d’un lambris de menuiserie à hauteur d’appui, couvertes par une voûte

(,) En 1773, elle fut cédée à la fabrique par M. de Gourgues, qui en e'tait alors propriétaire, en échange de la chapelle Saint-Jean-Baptiste, pour agrandir la sacristie depuis longtemps insuffisante.

(2) Dans le vieux bâtiment, cette chapelle servait de passage d’entrée sur la rue Saint-André. ( Arch. nat. , L. 633, n° 7.)

(3) Les fonts baptismaux étaient primitivement dans la chapelle Sainte-Marthe; lors de la restauration du bâtiment ils furent placés dans celle de la Résurrection, et en 162.6, dans la dernière qui venait d’être construite. Ce qui n’empêcha pas de la concéder, tra condition qu’elle resteroit libre

pour les baptesmes et les processions et les ceremonies des fonts». (Arch. nat., L. 633, n° 1.)

(4) Dans l’ancienne église l’emplacement de cette chapelle avait été primitivement réservé pour un passage d’entrée sur la rue du Cimetière. Lorsqu’il fut question de le concéder à Mathieu Chartier, on décida de renoncer à ce projet dans l’assemblée des marguilliers du 6 avril i52i. rr Quant est de la porte qui avoit esté délibéré estre faicte au lieu de ladicte chappelle, a esté adjugé et délibéré que l’on fera une petite porte bastarde, dedans le pignon de la dite église, à l’endroit de l’allée qui est du long des dictes chappelles, pour entrer et yssir de ladicte église.» (Arch. nat. , L. 63a , n° 27).

d’ogive, éclairées par des vitraux de forme gothique et fermées par une grille. Dans la chapelle de la Résurrection seule (côté droit), l’autel était adossé au vitrail, par suite de la forme irrégulière que donnait à cet édicule la présence dans un de ses angles de l’un des pieds-droits de la tour du clocher.

Dans chaque chapelle, on voyait les armes des fondateurs sculptées à la clef de voûte et peintes sur les vitraux; elles étaient en outre reproduites dans la plupart des monuments funéraires qui s’y trouvaient.

En dehors de ces chapelles latérales, les bas-côtés étaient terminés du côté du chœur par deux petites chapelles disposées en forme d'hemicycle, prenant jour sur la rue Hautefeuille et fermées par des grilles semi-circulaires : du coté droit, la chapelle de Notre-Dame, appelée plus lard de la Vierge, du côté gauche celle du Saint-Sacrement ou de la Communion û).

Entre la chapelle du Saint-Sacrement et le chevet se trouvait placé un petit oratoire^ non dénommé, qui avait son entrée dans la chapelle; un second oratoire du même genre, dit de Saint-Mathias1 2 (3), où l’on accédait par le chœur, était placé du côté opposé, près la chapelle de la Vierge.

Enfin, deux petites chapelles, se composant simplement chacune d’un autel enfermé dans une grille circulaire étaient adossées aux piliers du chœur : à droite celle de Saint-Pierre, à gauche celle de Sainte-Geneviève^.

(1) Jusqu’à la fin du \vnc siècle, il existait au tond du collatéral de droite, près le chœur, une chapelle de la Communion ou du Saint-Sacrement. C’est dans l’assemblée des marguilliers du 21 septembre 1679 que l’on proposa de bâtir mine chapelle pour ayder a celle de la Communion qui est derrière le chœur et grand autel de l’eglise, et faire au dessus d’eux, trois ou quatre estages, ainsi qu il sera jugé a propos pour loger lesprestres*. Et dans l’assemblée du 5 novembre, on décida qu’il y aurait mine entrée de l’ancienne chapelle de la Communion dans la nouvelle*. (Arch. nat. , LL. 687. ) La nouvelle chapelle avait été tout d’abord placée sous l’invocation de Sainte-Marguerite. «• Le samedi xi* décembre 1 688 , la chapelle neuve a esté benitte soubs le nom de Saincte-Margueritte , par M. Mathieu , curé de Sainct-André, comme en ayant eu la commission de Monseigneur l’archevesque de Paris qui a esté

délivrée gratis . le sieur Jaillot estant présent

à la bénédiction.* (Arch. nat., LL. 687.) Ce fut le 1“ août 170A qu elle reçut le titre de chapelle du Saint-Sacrement ou de la Communion, après avoir été réunie à la chapelle de ce nom.

(2) Cet oratoire avait été édifié sur l’emplacement

qu’occupait le Trésor, c’est-à-dire le dépôt des ar¬

chives de l'église. Le 3o décembre 1606, on avait mis aux enchères et ^adjugé a damoiselle vel've Le Coigneux, comme plus offrant, le dict lieu et place du Trésor de fond en comble. . . a la charge que ladicte demoiselle sera tenue faire construire ledict lieu de bonne, forte structure, convenable a ladicte structure de l’eglise et a la décoration d’icelle*. (Arch. nat., LL. 686.)

(1) Par une délibération des marguilliers en date du 8 décembre i6o5, on avait concédé ou sieur Le Maistre rrla place en laquelle est a présent un appentis qui a servy autrefois a faire le corps de garde appartenant a ladicte eglise, pour y faire bastir une chapelle et une cave dessoubs a ses despens*.(Arch. nat., LL. 686.) Mais cette concession dut rester sans effet, puisque, par un acte notarié du 3i décembre 1612, le même emplacement fui rr baillé et délaissé a noble homme M” Mathias Mareschal, advocat. . . 0 la charge d’y construire el faire bastir a ses despens un oratoire selon ladicte place, bien fondé de pierres de taille*. (Arch. nat., L. 63a, n° A5.) Ce fut le nouveau titulaire qui donna à cet oratoire le nom de Saint-Mathias.

(4) L’abbé Lebeuf mentionne en outre une chapelle de Sa nt-Michel qui avait été fondée e avant

ÉGLISE PAROISSIALE DE S AINT-ANDRÉ-DES-ARCS

Les deux angles de l’église, sur la rue Hautefeuille , étaient occupés, celui de droite par une ancienne chapelle transformée en sacristie qui avait son entrée dans le bas-côté, devant la chapelle de la Vierge et au-dessus de laquelle se trouvait le bureau d’assemblée des marguilliers(1), celui de gauche par une maison affectée au logement des prêtres habitués de la paroisse.

l’an iA3i, par Pierre du Perrey clerc-notaire du roi. . . fondation confirmée par le cardinal de Chalant légat en France».

Cette assertion est vraisemblablement erronée, puisque aucun document ne permet de contrôler l’existence de la chapelle dont il s’agit. On lit seulement dans un état des fondations de l’église : ^9 janvier i4o6. — Me Pierre du Perrier, chanoine de Saint-Pierre de Douay, secrétaire du Roy :

une messe haute tous les jours . Cette messe

supprimée. On ne voit pas quelle ait été jamais acquittée. L’on n’a rien donné à l'église et les exécuteurs testamentaires dévoient se charger eux mêmes de la faire chanter.» (Arch. nat. , L. 63o, n°i.)

Lebeuf signale aussi d’autres fondations de chapelles qui ne sont pas moins contestables : «Jean de Thelu, chanoine de Saint-Quentin, dit-il, en avoit fondé une du titre de la Magdelene qui étoit à la collation de l’evêque de Paris sur la présentation de l’Université. . . Jean de Ramays, avocat, lo.ida par son testament du i 6 août i43o, la chapelle de la Sainte-Vierge (qui quelquefois est appelée de la Conception), voulant que l’evêque la conférât sur la présentation des marguilliers. Elle a été divisée en deux parties. . . Un nommé Pierre Rrunet en fonda une du titre de Sainte-Marthe. . . Une autre chapelle de la Conception est dite fondée par Jean Ferroul dans des provisions de 1 5a 1 ».

Il convient de remarquer à ce sujet que ce qui a du induire en erreur l’abbé Lebeuf, et après lui Cocheris, dans l’étude topographique de l’église Saint-André-des-Aics, c’est que dans les actes de fondation le mot de chapelle se présente indistinctement sous deux acceptions différentes. Tantôt il signifie l’oratoire lui-même, et tantôt le service religieux qui doit y être célébré; de là une confusion perpétuelle dont on trouve un exemple frappant dans le testament de Pierre Rrunet, chanoine de l’église de Rourges, en date du 5 septembre 1Û82, où il était dit que le testateur «veut et ordonne intinent apres son trespas estre fondée une messe basse qui sera dite perpétuellement et par chascun jour en icelle egüse Sainct-André-des-Arcs , a l’heure de

huict heures du matin. . . laquelle chapelle iceluy testateur veut et ordonne estre a la présentation du plus prochain aisné de ses parents. . . a laquelle chapelle ledit testateur veut et ordonne estre baillé et délivré un calice d’argent qu'il a en son liostel avec une chasuble quil a aussv en son liostel , et outre veut et ordonne ledict testateur estre garnie a ses despens de missels , ornemens et autres choses qui y seront requises et necessaires». (Arch. nat., L. 633, n° 3.) Il s’agissait donc simplement d’une fondation de messe. De même pour Jean de Theba (que Lebeuf appelle Jean de Thelu) qui avait fondé une chapellenie. «Joannes a Theba, quondam decretorum doctor et canonicus Sancti-Quintinii in Viromandia, in suo ordinaverat testamento fundari quamdam perpetuam capellaniam de bonis sibi a Deo collatis». (Arch. nat., L. 633, n° 18). De même aussi, pour Jean des Rameys qui rrecogneut et confessa avoir fondé et par ces présentes lectres fonda et fonde en l’eglise Monsieur Sainct- André-des-Arcs a Paris, en la chapelle de Nostre- Dame, une vicainje perpétuelle de deux portions en l'autel qui est en ludicte chapelle de Nostre-Dame » (Ibid. n° 16). Et encore pour Jean Ferroulz, dont l’épitaphe porte qu’il a fondé rrune chapelle en l’honneur de la Saincte-Conception de Nostre-Dame , en cest autel». (Cf. ci-après n° 11 5.)

Enfin , ce qui prouve d’une façon décisive que le mot chapelle a été de tout temps pris dans le sens de chapellenie ou service religieux, c’est qu’en 1791, il y avait encore dans l’église Saint-André un chapelain de la chapelle Sainte-Marthe, bien que l’oratoire en question eût cessé d’exister dès i63o. (Arch. nat., S. 33o8.)

(l) C’est là qu’avait été transporté le Trésor, en vertu d’une délibération de la fabrique , à la suite de l’observation faite dans l’assemblée des marguilliers du n janvier 161 5, par M. de Montholon, l’un d’eux rfque les papiers et reliques de ladicte eglise estant au Trésor d’icelle sont de longtemps gaslés et endommagés et dépérissent journellement de sorte qu’il s’en pourra ensuivre de grands dommages pour lesdicts papiers, a cause de la grande

L’église Saint-André-des-Arcs paraît avoir été de tout temps un lieu d’inhumat ion (1) ; les sépultures y étaient fort nombreuses® et quelques-unes avaient été décorées avec un véritable luxe artistique. 11 n’est parvenu, néanmoins, jusqu’à nous qu’un nombre fort restreint des épitaphes qui, durant six siècles, ont figuré dans cet édifice®.

Après avoir été conservée au nombre des paroisses de Paris, par la loi du A février 1791, l’église lut fermée en 1798, puis vendue comme propriété nationale, le h fructidor an v (21 août 1797). Elle fut démolie au commencement de ce siècle, et l’emplacement quelle occupait racheté par la ville de Paris est devenu

la place Saint-André-des-Arcs.

humidité ou mauvaise situation du lieu, et pour ce estre necessaire de bastir et construire une chambre qui ne peut estre plus commodément faicle que dessus le revestiere. » (Arch. nat. , LL. 686.)

(1) G. Brice constatait que «-ce qui doit engager d’entrer dans cette église, ce sont les tombeaux des personnes illustres qui y sont inhumées ».

(2) Trop nombreuses même, puisque l’architecte Antoine observe dans son Procès-verbal ( fol. 1 5 1 v°) : «-qu'il a été frappé plusieurs fois de l’odeur qui séjourne constamment dans ladite église, et qui y est produite par l’inhumation fréquente des corps et par le défaut de moyens de procurer à l’église une circulation d’air dont elle aurait le plus grand besoin ».

Il signale d’autre part, «une défectuosité très remarquable qui est l’inégalité du carreau de ladite église, notamment dans les bas côtés. On conçoit facilement, ajoute-t-il, que les fouilles fréquentes de terres et la consommation des corps produisent un affaissement dans les dalles de pierre du carreau et que le descellement de ces mêmes dalles en mutile les bords, de manière que les joints qui sont éclatés se remplissent de boue, qui séjourne et qui rend le carreau très malpropre ».

L’irrégularité du pavé s’expliquait aussi par ce fait que rr anciennement c’estoit le fossoyeur qui levoit et remettoit les tombes , en quoy il réussissoit si mal que l’église estoit un vrai casse-cou». (Arch. nat. , L. 63o, n° 9.)

Les marguilliers avaient à diverses reprises protesté contre cet état de choses, et essayé, vainement d'ailleurs, d’y mettre un terme. Une délibération en date du 20 avril i6a5, porte que ««conforme-

menl a ce qui a esté cy-devant résolu, il ne sera dorénavant inhumé au dedans d'icelle eglise, sinon les chefs d’hostel et leurs enfans; et qu’aucune personne ne pourra estre enterrée dans icelle eglise avec cercueil de plomb, sinon celles qui v ont chapelles ou caveaux, lesquelles pourront estre inhumées dans lesdictes chapelles ou caveaux, et non ailleurs, si ce n’est avec cercueil de bois, attendu l'incommodité qui est causée par lesdits cercueils de plomb qui ne peuvent estre meus et qui par succession de temps occuperaient toute l'eglise». (Arch. nat., LL. 686.) En 176.3, lorsqu'il fut question de supprimer le cimetière Saint-André-des- Arcs la fabrique fit observer que rrsi le Parlement se délerminoit à éloigner ce cimetière de l’intérieur de Paris, il serait nécessaire d’augmenter le prix des enterremens dans l’église, parce que la modicité du prix actuel (fixé à 4o livres par arrêt du Parlement en 1762), engagerait les parroissiens à demander d’être enterrés dans l’église, ce qui augmenterait l'infection qui est déjà si grande qu’on ne pourrait la supporter, si on n’ouvroit pas les portes et les fenêtres de l’église dès quatre heures du matin». (Bibl. nat., Collection Joly de Fleury, 1207, fol. 1 78.)

(3) Quelques-uns des monuments funéraires furent conservés, grâce à leur transfert au Musée des monuments français où ils avaient été recueillis par Alexandre Lenoir (cf. ci-après, nos 2, 95 et 1 36).

Quant aux dépouilles mortelles inhumées dans les caveaux des chapelles, elles furent transportées en 1 7 9 A dans les Catacombes.

ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ANDRÉ-DES-ARCS

INDEX ALPHABÉTIQUE

Alligret (Olivier), 71.

Aubray (Claude d’), i3.

Aubry (Garnier), 4a.

— (Marie), 4a.

Barbanson-Cani (Marie de) , 97, 98.

Batteux (Charles), 1 36.

Bazouin (Jean), i3o.

Beaussant (Gilles), i5a.

Berziau (Robert), 8.

Blanche (Louis), 33.

Boissy (lsabeau de), 18.

— (Berthellin de), 18.

Botin (Pierre), 5.

Bouchart (Jean), 43.

Boudet (Marie), 1 1 3.

Bourbon (François-Louis de), 1.

Bouvot (Gilbert), a 8.

Boyer (Louis), 66, 1 4 1 .

Bragelongne (Madeleine de), 1 14.

Breslay (Louise de), 39.

Briçonnet (Clémence de), 60.

Brinon (Jean), 9a.

— (Jeanne), io3, 106.

Brunet (Pierre), 19.

Caille (lsabeau), a3.

Carré (Antoine), 76.

— (Guy), 77.

— (Guy), 90.

■ — (Henri), 74.

— (Marie), 87.

Charlemagne (Ambroise), 3i.

— (Robert), 3i.

Charnières (Renée de), 16.

Chartier (Geneviève), io4.

— - (Marie), io3.

— (Mathieu), îoa, io3,

— (Michel), 107.

Chasteinier (Étienne), 44.

Chevalier (Marie), 1 48.

Coicault ( Jean- J oseph-F ra ncois ) ,

Coicault (Thérèse), 84.

Coiffe (Robert), 128.

Coisnon de Maison (Marie-Anne de), 48.

Corbie (Marguerite de), 3a.

Couarmone (Jeanne de), i5o.

Courtin (Geneviève), 6a.

Couvay (Augustin), 10, 11,

— (Martin), 9 , 1 0, 1 1 .

Damours (Élisabeth), i5.

Dangueschin (Antoine), 7a.

— (Éléonore), 85.

— (Madeleine), 8a.

Davollé (Hercule), ia6.

Dennet (Gilles), 39.

— (Jacques), ag.

Des Champs (Marie), i3o.

— (Nicolas), i3o.

— (Rose), 53.

— (Suzanne), 1 19.

Des Hay es (André), a5.

— (Étienne), a5.

— (Jean), a5.

Destrochel (Pierre), 45.

Doulcet (Marie), i4o.

Du Bois (Jeanne), 117.

Du Breul (Marguerite), 118.

Du Jardin (Marguerite), 45.

Du Lac (Anne), 1 3 1 .

Elbène (Richard d’), 37.

Ferrières (Jacques de), ai.

Ferroul (Agnès), i3a.

Ferroulz (Jacques), ia2.

— (Jean), 117.

Fiot d’Arbois (Nicolas), 47 . Florette (Renée de), 1 i4.

Fontaine (Antoine), 109.

Foubert (Henri), 36, 37.

Foucquet (Christophe), 17.

Fremin (Catherine), ia3.

! Frenière (Jeanne de), 43.

j Gallard (Claude), 111.

— (Marguerite), 1 1 a.

! Galoppe (Jean), 74.

— (Madeleine), 74, 76.

Gambe (Geneviève), 34, 35.

Gordian (Olympe), 1 38.

Gossay (Marie), 1 4a.

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