‹ Épitaphier du vieux ParisChapitre 245 sur 323 · SIMON PERRET · texte numérisé non relu

SIMON PERRET

Tombe dans la paroisse, devant l’autel, sous le collatéral du midi.

2 194. — Cy GIST VENERABLE ET DISCRETTE a PERSONNE MAISTRE SlMON PERRET, EN SON VIVANT CHANOINE DE SoiSSONS ET DE NOYON, . AUMOSNIER, SECRETAIRE, CHAPPELAIN 6,

Garde des sceaux et penitentier de Reverend c Pere en Dieu Monseigneur Charles CARDINAL DE BOURBON 1, QUI TREPASSA LE 5e JOUR DE JUIN 1485. — DlEU EN AIT L’AME.

Mss A2, p. 389; — B4, p. 388; — VP2, p. 695; — Troche, foi. 113 v» et 279. — Migne, t. II, col. 132. a) d., A2; docte, VP2, Migne; — b) om. Tr.; — c) Reverende, Migne.

PIERRE POGET + MARGUERITE BARBANTEAli

Tombe dans la paroisse, devant l’autel.

2 195. — Cy gist a noble homme Maître Pierre Poget 2, en son vivant secrétaire DE LA CHAMBRE DU ROY, LEQUEL DECEDA DE CE SIECLE LE XIe JOUR DE NOVEMBRE 1619.

Et dame Marguerite Barbanteaux 3, sa femme, qui est decedée de ce siecle le ... jour DE ... 16 ET ...

1. Charles de Bourbon (1435-1488), archevêque de Lyon, cardinal prêtre de Saint-Martin des Monts.

2. Nous n’avons trouvé mention de Pierre Poget parmi les secrétaires de la Chambre du Roi ni dans Griselle ( op . cit., nos 1 158-1 175 et 5 254-5 258) ni dans les manuscrits de la Bibliothèque nationale qui donnent les listes des secrétaires de la Chambre (mss fr. 7 854 et 7 856). On ne peut, supposant une erreur de lecture, l’identifier avec Pierre « Forget », qui figure au début du xvne siècle parmi les secrétaires de la Chambre : ce dernier, en effet, exerce jusqu’en 1620 (Griselle, op. cit., n° 1 266), et ne meurt qu’entre le 15 octobre et le 23 décembre 1638 (Bibl. nat., Carrés d’Hozier, p. 267, fol. 18-19); de plus, ses armes sont très différentes de celles qui sont ici attribuées à Pierre « Poget ».

3. Ou « Barbauteau ». On connaît un paroissien de Saint-Germain l’Auxerrois nommé Louis « Barboteau », conseiller du roi, contrôleur et garde des mesures du grenier à sel de Paris en 1640, « contrôleur général de la Trésorerie et paiement des gages des officiers domestiques du roi » en 1651, demeurant rue des Fossés- Saint - Germain - l’Auxerrois (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 492, doss. 4 150). Le 26 mars 1667, il a donné 10 000 livres à la fabrique de Saint- Germain l’Auxerrois « pour la permission de faire construire une cave de sépulture et poser une epitaphe » et pour la fondation d’un obit et d’une messe quotidienne (fragment d’un registre de fondations de messes ayant appartenu à feu Adrien Blanchet). La cave en question était en construction le 4 octobre 1667 : à cette date, le chapitre autorisait les marguilliers à faire transporter au cimetière des Innocents la terre que l’on en retirait (Arch. nat., LL 413, fol. 306 v°).

ÉGLISE DE SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS

Armes. Poget : d’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux étoiles du même et d’un rocher à deux croupes d’argent en pointe, au croissant du même en chef.

Barbanteau : d’azur à deux écussons d’or accompagnés en pointe de deux canes nageantes dans des ondes d’argent.

Mss A2, p. 389; — B*, p. 388; — VP2, p. 695; — Troche, fol. 279. o) gissent, Tr.

CHARLES DE SALDAIGNE

Tombe dans la paroisse, devant l’autel.

2 196. — Cy gist Messire a Charles de Saldaigne l, seigneur D’Incarville 2, conseiller des rois Henry III et Henry IV en leurs Conseils d’Etat et privé, Intendant et controleur GENERAL DE SES 6 FINANCES, QUI DECEDA, AAGÉ DE 54 ANS, LE 9e JOUR DE JUILLET 1599.

a) Mre, A2, VP2; — b) de leurs, Tr.

Sur le pilier à gauche du sanctuaire :

2 197. — D.O.M.S. a — Carolo Saldanio Incarvillaeo, patrio b Rothomagensi, qui

AB INEUNTE c AETATE INGENIUM IIS d ARTIBUS EXCOLUIT e QUAE PATRIAE PRAESIDIO f NOMINI

1. Souvent cité dans les arrêts du Conseil d’Etat et dans la correspondance d’Henri IV sous le nom de « sr d’Incarville », Charles de Saldaigne était secrétaire du Roi, maison et couronne de France en 1584; résignataire, il fut remplacé le 21 octobre 1594 par Étienne Boutet (Tessereau, op. cit., t. I, p. 208 et 230); il fut ensuite Intendant des finances, en 1596 et 1597. Henri IV écrivait au Connétable de Montmorency, le 14 mars 1596 : « je ne me puis passer de luy » (Berger de Xivrey, Recueil des lettres missives de Henri IV, t. IV, 1848, p. 527); une autre fois, il déclarait s’en remettre en partie à lui de l’« entretenement » de son armée (Id., ibid., t. IX, p. 167, n. 1). A diverses reprises, le sr d’Incarville avait prêté de l’argent au roi ou en avait emprunté pour lui sur son crédit personnel (Noël Valois, Inventaire des arrêts du Conseil d’État, t. I, nos 3 946, 4 718 et 4 733); c’est sans doute à l’occasion d’un de ces prêts que lui avaient été engagées ses portions du domaine d’Alençon, dont des arrêts des 22 décembre 1605 et 14 mars 1606 ordonnaient la réunion au domaine royal (Id., ibid., t. II, nos 9 852 et 10 143); le 18 décembre 1601,

un autre arrêt avait évoqué au Conseil le procès pendant entre les héritiers du sr d’Incarville et Florent d’Argouges, ci-devant Trésorier général des gabelles (Id., ibid., t. II, n° 6 714). — Charles de Saldaigne appartenait à une famille d’origine espagnole, établie à Bruges; au début du xvie siècle l’un de ses membres, Pierre, était venu à Rouen, où il devait accroître considérablement sa fortune dans le négoce, spécialement des grains, de la laine et des bois exotiques; il avait épousé une parisienne, Marguerite Petit (Michel Mollat, Le commerce maritime normand à la fin du moyen-âge, Paris, s. d. [1952], in-8°; voir, à l’index, de nombreux renvois); il avait obtenu en octobre 1522 des lettres de naturalité, moyennant 600 livres, et des lettres d’anoblissement (Bibl. nat., ms. fr. 31 808 [extraits des registres de la Chambre des Comptes de Paris], p. 372; Arch. de la Seine-Maritime, Mémoriaux de la Cour des Aides, t. I, fol. 52, 55 et 58 : renseignements obligeamment fournis par M. le Directeur des services d’Archives François Blanchet).

2. Incarville, Seine-Maritime, arr. de Rouen, cant. de Boos, comm. de Saint-Aubin-Celloville.

ET FAMILIAE S SUNT ORNAMENTO, DEIN h LONGINQUIS * PEREGRINATIONIBUS ET MULTIS MAGNISQUE EXPERIMENTIS AD SUMMAN SOLERTIAM PERDUCTUS, VERISQUE 1 VIRTUTIBUS OPTIMI CUJUSQUE ADMIRATIONEM ATQUE ADEO REGUM AMICITIAM MERITUS, A QUIBUS INTER EOS EST ADLECTUS k QUIBUS 1 AERARII CURA m INCUMBIT, IN QUO TANTO MUNERE DUM FIDEM n INDUSTRIA, INTEGRI- TATEM 0 OBSEQUIIS ET SEDULITATE P CUMULAT «, DUM SUMMIS, MEDIIS r ET INFIMIS CHARUS *, DE REPUBLICA BENE MERERI PERGIT, ACERBISSIMIS 1 VESICAE DOLORIBUS DIU u CONFLICTATUS, QUARTUM AGENS v ET QUINQUAGESIMUM w ANNUM, RE FAMILIARI, QUOD RARUM ET SUSPICIENDUM, NON MODO IN TOT OPPORTUNITATIBUS NON * AUCTA, SED ET V DIMINUTA VITAM FINIT z.

ISABELLA DlGART UXOR, LUCTU IMPLETA aa ET CONCORDIS CONJUGII EO bb USQUE MEMOR, UNA CUM NEPOTIBUS HEREDIBUS cc MAESTISSIMISQUE dd, HOC MONUMENTUM POSUIT.

Armes. Saldaigne : de sable à V aigle d'oree ondée d'argent.

éployée à deux têtes issant de la pointe

Digart : d'argent au chevron d'azur accompagné de trois cœurs de gueules.

Mss A2, p. 388; — B4, p. 382-383; — F3, p. 9 (seconde épitaphe); — VP1, fol. 39 v°; — VP2, p. 693; — Troche, fol. 271.

a) om. F3, Tr.; — b) pâtre, F3; patritio, VP2; patria, Tr.; — c) in functe. B4; infantiae, VP2; — d) om. VP2; — e) exercuit, F3; — /) praesido. B4; praesidis, VP2 ; — g) famae, F3; — h) de in, Tr.; — i) longenquia, VP1; longius qui, VP2; — j) veris quae, VP1; — k ) allectus, F3; ad lectus, VP1, Tr. ; — i) inter... quitus om. B4, VP2; — m) cara, VP1; curae, VP2; — n ) fide, F3; — o) integritate, F3; — p) sequiis et sedulitate om. F3; — q) cumulatus, F3; — r ) modis, VP1; — s) charrus, VP1; — t) acerbissimus, Tr. ; — u) domi, VP1; — v) om. F3; — w) quinquagesimus. B4; aetatis add. F3, VP1; — x ) om. A2, B4, VP1, Tr. ; — y) om. A2, B4, VP1, Tr.; — z) finiit, VP1; — aa) implexa. A2, B4, F3, VP1, Tr. ; — bb) om. A2, B4, F3, VP1, Tr. ; — cc) om. A2, F3, Tr.; — dd) om. VP1; que om. VP2, Tr; — ee) d’or à l’aigle de sable, F3.

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