JEAN LE CLERC
L’épitaphe suivante était fixée au mur, en face l’autel, au-dessus de la boiserie :
49. — Cy gist noble homme et sage monsieur maistre Jehan Le Clerc, en son
VIVANT CONSEILLER DU ROY NOSTRE SIRE, ET CHANOINE BENEFICIER DE L’EGLISE DE
Nostre-Dame d’Amiens, qui a ordonné par chascun vendredy de l’année
UNE MESSE DE LA CROIX AVECQUE LA PASSION SAINCT-jEHAN ESTRE DICTE ET CELEBRÉE; ET SI LEDICT JOUR IL Y AVOIT FESTE DE NOSTRE-DAME OU D’APOSTRES, QU’ELLE SOIT DICTE DU JOUR, ENSEMBLE LA PASSION SAINCT-JEHAN ET LES SEPT PSEAULMES ET DE PWFUNDIS POUR LE SALUT DE SON AME ET DE SES AM YS ET DE TOUS PASSEZ DE
Ce qui parait certain , c’est que la défunte n’avait pas été inhumée dans l’église, puisqu’elle ne ligure pas dans les Reg. paroiss. 11 s’agit donc ici, selon toute vraisemblance, d’un simple monument de souvenir, qui devait être un tableau entouré de riches sculptures décoratives, autant que l’on peut en juger par la reproduction figurée.
(1) Dans une requête de M. de Gourgues, en date du 6 octobre 1772, l’acte de fondation est ainsi résumé: mo juin 1491. — Contrat par devant Dreux Comtesse et Nicolas Comtesse, notaires au Châtelet; sur la réquisition de M" Jacques deCottier, chevalier et vice-president en la Chambre des comptes, les curés, marguilliers et les principaux paroissiens auroient consenty et luy auroient accordé deux petites places joignantes l’église Saint-
André-des-Arcs pour y construire une chapelle de neuf à sa disposition et de dame Marguerite Le Clerc son épouse, et de leurs hoirs et successeurs, pour y établir leur sépulture; ce qui auroit été exécuté à la diligence et aux frais desdits sieur et dame de Coltier. » (Arch. nat. , L. 633, n° 9.)
(2) Le 17 juillet 1773 elle fut cédée à la fabrique par M. de Gourgues, qui reçut en échange la chapelle Saint-Jean-Baptiste, laquelle porta dès lors le titre de Saint-Nicolas (Ibid.).
(3) Dans les Reg. paroiss., les vocables de Saint- Nicolas et Saint-Claude lui sont aussi attribués tantôt simultanément, tantôt isolément. On l’appelait encore la chapelle de crhuit heures », par suite de l’heure à laquelle la messe de chaque jour y était célébrée.
GESTE VIE; ET POUR CE A ENJOINT A SES HERITIERS ESTRE BAILLÉ PAR CHASCUNE MESSE TROIS SOLS PARISIS. LEQUEL DECEDA LE XXVIIIe JOUR DE SEPTEM BRE (l), L’AN DE GRACE MD XXII. DlEU LU Y FACE PARDON ET A TOUS LES TRESPASSEZ. - PATER NOSTER.
Ave Maria. - Kequiescat in page. Amen.
Armes. D'urgent au chevron d’azur, accompagné de trois roses de gueules.
Ms. B', p. 102; — Antoine. Procès-verbal, fol. 1 35 v".
CHAPELLE DE SAINT-LAURENT
Celte chapelle paraît avoir été fondée en i538, par Yves Cantet(2), conseiller an Parlement; elle passa, peu après, par héritage, à la famille Ysambert :i), dont elle prit le nom^.
Trois épitaphes étaient posées sur le mur faisant face à l’autel :
ANNE YSAMBERT.
50. — Cy gist dame Anne Ysambert, espouze de messire Charles Le Clerc de Lesseville, chevalier, conseiller du Roy en ses conseils, seigneur d’In-
COURT, LeUMONT ET AUTRES LIEUX, DECEDEE LE VIII OCTOBRE M DC LU. POUR LE REPOS DE SON AME LEDICT SEIGNEUR, SUIVANT SON TESTAMENT, A FONDÉ UNE MESSE TOUS LES SAMEDYS DE L’ANNÉE A PERPETU ITÉ , QU I SERA DICTE EN CESTE CHA¬ PELLE, ET SERONT TENUZ MESSIEURS LES MARGUILLIERS PAYER AU CELEBRANT LA RETRIBUTION ET FOURNIR PAIN, VIN, LUMINAIRE ET ORNEMENS, SUYVANT LE CON- TRACT PASSE PAR DEVANT DE SAINCT-VAAST ET SON COMPAGNON, NOTTA IRES AU
Chastellet de Paris, le xix janvier mdcliii. — Priez Dieu pour elle.
Armes. Le Clerc de Lesseville : D’azur à trois croissants d'or, accompagnés en chef d'un lambel du mi me.
— Ysambert : D'azur au chevron d’or, accompagné en chej d’une étoile du même à dextre, d’un croissant d'argent à senestre et en pointe d’un cœur (F or.
Antoine, Procès-verbal, fol. 126.
Ou le 20. (Procès-verbal.)
(2) C’est le même personnage que Mc \ ves Cantet, chanoine de la Sainte-Chapelle, dont l’épitaphe sera transcrite dans l’article relatif à cet édifice.
(3) En 1.57(3, la fabrique disputa à la famille Ysambert la propriété de cette chapelle, qu elle voulait concéder à M. de La Guesle. Mais une sentence de l’official de Paris, en date du 16 mai 1676, maintint les droits des héritiers du fondateur. Il est rappelé dans cet acte rrque la chappelle Sainct- Laurent fondée en l’eglise parochialle de M. Sainct- André-des-Arcs a Paris a esté autrefois establie en vieille masure acheplée par ledict defunct maistre
Yves Canlet , lequel apres l’acquisition par luy faicte de ses propres deniers l’auroit fait bastir et construire tant pour luy que pour les siens et que pour cest effect mesme pour en avoir permission et l'adapter a ladite eglise Sainct-André-des-Arcs, ledict Cantet a contraicté avec les marguilliers de ladicte paroisse dudict Saint-André, tellement que ce contract de la fondation d’icelle chappelle avec les dotations et augmentations sont demourés ès Chartres et mortuologe de ladicte paroisse, affin de perpétuelle mémoire. « (Arch. nat. , L. 633, n° 8.)
(4t Dans les Beg. paroiss. , on la trouve désignée d’abord sous le vocable de chapelle Saint-Antoine-
ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ANDRÉ-DES-A RCS
MARIE YSAMBERT.
51.-— Cy gist le corps de dame Marie Ysambert, espouze de messire François Amelon, seigneur de Marge, conseiller du Roy en sa cour des aydes,
DECEDEE LE V JUILLET M DC LXXXIX, LAQUELLE A FONDÉ PAR SON TESTAMENT TOUS LES JEUDYS DE L’ANNÉE A PERPETUITE UNE MESSE BASSE EN L’HONNEUR DU TRES SaiNCT-SACREMENT QUI SERA DICTE DANS CESTE CHAPELLE POUR LE REPOS DE SON AME, SUIVANT LE CONTRACT QUI EN A ESTÉ PASSÉ PAR DEVANT BAGLAN ET SON COL¬ LEGUE, NOTAIRES AU ClIASTELET DE PARIS, LE XXII SEPTEMBRE M DC XC, PAR LEQUEL MESSIEURS LES MARGUILLIERS SE SONT OBLIGEZ DE FAIRE DIRE ET DONNER LA RETRI¬ BUTION AU PRESTRE QUI LA DIRA, LUY FOURNIR PAIN, VIN, LUMINAIRE, ET TOUS ORNEMENS NECESSAIRES. - PRIEZ DlEU POUR SON AME.
Antoine, Procès-verbal, fol. 1-26 v°.
RADEGONDE YSAMBERT.
52. — Cy GIST DAME RADEGONDE YSAMBERT, FEMME EN PREMIERES NOCES DE monsieur Poussin, seigneur du Plessis et de Menainville, et au jour de
SON DECEDS, FEMME DE MONSIEUR DE CHAMPIN, SEIGNEUR DE ROISSY, PRESIDENT EN LA COUR DES MONNOYES, DECEDÉE LE XVIII JANVIER M DC XLIX. POUR LE REPOS DE SON AME, SUIVANT SON INTENTION, MESSIEURS LES HERITIERS ONT FONDÉ A PERPɬ TUITÉ UNE BASSE MESSE PAR CHASCUN DIMANCHE DE L’ANNÉE, QUI SERA DICTE ET CELEBRÉE EN LEUR PRESENTE CHAPELLE, A L’HEURE LA PLUS COMMODE DESDICTS SIEURS FONDATEURS ET LEURS SUCCESSEURS PAR LEUR CHAPELAIN DESSERVANT ICELLE, AUQUEL MESSIEURS LES MARGUILLIERS SERONT TENUZ ET OBLIGEZ DE BAIL¬ LER ET PAYER DOUZE SOLS POUR CHASCUNE DESDICTES MESSES ET FOURNIR PAIN, VIN, LUMINAIRE, ORNEMENS ET AUTRES CHOSES NECESSAIRES, SUIVANT QU’lL EST PLUS AU LONG CONTENU AU CONTRACT DE LADICTE FONDATION FAICT ET PASSÉ PAR DE¬ VANT Legay et Sainct-Vaast, nottaires au Chastellet de Paris, le xxvii février, AUDICT AN M DC XLIX. - PRIEZ DlEU POUR SON AME.
Antoine, Procès-verbal, fol. 127.
Sur le mur de l’autel se trouvaient trois autres épitaphes;
Du côté de l’épitre :