‹ Épitaphier du vieux ParisChapitre 171 sur 323 · Troche, fol. 261 v · texte numérisé non relu

Troche, fol. 261 v

ÉGLISE DE SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS

la chapelle de la Visitation avec celle de Pierre de Cerisay soulève quelques difficultés : les épitaphiers manuscrits placent l’épitaphe de Pierre de Cerisay dans la chapelle Saint-Martin, c’est-à-dire la chapelle voisine : les épitaphes de Louis de Poncher et d’Anne de Thou, publiées ci-dessous, nos 2 161 et 2 162, attestent, en effet, que cette chapelle, dite des Poncher, porta un temps le vocable de Saint-Martin. De son côté, Guilhermy 1 a relevé l’inscription commémorative des fondations de Pierre de Cerisay dans une chapelle que celui-ci avait fait élever « à la troisième travée du chœur, au sud », ce qui est bien l’emplacement de la chapelle de la Visitation, mais il ajoute, par erreur, que cette chapelle était « du titre de Saint-Germain » ou « dédiée à saint Germain d’Auxerre ». En fait, ce vocable était celui de la première chapelle sud de la nef à partir du transept. Cette erreur n’empêche pas d’affirmer que la chapelle de la Visitation est bien la même que la chapelle des Cerisay. L’inscription publiée ci-dessous, n° 2 159, nous apprend qu’elle subit, à une date qui ne nous est pas connue, des modifications importantes : cette chapelle, que Pierre de Cerisay avait fait construire de ses deniers personnels et dans laquelle il a été enterré, « depuis, pour accroistre l’eglise, a esté reculée par les marguilliers, auxquels les parens et amis d’icelluy fondateur ont contribué et baillé argent pour ayder à la reedifier ».

La fondation dont l’inscription ci-dessous énumère les conditions comportait une importante distribution de pain. Une délibération capitulaire du 24 octobre 1578 concernant la détention des clefs de la chapelle « in qua celebrantur misse panis per dominum ... de Cerisay fundate 2 » nous porte à croire que la « capella vulgariter dicta du pain », mentionnée le 3 avril 1571 3 est la chapelle de Cerisay.

Le 14 mai 1538, Antoinette de Cerisay, fille de Nicolas, sieur de la Rivière, bailli de Cotentin, et d’Anne Bohier de Saint-Ciergue 4, épousait François Olivier, chancelier de France, et portait dans sa nouvelle famille la chapelle qui allait s’appeler désormais « chapelle du chancelier Olivier ». Ce dernier, décédé au château d’Amboise le 30 mars 1560 (n. st.) et rapporté dans son hôtel de la rue des Mauvaises-Paroles, fut inhumé dans cette chapelle le 30 avril 1560 5.

Par contrat du 27 décembre 1694, la chapelle fut concédée à Marie Orceau, veuve, cette même année, de Louis Rouillé, seigneur de Fontaine-Guérin 6,

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