‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 5)Chapitre 265 sur 356 · CHAPELLE DE SAINT-SÉBASTIEN · texte numérisé non relu

CHAPELLE DE SAINT-SÉBASTIEN

La propriété de cette chapelle ne paraît pas avoir été aliénée par les Feuillants, mais, en raison d’une donation importante qui leur avait été faite par Claude de Laubespine il fut permis à son héritier et exécuteur testamentaire, Thierry Sevin, président de chambre au Parlement de Paris, d’y faire inhumer sa parente. Lui-même y fut enterré plus tard, et la famille de Quincy-Sevin paraît s’être autorisée de ces précédents pour s’y attribuer un droit de propriété

En i6i3, ta Chronique siguaie (r une donation testamentaire de feue M“' de Ghemerautt [c’est-à-dire Claude de Laubespine], de la somme de cens livres de rente quelle déclare estre rachetables de la somme de seize cens livres; elle ne

voTilut point que la maison fût obligée à aucune charges (p. ài ).

Le même document constate que, dès l’année 1 ôày, ffla chapelle de Saint-Sébastien appartient en propres à la famille de Quincy-Sevin (p. io4).

CLAUDE DE LAUBESPINE.

La statue de la défunte, en marbre blanc, de grandeur naturelle, à genoux, les mains jointes, devant un prie-Dieu portant un livre ouvert et décoré d’armoiries, était placée sur un sarcophage de marbre noir, en forme de trapèze régulier, que soutenait un large piédestal de marbre blanc, orné d’une tête de mort sur des ossements en sautoir et d’appliques amorties par des têtes d’anges.

Ce mausolée, placé en face de l’autel de la chapelle, se détachait sur un fond de marbre noir encadrée par deux colonnes avec bases et chapiteaux de bronze.

Une table de marbre noir fixée contre le sarcophage portait l’épitaphe suivante gravée en lettres dorées :

4880. — ChRISTO PRIMIGENIO REDIVIVORUM PIISQUE AIANIBUS CLARISSIMÆ ClAU- DIÆ LAUBESPINÆ, VETERIS PUDICITIÆ SUO SECULO ILLUSTRIS AC VERE FORTIS MULIERIS, QUÆ NULLA QUIDEM VANITATE SED SOLA SPE RESURRECTIONIS FUTURÆ HOC SUIS OSSIBUS SEPULCHRUM ELEGIT UNDE ET MARITI COR MERITISSIMI DOMINI DOMINI Me- DERICI BARBEZIERII ChEMERAULTII, UTRIUSQUE OrDINIS REGII EQUITIS TORQUATI, MAJORIS MARESCALLI REGIARUM DOMORUM, APUD PiCTONES CiVRIACENSIS COMITIS, QUATUOR ANTE ANNOS FUNERATI, PIA QUADAM AMORIS VECUT IMPOTENTIA, RELI- GIOSE SERVATUM, UN A CONDI VOLUIT, UT EIDEM TUMULl QUADAM SOCIETATE COMES INDIVIDUA JUNGERETUR CUI THALAMI SANCTITATE PER XXXIV ANNOS DULCISSIMI CONJUGII UNA UNI SINGULARITER ADHÆSISSET.

Theodoricus Sevinus, in CURIA Parlamenti PRÆSES, DEFFUNCTÆ COGNATIONE ET NECESSITUDINE DEVINCTUS, PIETATIS ET HONORIS ERGO MŒRENS POSUIT^*).

Celte ornementation, que l’estampe de Millin n’a pas reproduite, est signalée par l’inventaire de 1799. La statue de Glande de Lanbespine, recueillie au Dépôt des Petits-Augustins, tigura sous le n” h'i de la Notice succincte de 1793. Elle fut décrite plus tard dans le Musée des monumens français. (T. V, p. 5ô.)

D’après l’état de 1816, où on la retrouve sous le n° i64, Lenoir l’attribuait à Boudin. [Archives du Musée, t. III, p. 176.) Elle est maintenant conservée au Musée du Louvi'e.

Il convient de remarquer, d’autre part, que Lenoir a signalé le buste eu marbre qui portait au Musée le n° 3o8, comme étant ffcelui de Médéric Barbericusn époux de Claude de Lanbespine et maréchal des logis du roi 5» [ibid.). II y a là une erreur d’attribution évidente, puisque ni les historiens ni l’auteur de l’inventaire n’ont signalé l’existence d un buste de ce personnage dans l’église des

Feuillants. L’entrée de ce mai-bre au Dépôt des Petits-Augustins n’avait été constatée ni dans le Journal de Lenoir, ni dans la notice succincte de 1793. Lorsque plus tard Lenoir voulut le cataloguer et l’exposer, il dut se trouver quelque peu embarrassé, puisque tout ce qu’il pouvait savoir sur son com])te, c’est qu’il était venu des Feuillants. En raison de cette origine, il supposa que ce buste avait dû laire partie du tombeau de Claude de Laubespine qu’il possédait déjà, et que c’était par suite celui de son mari. Mais il nous paraît vraisemblable qu’il s’agissait en réalité de l’un des bustes de la tàmille de Bostaing, dont Lenoir avait négligé dans le principe d’établir l’identité.

ffLedict messire Tliéodoric Sevin, président au Parlement , seigneur de Quincy, est décédé quatre ans après ladite dame comtesse de Gliemerault et est inhumé dans la même casve, sans epitaphe»!. (Note des mss.)

Tu PRECARE, VIATOR, UT QUAM VITÆ QUIETEM AMBO AMARUNT ÆTERNUM FRUANTUR. ObIIT IX KALENDAS JULII, ANNO SALUTIS M DC XIII, ÆTATIS LXIII.

Tombeau de Claude de Laubespine

Armes. Laubespine : Ecartelé : aux i cl à , de gueules à trois Jleurs d’aubifoin d’argent; aux a et 3, d’azur au casque d’argent; sur le tout, d’azur au sautoir alésé d’or, accompagné de quatre billettes du même.

— Barbezières : Ecartelé : au i , d’argent à la fasce de trois losanges et deux demies de

gueules; au a, d’azur à la croix fourchée d’argent; au 3, d’hermine au chef de gueules; au à , d’or à l’aigle éployée de sable.

— Se VIN : D’azur à trois gerbes de blé d’or.

Mss A^, p. 371; — B\ p. 686 ; - — Millin, Les Feuülans, p. 1 4.

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