Troche, fol. 277 v
COLLATÉRAL DE LA NEF. — CÔTÉ GAUCHE CHAPELLE SAINT-VINCENT OU DE LA VIEILLE PAROISSE
On a vu plus haut 1 que le service paroissial de Saint-Germain l’Auxerrois se pratiquait, au moins dès le dernier quart du xve siècle, dans une chapelle du côté droit (sud) de la nef. Deux siècles plus tard, l’autel de la chapelle Saint-Vincent, située du côté gauche (nord) de la nef, était considéré comme étant « l’autel principal de la vieille paroisse 2 ». Un texte du 13 mars 1528 (n. st.) constitue le plus ancien témoignage connu de l’affectation de cette chapelle à l’usage paroissial; il en situe exactement l’emplacement : dans la nef, contre le pilier de la croisée 3. Depuis la fin du XVe siècle, cette chapelle était dédiée à la Sainte Trinité et aux saints Germain et Vincent 4. A la même époque, une chapellenie en l’honneur de Saint-Jean l’Evangéliste était attachée à son autel 5. Le texte du 2 octobre 1507 cité ci-dessus 6 appelle cet autel « altare Sanctissime Trinitatis et beati Eutropii »; cette dénomination n’était pas nouvelle : le 3 novembre 1497, le chapitre confirmait une permutation faite entre le chapelain de Notre-Dame, derrière le chœur, et celui de Saint-Eutrope, « in navi ecclesie » 7; cette dernière appellation ne peut s’appliquer qu’à la chapelle de la Trinité. La chapellenie fut supprimée le 15 janvier 1616 et réunie, charges comprises, au chapitre, pour que ses revenus soient affectés à l’entretien du maître des enfants de chœur 8.
Ce ne furent pas les seuls changements d’attribution de la « Vieille paroisse ». En 1671, un Règlement de la paroisse mentionne, dans son titre XXII, article II, « l’autel de Saint Vincent, à présent dit de la Passion ou du Grand Conseil, qui est l’ancien autel de la paroisse 9 ». Ce vocable de la Passion s’explique par la pré-