VlATOR, QUI BONAS ARTES PIASQUE AMAS
Siste. Hic quiescunt ossa clarorum virorum,
Qui litteris junxere virtutem arduam,
Jacet Jodocus hic Badius ascensius,
DoCTUS PROBUSQUE SCRIPTOR ET C ALCOGR A PH US ;
CjENER Jodoci, Vascosanus, præpositus est,
TypIS NITENTUM TOT PARENS VOLUMINUM,
SOCER MORELLI, REGIS A RCHITY POG R A PHI ,
MUSARUM ALUMNI, QUEM GEMUNT HIC CONDITUM
Fœdusque Frederici ademptum sibi dolent (2).
Très cypus unus hic tegit cum uxoribus Lectissimis et liberorum liberis.
Hos Christus olim dormientes suscitet Ad concinendum Trinitati almæ mélos.
i. X. 0. T. SJ3>.
FrEDERICUS MoRELLUS, PARISINUS PROFESSOR, INTERPRES ET A RCHITYPOGR A PH US
regius , Frederici Morelli, campani, filius, Michaelis Vascosani, ambiani, nepos, Jodoci Badii, belgæ, pronepos, marmoreum hoc epitaphium patris, AVI, PROAVI piæ perpetuæ[que] memoriæ ære suo posuit, ejusdem cum Deus VOCANS VOLET TUMULI COMPOS FIERI OPTANS, EN 0EÜ ETEAÏII2 (4), ANNO SALUTIS MDCIII(5), QUO IDEM MORELLUS ERAT UNUS E DUUMVIRIS TOGAT1S HUJUS ÆDIS SACRÆ DOMINI BeNEDICTI, IIAPOKIAS TAZCKPYA AKEIO PRÆFECTUS. - SlT LUX MANIBUS HIS QUIESQUE PERPETUA.
Armes. Morel : D’or à la tête de Mure de sable torldlée d’argent et soutenue d’un cor de chasse de sable lié de gueules.
Ms. F1, p. 37 ; — F2, p. 1 1 0.
(l) Cette formule doit signifier : Deo optimo maximo bealæque Virgini Mariæ.
(a) Josse Badius, + en 1 53 6 ; — Michel Vascosan, t en 1 576 ; — Frédéric Morel , le père, t en 1 583 ; — Frede'ric Morel, le fils, t le 27 juin i63o. (Millin, Eglise de Saint-Benoît , p. 54 ; Bru té, Anecdotes part., p. 42.)
(1) Ij£#ôs, le poisson, symbole du Christ, dont les initiales donnent : hjcroiis Xpicrôs, Qèou Tios, 2<wt yp.
Dans les deux mss. F1 et F3, ce mot a e'té transcrit d’une façon très incorrecte, de telle sorte que la phrase grecque ne présente aucun sens; la comparaison des deux copies nous a permis toutefois de restituer le texte tel qu'il devait, selon toute vraisemblance, figurer dans l'inscription primitive.
{5) D’après Bruté, c’est en 1601 que Frédéric Morel fut marguillier de Saint-Benoît. ( Anecdotes part., p. 4-2.)
OLIVIER DE HARSI (1).
a 17. Arreste toi, passant, et viens faire lecture
De ce qui est gravé sur ceste sépulture.
En lisant tu verras que ce qui gist icy C’est le corps de deffunct Ollivier de Harsy,
Qui d’un soin vigilant traita l’imprimerie,
Art des arts le premier, et ou, toute sa vie Et moyens employant, s’est si bien acquitté Qu’a bon droict il [en] a louanges mérité.
Sa femme y gist aussy, l’ayant mieulx aimé suivre
Au CELESTE REPOS QU’EN LA TERRE SURVIVRE,
Les AFFAIRES DU MONDE AUX MONDAINS DELAISSANT Et POUR UN MEILLEUR LOT LES CIEULX SE CHOISISSANT.
Souviens toi des deffuncts et en aye mémoire, N’ensevelissant point leurs os avec leur gloire.
CeULX LA QUI DE BIEN VIVRE ONT ESTÉ DESIREUX,
Quand ils ont bien vescu, meurent encore heureux.
Brulé, Anecdotes particulières , p. kh.
THOMAZZINI DELBÈNE.
318. — THOMÆ MAZINI d’ElBENE, FLORENTINI, GENERE ET VIRTUTE NOBILIS, A SANCTIORE CUBICULO HENRICI IV, FELICISSIMI PRINC1PIS, POSTQUAM SUB AUSPICIIS SEX REGUM FRANCIÆ SPECTATA GENEROSÆ MENTIS INDOLE FORTITER UBIQUE FECISSET, ANIMA CÛELO DIGNISSIMA AD SUPEROS ABIIT ; CORPUS, HOCCE TUMULO CONDITUM, PERPETUAM CUM IMMORTALITATE QU1ETEM EXPECTAT.
Kamilia d’Elbene, FILIA carissima atque amantissima, patri optime merenti
H UNC TITULUM SIVE TUMULUM MŒSTISSIMA POSUIT.
VlXIT ANNOS LXXXIII , OBIIT III IDUS MARTII M D XCIX. - ReQUIESCAT IN PACE.
Millin, Eglise de Saint-Benoit , p. 52.