DU MIRACLE DES ARDENTS
NOTICE HISTORIQUE
Dès le milieu du ix“ siècle, l’existence dans la Cité d’un oratoire dédié à sainte Geneviève est constatée par divers documents; mais, en ce qui concerne son origine, il n’existe aucun renseignement précis et les historiens ont toujours été réduits sur ce point à de simples conjectures. On admet généralement qu’elle avait dû être bâtie, peu après la mort de sainte Geneviève, sur l’emplacement de la maison où elle avait habité, ou bien qu elle avait été installée dans un oratoire, situé à proximité de la Seine, où elle allait faire ses dévotions et que l’on suppose avoir été le baptistère de la cathédrale. Ce premier oratoire, qui paraît n’avoir pas subsisté longtemps, aurait été remplacé par un autre, plus éloigné de la Seine, dans un hospice appartenant aux religieux de la basilique des Saints- Apôtres où se trouvaient déposées les reliques de la sainte. Ce sont là des asser-
D’après le plan de Tnrgot. — La vue de l’église est tirée du Tableau historique et pittoresque de Paris par M*** [Saint-Victor], t. I, p. 118.
lions aussi vagues que peu salisfaisantes puisqu’elles ne nous apprennent en aucuiie façon ni par qui l’oratoiie avait été Lati, ni comment il était desservi.
Pour arriver sur ces divers points à une certaine précision, nous n’avons guère aujourd'hui d’autre ressource que de raisonner par induction en nous appuyant sur des faits analogues que l’on peut considérer maintenant comme bien établis. 11 convient de remarquer tout d’abord que les trois saints les plus populaires à Paris (saint Denis, sainte Geneviève et saint Germain) avaient leurs églises hors de la Gité; ce fut précisément le fait qui dut provoquer, peu après la mort de ces trois saints, dans l’intérieur de la Cité, la création de trois oratoires destinés à honorer leur mémoire et à conserver leur culte.
11 se passa exactement pour sainte Geneviève ce qui devait se produire, presque à la même époque, pour saint Germain et qui a été mis en pleine lumière par .1. (Juicherat dans son mémoire sur les Trois Saint-Germain de Paris. Nous n’avons donc (ju’à reproduire ici les judicieuses observations du savant archéologue.
rrllien ne s’explique mieux que la construction d’une basilique accomplie peu de temps après la mort de saint Germain, avec l’intention de faire venir son corps dans la Gité.
rr L’église Saint-Vincent (plus tard Saint-Germain-des-Prés) avait une situation excejitionnelle. Par la richesse de sa dotation, jiar la magnificence de ses bâtiments, par rimmnnité (pi’un synode d’évéques lui avait accordée en 566, à la demande de saint Germain lui-même, elle éclipsait déjà la cathédrale de Paris. Posséder la sé]uiltni-e d’un prélat à qui la sainteté avait été décernée de son vivant devenait pour elle un titre de plus à la faveur du peuple. On conçoit que la cathédrale se soit alarmée, qn’elle ait cherché à tempérer l’excès d’une vogue préjudiciable à ses droits, en revendiquant la dépouille moiAelle de son chef défunt, ([u’elle ait pris sur son propre fonds (s’il est vrai que ce fut sou baptistère même) rem|)lacement destiné à conlenir ce précieux gage. Chilpéric aura fourni l’argent [)Our la construction de l’église et doté les religieux qui devaient la desservir sous la surveillance directe du pasteur diocésain. Entin la dédicace put s’etfectuer sous l’invocation de saint Germain, n’y ayant besoin pour cela que de déposer sous l’autel un objet (jui eut été porté par le bienheureux, ou même qui eut touché seulement à ses reliques,
A un simple détail près, — la possession des reliques de la sainte, sur laquelle il n’y avait pas à compter, [larce ([ue les religieux de la basilique des Saints- Apôtres n’auraient jamais cousenli à s’en dessaisir, — tout ce qui vient d’être dit doit s’appliquer aussi exactement à sainte Geneviève qu’à saint Germain. Ce fut évidemment le clergé de la cathédrale ([ui installa, à peu de frais, l’oratoire de la sainte dans son propre baptistère et qui le transféra plus tard dans un édifice voisin, lorsque l’aucienne église dut être démolie et reconstruite en l’honneur de saint Germain; ce fut lui aussi qui la fit desservir par un chanoine.
Viio (le l'église Saiiile-deneviève-la-Petib.
ÉPITAPHIEIl DU VIEUX PARIS.
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L’analogie, d’ailleurs, bien loin de s’arrêter ici, se continue, durant plus de deux siècles, ainsi qu’il est facile de le constater par un second extrait du mémoire de J. Quicherat :
cfLa superbe abbaye [Saint-Germain-des-Prés] éprouva au neuvième siècle des désastres sans nombre. Appauvrie à la fois par le régime des inféodations et par les ravages des Normands, elle ne figurait plus, du temps de Charles le Gros, que comme un bénéfice réuni à f évêché. L’évêque était alors Gozlin, l’héroïque défenseur de Paris contre les Barbares. Au premier signal du danger, il avait fait venir dans la Cité les moines de Saint- \ incent avec la châsse de saint Germain. Celle-ci fut déposée dans l’église qui avait été préparée pour elle depuis trois siècles, où du moins dans un nouvel édifice qui avait remplacé celui-là, car toutes les églises de Paris furent incendiées en 856. La présence de ces reliques devint un encouragement pour les Parisiens, qui, après la retraite des Normands, attribuèrent au saint le mérite de leur délivrance. La cathédrale paraît avoir payé la reconnaissance des citoyens en abandonnant la possession de Saint-Germainle-Vieux à fabbaye de Saint-Vincent, n
Les religieux de Sainte-Geneviève s’étaient trouvés exactement dans la même situation que ceux de Saint-Germain-des-Prés. Eux aussi avaient éprouvé de graves dommages du fait des Normands et, après avoir à trois reprises transporté hors Paris les relic|ues de la sainte, ils s’étaient décidés, en 85^, à se réfugier dans la Cité, où ces reliques trouvèrent naturellement leur place dans l’oratoire qui portait son nom. Sainte Geneviève prit une part aussi active que saint Germain à la délivrarice des Parisiens et sa popularité s’accrut notablement dès cette époque. Le clergé de la cathédrale ne se montra pas ingrat et il abandonna aux religieux l’oratoire de Sainte-Geneviève, qui, de ce fait, devenait en quelque sorte une succursale de la basilique des Saints-Apotres et devait attirer le concours des fidèles. 11 paraît vraisemblable même qu’à cette occasion le chanoine qui desservait cet oratoire fut agrégé à la communauté des religieux, tout en conservant la prébende et la vicairie dont il était titulaire à Notre-Dame et qu’il devait abandonner plus tard à Sainte-Geneviève.
Mais la renommée sans cesse grandissante des miracles de sainte Geneviève attira promjiteinent les fidèles dans la basilique qui devait bientôt porter son nom, et le modeste oratoire de la Cité, d’abord négligé par eux, finit par être complètement déserté pour la grande église qui conservait la châsse de la sainte, surtout après le fameux miracle des Ardents, qui eut lieu en iiii. Dans ces conditions, l’évêque de Paris dut penser qn’il n’y avait plus aucune raison de laisser aux religieux de Sainte-Geneviève la possession d’une église de la Cité qui faisait partie de sou domaine immédiat et, en i*i0 2, à la suite d’une contestation survenue au sujet des droits paroissiaux qu’il prétendait avoir sur le Bourg- Sainte-Geneviève, il obtint par échange la restitution de la chapelle de Sainte-
ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTE-GENEVIÈVE-LA-PETITE
Geneviève, ainsi que de la prébende et de la vicairie de Notre-Dame attribuées à l’abbaye par le chanoine TbibaudW.
L’évêque érigea peu après cette chapelle en église paroissiale sous le titre de Sainte-Geneviève. Le peuple de Paris lui attribua bientôt le surnom de Petite, pour la distinguer de l’église du Mont, La chapelle primitive se trouvait dans l’intérieur d’un corps de bâtiments dont la partie méridionale était bordée au midi par la rue des Sablons. Lorsque Maurice de Sully fit percer, en 1 163, la rue neuve qui, partant du Marché Palu, aboutissait directement à Notre- Dame, cette partie du bâtiment disparut et la chapelle se trouva, par un de ses côtés, en bordure sur la voie nouvelle. Il est probable que la chapelle dut être agrandie, après être devenue une église, paroissiale, et pourvue d’un presbytère. Sa circonscription, fort peu étendue, fut réduite, au mois d’octobre 1260, par la destruction des maisons que nécessita l’agrandissement de l’Hôtel-Dieu et les administrateurs durent payer au curé une rente annuelle de trente sous parisis, pour le dédommager de la perte des paroissiens
En 1Ô02, le portail de l’église fut reconstruit aux dépens de Nicolas Flamel qui s’y fit représenter à genoux dans une niche Au commencement du xvi® siècle.
ffPredicti vero abbas et conventus in excambium omnium predictorum concesserunt nobis totam censivam quam tenebant ab ipsis heredes domini Guillelmi de Garlandia , defuncti , ad capitalem censum quatuor solidorum et sex denariorum, que censiva sita est in civitate Parisiensi, juxta ecclesiam Sancle Genovefe parve, quam includunt termini subnotati : via que protenditur ab ecclesia Beate Marie versus Magnum Pontem , que dicitur vicus novus, ex parte una, et vicus qui dicitur la Regraterie, ex parte altéra; ex parte vero Sancte Genovefe parve, via que protenditur per ecclesiam Sancte Genovefe parve in vicum qui dicitur la Regraterie et , ex parte opposita , via que protenditur a Parvo Ponte versus Judeariam, quittantes nobis quidqnid juris, dominii et redditus habebant in dicta censiva, libéré, quiete et pacifice perpetuo possidendum , nichil sibi penitus retinentes. . . v. (Arcb. nat., L 887, dossier 3.)
ffll y a une chapelle dudit Hostel Dieu, proche du Petit Pont, garnie de deux autels, sur lesquels on dit quelquefois messe. A laquelle jadis non seulement les religieux et religieuses dudit Hostel Dieu, mais aussi les séculiers, paroissiens de Saincte Geneviefve des Ardens , pouvoient venir en passant par la vieille sale dudit Hostel Dieu. De quoy se complaignant le curé, a esté ordonné que, quand on y dira messe , les portes de fer qui sont
entre l’un et l’autre seront fermées. Et pour l’interest dudict curé, touchant quelques maisons qui ont esté démolies pour l’accroissement dudit Hostel Dieu , a esté accordé que les freres qui sont de l’ordre sainct Augustin, comme les religieuses, payeront par chacun an au curé trente sols parisis a quatre termes a Paris accoustumez. Ce tiltre d’ordonnance et apoinctement , daté de l’an 1260, est enregistré au grand Pastoral de Nostre Dame, liv. 20, charte 69. » (Du Brèul, p. 58.)
On lisait sur le portail les inscriptions suivantes :
Du côté droit :
De Dieu nostre saulveur Et de sa saincte Croix Soit mémoire au pecheur,
Chascun jour plusieurs fois.
Du côté gauche, au-dessous de la statue de Flamel :
Geste esgiise n’a revenus Ne rentes dont soit soustenue;
Toutes gens qui biens y feront,
Grands pardons en remporteront.
Vous pellerins et aultres gens Mettez en ce lieu de céans Vos aumosnes pour soustenir Geste esgiise et pour Dieu servir,
Dont a cent doubles vous serez De Jhesus Christ rémunérez
IMPBIll£1tI£ NATlO.NiLF.
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le curé Boussard remplaça son ancien surnom, tombé en désuétude, par le titre dn Miracle des Ardents, non sans doute pour donner lieu de croire qu’il s’était produit dans l’église même, alors qu’il était bien avéré qu’il avait en lieu au Parvis Notre-Dame, mais simplement pour perpétuer dans la Cité le souvenir de l’un des grands laits qui se rattacbaient à l’histoire de la patronne de la paroisse.
Au cours de l’année i()72, on installa dans un batiment contigu une annexe de l’bospice des Enfants-Trouvés dont la maison principale était au faubourg Saint-Antoine. Ce voisinage devait être fatal à la vieille église. 11 provoqua sa destruction en 17A8, lorsqu’il devint nécessaire de reconstruire en l’agrandissant l’bôpital qui se trouvait trop à l’étroit^). Dès la fin de l’année 17^5, le lieutenant de police, avisé des dangers que pouvait présenter le mauvais état du bâtiment de l’église, avait chargé M. de Vigny, architecte de la police, de procéder à une visite. Les margiiilliers ne l’acceplèrent qu’à condition que leur architecte serait appelé à y prendre part(-). Le lieutenant de police, par une sentence du 18 février 17/16, renouvela purement et simplement la mission donnée à
Et participans aux bienfaicls Qu’en ladicfe esgiise sont faicts.
I/an mil quatre cens et deux, l'ust faict ce portail del’aumosne de plusieurs.
(Bibl. nat., ms. français, StîBSy, fol. 168.)
ffVeu la requeste a nous présentée ledit jour a3“ novembre i684, par le procureur du Roy, à ce que les Administrateurs de l'Hostel Dieu de Paris, Claude Poullain et lesdicts marguilliers , ensemble tous ceux qui se trouveroient avoir bouché, enfermé et usurpé une ruelle appelée du Coulon, qui prend au haut de ladite eglise de Sainte Geneviève, et va monter et entre par derrière les maisons de la rue Neuve Nostre Dame et celle tle Saint Christophle et finit dans une autre ruelle appelée de Venise, dont les bouts tombent en ladite rue Neuve Nostre Dame et celle de Saint Christophle et basti sur icelle seront assignez par devant nous pour rapporter et représenter les titres en vertu desquels ils avoient usurpé ladite ruelle. D (Arch. nat., S 3349.)
frM. Chandelier, marguillier en charge, a fait rapport .4 la Compagnie que, le 3o décembre dernier, il lui avoit été remis par le sieur de Vigny, architeque de la police, une lettre de M. le lieutenant de police, en datte du 2 5 du meme mois, par laquelle ledit sieur de Vigny avoit ordre de faire la visite de l’eglise et de constater son estât pour tacher de prévenir les accidents qui pourroient arriver de la mauvaise construction et
du péril eminent où l’on prétend par la lettre qu’est ladite eglise, relativement à un mémoire envoyé à M. le lieutenant de police à ce sujet et dont on n’a point donné communication à la Compagnie . . .
ffSur quoi, la Compagnie, ayant pris lecture et copie de la lettre de M. le lieutenant de police, du 95 décembre dernier, et des deux lettres du sieur de Vigny, des i3 et 17 du présent mois, et reconnu par les lettres dudit sieur de Vigny que son intention n’étoit pas de se prêter aux tempel’aments que la Compagnie avoit proposé, et croyant qu’il est de l’interét de la fabrique de prévenir une visite faite par un seul architeque, peut être prévenu par l’exposé d’un mémoire clandestin et sûrement contraire à la vérité, dans lequel on ne peut avoir eu pour objet que la destruction de l’eglise par des vues de convenance aux projets d’agrandissement que l’on médite anprès de cette eglise, a délibéré de s’opposer formellement à ce que ledit sieur de Vigny procédé seul à la visite de ladite eglise, d’autant plus (ju’il n’y paroist autorisé par aucune ordonnance du magistrat et que la lettre qu’il raporte de M. le lieutenant de police n’est pas pour la Compagnie un ordre sullisant pourluy faire tolérer une entreprise qui tend à la destruction d’un monument aussi respectable et aussi révéré que l’cglise de Sainte Geneviève du Miracle des Ardens...n (Arch. nat., LL 727, fol. i52 v°.)
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son architecte. Sur appel des marguilliers au Parlement, intervint un arrêt du l/l octobre, oi’donnant la visite de l’église, et deux autres arrêts des 12 et 29 novembre, concluant à la démolition sur le vu des procès-verbaux. Toute op|)osition eût été vaine; les marguilliers le comprirent et, par une délibération du 3 O décembre, décidèrent que, dès le lundi 9 janvier, les portes de l’église seraient fermées; le 1 1 janvier 17/17, un décret de l’archevêque ordonna la démolition du bâtiment, qui fut aussitôt effectuée û).
En attendant que le sort de la paroisse elle-même fût définitivement réglé, les chanoines de Saint-Denis-du-Pas avaient autorisé, à dater du 8 janvier, pour une période de six mois, le transfert du service paroissial dans leur église. La question de possession du terrain de l’église soulevait de sérieuses difficultés; l’archevêque de Paris prétendait en disposer à son gré et les marguilliers lui contestaient ce droit en prétextant que, par l’érection de l’ancienne chapelle en église paroissiale, l’évêque avait perdu tous ses droits temporels et n’avait laissé à ses successeurs que la collation de la cure. Ils demandaient, d’autre part, que le titre du Miracle des Ardents fut attribué non à l’église des Enfants-Trouvés, mais à la paroisse de la Madeleine, à laquelle ils désiraient être réunis. En fin de compte, par une délibération du 17 septembre 17/17, les marguilliers et les paroissiens décidèrent d’un commun accord de s’en rapporter, pour tous les arrangements à intervenir, à la justice et à l’équité de l’archevêque et, le 1 5 octobre, le curé Blouin se démit de son titre. Un projet de concordat avec la paroisse de la Madeleine fut préparé et adopté par l’assemblée, le 5 mars 17/18.
Le 1 1 avril suivant, un décret de l’archevêque prononçait la suppression du titre de la cure et la réunion de la paroisse avec tous ses biens, ses droits et ses revenus à celle de la Madeleine, en Cité, qui était tenue de se charger des dettes et d’acquitter les fondations.
Le terrain de l’église était attribué à l’hospice des Enfants-Trouvés pour la construction de nouveaux bâtiments avec obligation de verser à la paroisse de la Madeleine une somme de dix mille francs qui devait être affectée à sa décoration et à son agrandissement.
Le curé Blouin bénéficiait d’une rente viagère de i,5oo livres, nette de toute
ffVu la requête a nous présente'e par ie vice promoteur général de notre diocèse, expositive que l’eglise paroissiale de Sainte Geneviève du Miracle des Ardens en la Cité, après avoir été interdite par notre ordonnance du 8 du mois de janvier, pour cause de vétusté et péril imminent duement à nous constatés par procès-verbaux de visites d’experts, auroit été incontinent démolie; que les sieurs curé et habitans de ladite paroisse, eu conséquence de nostre ordonnance susdite se
seroient retirés dans l’eglise de Saint Denys du Pas, au cloître de Notre-Dame, pour la célébration des offices divins et administration des sacrements et qu’ils etoient hors d’état de reconstruire ladite eglise, n’ayant pour ce ni fonds dans la Fabrique, ni aucunes ressources; que l’impossibilité de rebâtir l’eglise étoit un des cas ou les saints Canons autorisent la suppression des paroisses et leur union à d’autres paroisses voisines ... (Arch. nat. , L 6â5.)
charge, et il conservait les droits honorifiques des anciens curés et le premier rang à l’église, après le litulaire, mais sans aucune juridiction ni droit ou autorité quelconque.
La nouvelle église de l’hopilal devait être dédiée sous le titre du Miracle des Ardents et célébrer sa fête patronale le 26 novemhre; la célébration de cette tête devait avoir lieu dans l’église de la Madeleine à la même date, si c’était un dimanche, ou, dans le cas contraire, le dimanche qui la précédait.
Ce décret fut insinué au greft’e ecclésiastique le i3 avril; la suppression de la paroisse, sa réunion à celle de la Madeleine furent confirmées par lettres patentes du même mois, enregistrées au Parlement, avec le concordat, le 7 septembre et à la Chambre des comptes le 18 juillet
Le dimanche i5 septembre 1743, la réunion des deux paroisses fut annoncée au prône et le lendemain la célébration des offices cessa à Saint-Denis-du-Pas.
Enfin, le 7 mai 17A9, l’ancien curé remit à l’abbé Robert, curé de la Madeleine, tous les titres et papiers de l’ancienne paroisse.
L’hospice des Enfants-Trouvés, dont le portail gardait le souvenir du Miracle des Ardents, fut transféré, au commencement du siècle, rue d’Enfer et les bâtiments qu’il occupait ont été utilisés pour le Bureau central des hôpitaux et hospices civils jusqu’en 1876. Leur démolition, à cette époque, a été provoquée par la nécessité de dégager le nouvel Hôtel-Dieu et de régulariser la place Notre-Dame.
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INDEX ALPHABÉTIQUE
Boisard (Lucien), 2o46, 9o5i.
Bonfons (Nicolas), 2o45.
Bonneau (Jean), 2o5i.
Bragelongne (Thomas de), 90/11.
Bresme (Marie de), 2o48.
CoLLETET (Jacques), 2060.
Confrérie, 2086.
CoRSY (Marie), 2o44.
Cruilly (Jean de), 2087.
Danès (Jacques) , 2088.
Gaultier (Charles), 2o48.
Güeneau (Pierre), 2o42.
Hüot (Jacques), 2o48.
Kerver (Madeleine), 2o4i.
Lassus (Marguerite de), 20/10, 2o48.
Lavocat (Nicolas), 2o4/i.
Le Febvre (Isabelle), 20/18.
JjEgendre (Anne), 2o46.
Le Viseur (Louis), 2o58.
Lüyeux (Nicolas), 2o58.
Maciiy (Antoine de), 2047.
Moussinot (Claude), 2062.
Pelletier (Geneviève), 2089.
PiGET (Jacques), 20/19.
Pinard (Charles), 2o58.
— (Marie), 2088.
Quetisson (Barbe), 2082.
Qüiquet (Guillaume), 2087.
Rovet (Antoinette), 2081.
Ruelle ( Catherine), 2o48.
Thirement (Louise), 2049.
VosTRE (Simon), 2089.
Plan de l’église Sainte-Geiievièvc-la-Petite ou du Miracle des Ardenls'P.