‹ Épitaphier du vieux ParisChapitre 168 sur 323 · Émile Mâle, op. cit., p. 126 et suiv · texte numérisé non relu

Émile Mâle, op. cit., p. 126 et suiv

des Marchands 1, et à Elisabeth Mallier, sa seconde femme. Ils n’en jouirent pas longtemps, car la fabrique la concéda, le 15 février 1638 2, à Michel Sarrus 3, conseiller au Parlement, et à Antoinette Le Prestre, sa femme, en échange de la chapelle de Saint-Jean l’Evangéliste, que Sarrus avait fait construire en 1616 à côté du maître-autel de la paroisse et sous laquelle il avait fait faire une cave, où étaient inhumés ses père, mère, frères, sœurs, enfants et autres parents. La fabrique avait, en effet, besoin de cette chapelle « pour la commodité des parroissiens » et « pour l’embellissement et décoration du maistre autel de paroisse ». En vertu de cet échange, M. de Sarrus devait faire faire sous la chapelle Notre-Dame de Pitié une cave où il transporterait, dans le délai de six mois, les corps de sa famille, et laisser conjointement avec lui la jouissance de sa nouvelle chapelle, leur vie durant, à M. de Saint-Germain, conseiller à la Cour des Aides, et à Mlle Marguerite de Saint-Germain, sa sœur, enfants du précédent concessionnaire, qui y auraient la place la plus honorable. En 1725, cette chapelle appartient encore à la famille de Sarrus, mais, de 1753 à 1760, c’est la comtesse de la Chaise qui en a la possession; nous ignorons la suite de ses possesseurs. C’est aujourd’hui la chapelle des Saints-Apôtres 4.

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