‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 4)Chapitre 72 sur 442 · CHAPELLE SAINT-FRANÇOIS · texte numérisé non relu

CHAPELLE SAINT-FRANÇOIS

L’emplacement de cette chapelle fut concédé le 6 juillet 1619 à François de Montholon, conseiller d’Etat, ancien marguillier, en considération des services qu il avait rendus à la paroisse^.

(1) Marie Palerne, femme de Me Pierre André', avocat au Parlement et seigneur de la Garde, t le 6 septembre 1 5 8 A (Reg. paroiss.).

('2) La chapelle fut édifiée à la place où était le vieux portail avant l’accroissement de l’église. L’acte de cession passé par les marguilliers devant les notaires Claude Dauvergne et Mathieu Bontemps constatait que dans l’assemblée des paroissiens, il avait été résolu d’une commune voix rr d’offrir ladicte place a M” François de Montholon,

conseiller du Roy en ses conseils d’ Estât et privé, nagueres marguillier de ladicte fabrique, sans luy parler d’aulcune condicion et offre; ains luy présenter icelle purement et simplement en considération des biensfaicts qu’il a faicts et affections qu’il continue journellement a ladicte eglise pour y faire construire et bastir une chappeUe a ses propres cousts et despens. A ceste cause, iceux sieurs marguilliers, ont baillé, ceddé et délaissé audict sieur de Montholon, pour ce présent et acceptant

ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ANDRÉ-DES-ARCS

En face de l’autel, au-dessus de la boiserie, se trouvait un mausolée en pierre et marbre adapté au mur, sur lequel étaient les bustes h) des deux François de Montholon, le père et le fils, anciens gardes des sceaux de France, avec les inscriptions suivantes :

FRANÇOIS DE MONTHOLON

56. — D. O. M. - Francisco Montholonæo, patri, Franciæ procancellario,

QUI DUCENTA LIBRARUM MILLIA RüPELLANIS AD STRUENDUM VALETUDINARIUM RED- DIDIT, EAQUE A FRANCISCO 1° REGE SIBI DATA ÜEO FŒNERAVIT. ObIIT VlLLA COSTE- REA M D XLIII.

Armes. D’azur au mouton d’or, accompagné en chef de trois quintefeuüles d’argent.

Ms. A1, p. 354 ; — Antoine, Procès-verbal, fol. 117 V0; — Blanchard, Les Présidens au mortier, p. i65.

FRANÇOIS DE MONTHOLON

57. — Francisco Montholonæo, filio, Franciæ procancellario, qui e patrono

AD SIGILLUM AB HeNRICO 111° VOCATUS , POST SPONTE SE ABDICAVIT, OMNIBUS HO- NORIBUS MAJOR, SPRETA TAM ADIPISCENDORUM NUNDINATIONE , QU AM ADEPTORUM POSSESSIONE. OBIIT TuRONIS M D XC (2).

Antoine, Procès-verbal, fol. 117 v°; — Blanchard, Les Présidens au mortier, p. 175.

FRANÇOIS DE MONTHOLON

Au dessous se trouvait l’épitaphe du fondateur de la chapelle :

58. — MONTHOLONÆA GENS VETUSTA ET NOBILIS, A CASTRO IN Æduis COGNOM1NE, DUCENTIS ANNIS ILLUSTRIUM CAPITUM FERAX FRANCIÆ INNOTUIT. SACRI SIGILLI

CUSTODES, SENATUUM PRÆSIDES, RHODIÆ CONSILIARIOS , REGUM AD EXTERAS GENTES

pour luy, ses hoirs et ayans cause à l’advenir, perpétuellement, la place en laquelle esloit ledict vieil portail de ladicte eglise, tenant d’un costé a la chappelle de M. de La Guesle et d’aultre costé a la chappelle de messieurs Ysambert; en laquelle place ledict sieur de Montholon sera tenu, promect et s’oblige faire baslir, construire et ediffier a ses frais et despens dans le plus bref temps que faire se pourra une chappelle en laquelle il fera faire une cave voultée pour servir de sépulture; ... le tout de mesme massonnerie et symétrie que lesdictes deux chappelles cy-dessus mention-

YIILITIÆ EQUITES, SANCTIORIS CONSISTORII LEGATOS, FISCI AC PRIVATORUM PATRONOS

nées, et l’entretenir d’ornemens, linge et luminaires. s (Arch. nat. , L. 633 , n° 7 ). Pour répondre à cette libéralité M. de Montholon fit don à la fabrique d’une somme de mille livres.

(1) Ces deux bustes furent recueillis au Musée des monuments français. (Cf. Journal d’Alexandre Lenoir, art. 192.) — Lenoir les a désignés par erreur comme venant de Saint-Germain-l’Auxerrois ( Musée des monuments français , t. IV, p. 1 65. )

(3) Le corps de François de Montholon fut apporté de Tours et inhumé devant la chapelle de Notre-Dame, le 5 mai i5q4. (Reg. paroiss. )

CELEBRES TULIT. INSITA OMNIBUS SEVERÆ VIRTUTIS OBSERVANTIA, TENACIQUE MORIS ANTIQUI ET AVITÆ RIETATIS INDOLE. AbI VIATOR; NEMO PLUS OCULIS SUIS DEBET. FRANCISCUS ETIAM TRIBUS REGIBUS A SANCTIORIBUS CONSILIIS , PATRI, AVO ET FAMILIÆ DECORI HOC MONUMENTUM POSUIT.

Hic et ipse quiescit (1), iv kalendas junii mdcxxvi.

Antoine, Procès-verbal, fol. 117 v”; — Blanchard : Les Présidens au mortier, p. i65.

Sur les côtés de ce mausolée se trouvaient trois épitaphes encadrées dans des bordures de marbre blanc décorées d’ornements allégoriques et d’armoiries.

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