‹ Épitaphier du vieux Paris (volume 5)Chapitre 82 sur 356 · CHAPELLE DE SAINT MATHIEU · texte numérisé non relu

CHAPELLE DE SAINT MATHIEU

Cette chapelle, désignée dans le principe sous le titre du Saint-Sacrement et de sainte Anne, reçut au cours du xvn° siècle les vocables de saint Jean-Baptiste, de saint Mathieu et de sainte Elisabeth; elle fut aussi communément appelée chapelle des Bourlon, du nom de la famille qui y avait reçu la sépulture

NICOLAS 'i' JEAN MATHIEU BOURLON.

Le monument funéraire, en marbre blanc, sur lequel se trouvait gravée l’épitaphe collective des trois frères Bourlon et de leur famille, était adossé au mur de la chapelle qui faisait face à l’autel. Il se composait d’une table rectangulaire cintrée dans le bas, bordée de moulures et encadrée de pilastres que surmontait un double fronton décoré d’un écusson timbré d’un heaume à lambrequins avec deux lions pour supports; au cintre du bas se raccordait un cartouche avec guirlandes et écusson entouré d’une cordelière, soutenu par un arc en accolade portant une tête de mort ailée. Cet ensemble décoratif, enriclii de vases et de guirlandes en bronze doré, reposait sur un large cénotaphe en marbre noir, aux extrémités duquel étaient assis deux petits génies, aussi en bronze doré, tenant des flambeaux allumés et renversés.

L’inscription était ainsi conçue :

1610. - StA, VIATOR, Il UBI QUIESCIT NUMEROSA FRATRUM FAMILIA.

Il suNT Nicolaus Bourlon, eques, dominus de Lyons et de Charly; |( dominus Johannes Bourlon, secretarius Régis et Cameræ computorum actua- RIUS PRÆSIDENS; |1 DOMINUS MaTHÆUS BoURLON, ReGIS E SANCTIORI CONSILIO ET RATIONUM MAGISTER ORDINARIUS.

PrETIOSAM DIGERE VOLUIT FRATRUM GRATIAM, QUI DIXIT PURAM. || QUAM PRE- TIOSA FUERIT TRIUM FRATRUM CONCORDIA EX EO COLLIGE : |1 NEQUE ILLOS VITA DI- VISIT NEC MORS DIVIDERE POTUIT; || IDCIRCO COMMUNE SEPULCHRO CONDI VOLUERE, UT QUIBUS MORES INDIVIDUI ERANT, || INDIVISI SINT CINERES.

Il semble que la famille Bourlon ne jouissaii que d’un droit de sépulture dans cette chapelle. Nous n’avons pu retrouver, en effet, aucun titre de concession régulière ; les inventaires paroissiaux rappellent seulement la fondation d’rrune messe quotidienne à la chapelle de saint Mathieu et de

Saint Jean, sous l’invocation de la Vierge, par un prestre habitué, à dix heures, en esté, et à unze heures en hiver, pour Anne Monsigot, veuve de Nicolas Bourlon, conseiller au Parlement, n par contrat du 29 avril 1611. (Arch. nat., LL lyaJ , p. 4io.)

niPIllilMlIE NATIO.NALL.

là

PrIMUS ex illis sine LIBERIS VIXIT; Il ALTER SINE CONJUGE; || TERTIUS DECEM LIBEROS SUSTULIT || EX LECTISSIMA CONJUGE ChRISTINA DE BAILLY, || NüBILISSIM I

DOMiNi DE Bailly, prœsidis computorum, filia.

Jrizot/t'i.’fçiudîa' .

EmVs /)* drltyons ctac Charly

U-....*, Cainviuni'tiul tlçùJar. PitStA

Jourion Rniia'tùiiiniayrstleéibi

Px'Wf^ciPi iicnx-Voliùt^Jrairtiui ^rtuiajn dûcit jtUrnin. Ot/ùfiiiytvûjj jhcr\ctrhvi^fialrum.rûnfw^\a.trt.iocoUiy:' 'viiadiuifa, nec tuors^hLVuhrtypauuf .

f:Xye^nrrafonimaiie^Sft<iiy>rŸX^zdi'\ttiluer^' •• . "

VtvialtiU utorfs iiidwaliùcixvuii^-" ,.yV içj#

///«. jfine (ih<xU Vuâ^^\- . ,

coiyi^c. .

iwç^ai

xPUÉirjonefrùaj. y üî Saiaiu asinix et CüO^jiua s' ut Svmutf/titeiffî:

|®ÆU/CCW

éüS^^t

r^aWi^è

ad>^

CfUÛtJT

Monument funéraire de Nicolas, Jean et Mathieu Bouilon

Primus, dominus Nicolaus Bourlon, consiliarius in SENATU PARISIENSI; K ALTER, DOMINUS CAROLUS BoURLON, EPISCOPUS CæSARIÆ ET COADJUTOR SUESSIO' NENSIS ; Il TERTIUS, DOMINUS JOANNES BoURLON, CONSILIARUS IN SENATU METENSI ; Il QUARTUS, DOMINUS MATHÆUS BoURLON, ReGIS A SANCTIORI CONSILIO, SECRETA-

Rius Régis et magister computorium ordinarius; || quintus, canonicus regu-

d) Réduction d’un dessin en noir et en couleurs du ms. fr. 8987 (p. 98).

ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-EUSTACHE

LARIS ORDINIS SANCTI AuGUSTINI. |1 Ex QUINQUE FILIABUS, || PRIMA NUPSIT DOMINO JoANNi Joly, domino de Fleury, consiliario Magni consilii; || altéra domino Nicolao l’Espagnol, domino de Fontenoy, Computorum magistro; || très

ALIÆ RELIGIOSÆ, MELIORI SPONSO NUPSERE.

NeC nova EST HÆC FRATRUM CONCORDIA QUÆ SECULUM VIDIT; || NEC DESINET ESSE NOVA DUM ERIT ÆTERNA ; || FOVET ILLAM DECEM LIBERORUM MATER || SEMEL MO- RITURA ET DECIES IN LIBERIS REDIVIVA. || AUGEBUNT ILLAM VENTURI NEPOTES , || TAMDIU HÆREDES FUTURI ILLUSTRIS FAMILIÆ || QUAMDIU HÆREDES ERUNT PATERNÆ CONCORDIÆ.

AbI, VIATOR et DISCE : CONCORDIA IMMORTA LITATIS VITA EST. j] MORS IPSA NIHIL ALIÙD EST NISI VITÆ DISCORDIA. || OmNES POSUERE, || 1652.

Armes. Bovrlon ; D’or à la bande d’azur chargée de trois annelets d’or.

— Bailly : D’or à la fasce de gueules chargée d’une croix d’or et accompagnée de deux pommes de pin de gueules en chef et d’un arbre du même en pointe,

Bibi. nat. , ms. fr. 8287, p. 98; — Gaudreau, Notice historique, 2' partie, p. 202.

Page 1