Arch. nat., L 646, n° 4L et LL 731, fol
3. Jean Megret, Trésorier de France en la généralité de Moulins, était fils et successeur de Gabriel Mégret, qui avait épousé Anne Le Peultre, fille de Jacques II; il est l’auteur de notre recueil F. Sur ce personnage, voir une note de sa main (ms. F1, p. 336 [sic pour 370]), et Raunié, Épitaphier..., t. I, p. xlvii-xlviii.
4. La famille Le Peultre, originaire du pays rhénan entre Spire et Worms, aurait séjourné en Anjou, avant de s’établir à Paris, où on la trouve au XVIe siècle, exerçant au faubourg
Saint-Marcel une importante industrie de teinture de drap (Roger Gourmelon, L’industrie et le commerce des draps à Paris du XIIIe au XVIe siècle, dans École nationale des Chartes. Position des thèses... de 1950, p. 62). Un tableau généalogique conservé au Cabinet des Manuscrits de la Bibliothèque nationale (Pièces orig., vol. 2 254, doss. 51 066, p. 44) mentionne, en tête et sans indication de date, Jean Le Peultre, maître teinturier au faubourg Saint-Marcel, père de Jacques. Celui-ci (Jacques I Le Peultre) figure sur le même tableau comme seigneur du Plessis-Trappay, marchand mercier grossier trafiquant en Flandre, époux de Robine Passart. « Le 29 janvier 1569 », il a été élu quatrième consul. Le 1er novembre 1574, il donne une quittance de rente dans laquelle il se qualifie seulement « marchand bourgeois de Paris » (Bibl. nat.. Pièces orig., vol. 2 254, doss. 51 066, p. 2). Lors de son élection comme consul, il habitait rue Saint-Denis (G. DeniÈre, op. cit.,
du Plessis Trapais d 1, Régi a consiliis et secretis // domus, aerarii et coronae Fran-
CIAE e, Il GeRMANI ORIGINE, NATALIBUS PaRISINI, Il QUI CIVILIS VITAE RATIONEM AULICAE JUNXIT II URBANITATI, // ANIMI SUI VERITATE AMICOS FECIT, // MUTUIS OFFICIIS SERVAVIT. // Ob FIDEM SINGULAREM IN MAGNIS PROBATAM^ Il DE CHRISTIANISSIMIS REGIBUS 9 ÜENRICO // MAGNO ET LUDOVICO JUSTO h // BENE MERITUS, // PRINCIPIBUS ET PROCERIBUS REGNI ACCEP- TISSIMUS, Il ILLUSTRISSIMUS UTRIUSQUE MILITIAE VIRIS, // GRATISSIMUS // LONGAEVOS ANNOS ATTIGIT, QUARTUM // ET SEPTUAGISIMUM PIE i ET LAUDABILITER i // PERFECIT, // VIXIT ABSTE- MIUS, I/ EXUIT QUOD ERAT MORTALE l, V APRILIS // ANNO 1627 k. // PaTRI OPTIMO, AMICO EXIMIO JUSTA /I PERSOLVERE MOESTISSIMI LIBERI, CARISSIMI // AMICI h //
In eodem conditorio quiescit m domicella // Maria Charpentier 2, exaucta // gente PARISINA, /I CUJUS SUPREMUS DIES FUIT ANNO // 1630 n.
Armes. Le Peultre : d'azur à la licorne coupée d'argent 3.
Charpentier : d'azur à un chevron d'or accompagné en chef de deux croissants d'argent et en pointe d'une rose du même.
Mss F1, p. 335-336 (sic pour 369-370); — F3, p. 47.
a) conditi, F3; — b) nobilis et clarissimi, F3; — c) Le Peutre, F3; — d) etc. add. F3; — e) domus... Franciae, om. F3; — /) Ob fidem... probatam om. F3; — g) regibus christianissimis, F3; — h) ob fidem singularem add. F3; — i) piissime, F3; — j) et iaudabiliter om. F3; — k ) anno 1627, V ap., F3; — Z) maestissimi liberi tribuere, amici charissimi, F3; — m) uxor add. F3; — n) mense... add. F3.
p. 297); nous le retrouvons à la même adresse, avec la précision « paroisse Saint Germain l’Auxerrois », en 1582 (contrat de mariage de sa fille Elisabeth avec Nicolas Robin, conseiller du Roi au Châtelet, 28 janvier-18 février, Arch. nat., Y 127, fol. 27 v°). Sa femme, Robine Passart, est citée le 23 août 1570 dans le testament de Nicolas Prévost, marchand drapier, rue Saint-Honoré, époux de Geneviève Passart, qui la désigne comme l’un de ses exécuteurs testamentaires (Bibl. hist. de la Ville de Paris, ms. CP 3 565, fol. 77 v°).
Du ménage Le Peultre-Passart est issu Jacques II, seigneur du Plessis-Trappay, notaire et secrétaire du Roi en 1587, qui épouse Marie Charpentier, fille de Jean, marchand de soie, et de Catherine Rouillé. C’est sans doute ce Jacques II, alors qualifié « ancien marguillier », que le chapitre de Saint-Germain l’Auxerrois autorise, le 11 octobre 1620, à faire dire dans sa chapelle l’annuel de feue Madame Toulouse, sa sœur (Arch. nat., LL 411, fol. 121). C’est certainement lui qui fait l’objet de notre épitaphe. Il est mentionné en 1587 par la généalogie précitée. Il a donné, les 7 mars 1609, 1er septembre 1618 et 1er juin 1620, des quittances de rente (Bibl. nat.. Pièces originales, dossier cité, n08 8, 9 et 12). Un autre tableau généalogique (Bibl. nat., Dossiers bleus, vol. 585, doss. 15 363, fol. 103) le qualifie seigneur de Puits-Carré
(Seine-et-Marne, arr. de Melun, cant. de Tournan, comm. de Favières) et de la Barre-en-Brie (Seine-et-Marne, arr. de Meaux, cant. de Clayes- Souilly, comm. de Férolles-Attilly) et gentilhomme de la Vénerie. Il est cité à plusieurs reprises, notamment le 21 mars 1601 et le 29 septembre 1603, comme parrain dans les registres paroissiaux d’Argenteuil (Jacques Levron, Archives départementales de Seine-et- Oise, Archives communales, Inventaire sommaire des registres paroissiaux..., canton d'Argenteuil, Versailles, 1957, in-4°, p. 1 et 2).