Bibl. nat., nouv. acq. fr. 3 640, p
la famille Lorfèvre V Les exécuteurs testamentaires de Michel de Laillier avaient fait placer une tombe sur son corps 1 2. De cette sépulture il ne nous est parvenu ni figuration, ni texte épigraphique. Les textes des XVe et xvie siècles nous font connaître d’autres personnes du nom de Laillier : Guillaume de Laillier, hansé et bourgeois de Paris, mentionné en 1455-1459 3, et Jean de Laillier (sans doute arrière-neveu de Michel), lui aussi marchand, paroissien de Saint-Germain l’Auxerrois, qui, le 7 janvier 1502 (n. st.), offrait au chapitre, de la part de sa mère, un petit reliquaire d’or entouré de sept perles et contenant, entre autres reliques, une parcelle de la vraie Croix 4. Nous ignorons où ces Laillier furent inhumés.
Ceux des descendants de Michel de Laillier que nous connaissons ont élu ailleurs leur sépulture : sa fille Jeanne et son gendre Pierre Lorfèvre, nous venons de le dire, à Sainte-Croix de la Bretonnerie; les Cerisay, descendants des Lorfèvre, et les Olivier après eux, à Saint-Germain l’Auxerrois, mais dans la chapelle de la Visitation, comme on l’a vu plus haut 5. A plusieurs reprises, différents membres de la famille continuèrent, cependant, de s’intéresser à la chapelle de l’Annonciation et au service qui y était fondé : le 15 novembre 1493, Pierre II Lorfèvre, seigneur d’Ermenonville, maître des Comptes, remet au chapitre une somme de 720 1., des livres liturgiques et un calice pour la célébration perpétuelle des messes de la fondation 6; le 6 février 1507, Bertrand Lorfèvre, son fils, lui aussi maître des Comptes, et Pierre de Ceiisay, Président à la Cour des Aides, mari de Jeanne Lorfèvre, sœur de Bertrand 7, acquittent une rente pour la réparation et la couverture de la chapelle. Antoinette de Cerisay, leur fille, mariée en 1538 à François Olivier, le futur Chancelier 8, obtient, le 6 mars 1561, quelques mois après la mort de son mari, la permission de la faire clore 9. Il semble que ce soit la dernière marque d’intérêt portée par cette lignée à la chapelle fondée par Richard de Laillier : les héritiers du chancelier Olivier la vendirent en 1598
1. L’épitaphe de Pierre Lorfèvre et de sa femme est publiée au t. III de Y Épitaphier, p. 445, n° 1 361. — Sur la famille Lorfèvre, voir : Mle de Luppé, Notes sur les l’Orfèvre, dans Comité archéologique de Senlis, Comptes rendus et mémoires, 4e série, t. V (1902), p. 3-7 ; Louis Carolus-Barré, Y eut-il une commune à Pont-Sainte-Maxence au moyen-âge ? dans Mélanges Louis Halphen, Paris, 1951, p. 114 et 117. — Sur Pierre Lorfèvre, voir Auguste Longnon, Paris pendant la domination anglaise..., Paris, 1878, in-8°, p. 146, n. 1; et surtout André Bossuat, Une famille parisienne pendant V occupation anglaise au XVe siècle, dans Bull, de la Soc. de l’Hist. de Paris..., 87-88e années, 1960-1961, p. 77-96.