Arch. nat., LL 402, fol. 208 v
2. Ibid., LL 731, fol. 123. — Nicolas II Le Clerc de Lesseville était fils de Nicolas Ier, maître tanneur et marchand de bestiaux à Meulan, qui devint secrétaire du Roi, fut anobli par Henri IV et acquit la seigneurie de Lesseville (Val-d’Oise, arr. de Mantes, cant. de Magny-en- Vexin, comm. d’Aincourt); il mourut en septembre 1590. Voir sur lui Tallemant des Réaux, Les Historiettes, t. I, 1854, p. 397, et Edm. Bories, Histoire du canton de Meulan p. 214 et 256.
Nicolas II, secrétaire du Roi, conseiller d’Etat, auditeur des Comptes en 1598, fut reçu maître le 13 août 1602 et resta en exercice jusqu’à sa mort, le 13 février 1657. Il fut inhumé aux Grands Augustins (Coustant d’Yanville, op. cit., p. 522), dans la chapelle Sainte-Monique, concédée le 27 janvier 1653 à Joseph Le Clerc de Lesseville, conseiller au Parlement, son oncle ( Épitaphier ..., t. I, p. 212). Il avait acquis en 1601, par échange avec Jacqueline d’O, femme de Jacques de Charon, la seigneurie d’Evecquemont (Yvelines, arr. de Mantes, cant. de Meulan) (Bories, op. cit., p. 360). Il était également seigneur de Thun (Yvelines, arr. de Mantes,
cant. et comm. de Meulan). Sa femme, Catherine Le Boulenger, était la sœur du Président au Parlement qui avait été Prévôt des Marchands (Moréri, op. cit., t. VI, p. 269).
3. Arch. nat., LL 731, fol. 123. — Troisième fils du précédent, Eustache Le Clerc de Lesseville, docteur en Sorbonne, avait été élu recteur de l’Université de Paris alors qu’il n’avait pas encore vingt ans; il fut aumônier de Louis XIII en 1637, conseiller au Parlement, abbé de Saint- Crépin de Soissons, curé de Saint-Gervais à Paris en décembre 1651, évêque de Coutances en 1658. Il mourut le 4 décembre 1665 à Paris et fut enterré aux Grands Augustins (Gri selle, op. cit., nos 49 et 4 873; Moréri, op. cit., t. VI, p. 268-269; Chan. Brochard, op. cit., p. 141).
4. Le véritable nom nous est révélé par les éditeurs des Lettres de Catherine de Médicis, Hector de la Ferrière et Baguenault de Puchesse (t. IV, p. cxxv et 218, n. 1; t. X, p. 313 et n. 1) : il s’agit de Jean Krakowski ou Krassowski, dit Domine ou Domini, nain polonais, porte-manteau du roi. Le 13 avril 1569, Charles IX lui fit don de 75 1. t. en testons à 12 s. par. (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 928, doss. 20 475,
Armes. Un navire et en chef un lion c.
Mss A2, p. 391 ; — B4, p. 398; — VP2, p. 697; — Troche, fol. 279. a) Corsos, Tr. ; — b) poulonois. B4; — c) donné sous cette forme par A2 et B4.
COLLATÉRAL DE LA NEF. — CÔTÉ DROIT CHAPELLE DES TRÉPASSÉS, PUIS DE SAINT-LAURENT
Cette chapelle est citée dès 1513 sous le vocable des Trépassés : une confrérie dite des Trépassés, qui prenait soin d’ensevelir les morts et faisait célébrer des messes pour le repos de leurs âmes, y avait, en effet, son siège. La chapelle fut achevée au XVIIe siècle, comme nous l’apprend cette ancienne inscription dont les deux derniers chiffres ne nous sont malheureusement pas connus : « Ceste chapele fust rétablie du temps de Henry Blondel, maistre de la confrairie des Trespassez, 16.. 1. » De 1556 à 1720, elle fut le siège de la confrérie de Saint- Laurent, d’où la dénomination qui lui est le plus souvent donnée 2. La confrérie des Trépassés avait-elle cessé d’exister ou ses ressources étaient-elles insuffisantes pour assurer l’entretien de la chapelle? L’appel adressé en vers aux fidèles en général 3 — et qui ne semble pas antérieur au XVIIe siècle — n’est pas assez explicite pour nous permettre de répondre à cette question : les « bonnes gens » aux frais desquels la chapelle a été édifiée et est entretenue ne semblent pas correspondre à une confrérie organisée et s’administrant elle-même.
A cet appel en faveur des trépassés semble bien correspondre la présence d’une statue de la Vierge, tenant sur ses genoux l’Enfant-Jésus, statue aujourd’hui disparue, mais qui portait sur son socle cette inscription : « 5. mater Domini, memento mei 4. » C’est le type bien connu de la « Vierge à la supplique », qui est, d’ordinaire, complété par la réponse encourageante de l’Enfant, inscrite sur une banderole : « Fiat 5. »
Le 17 novembre 1621, les marguilliers autorisent Anne de Beauharnais, veuve de Paul Phelypeaux, demeurant en sa maison, rue Saint-Thomas-du-Louvre, à faire construire à ses frais, dans la chapelle des Trépassés, une « cave » pour
1. En 1839, on a découvert derrière les boiseries de cette chapelle une peinture datant des premières années du XVIe siècle et représentant la résurrection des morts (Guilhermy, Inscriptions du diocèse de Paris, t. I, p. 160). Cette peinture a disparu depuis lors.