‹ Épitaphier du vieux ParisChapitre 292 sur 323 · GENDRE · texte numérisé non relu

GENDRE

Tombe dans le pavage de la vieille paroisse, de Saint-Vincent, devant la chapelle de Saint-Nicolas.

quand, le 29 novembre 1555, le chapitre de Saint-Germain l’Auxerrois sollicita pour lui l’exemption de la résidence personnelle : Nicolas Courtois exerçait alors depuis de nombreuses années les fonctions de maître et directeur des enfants de chœur de Saint-Germain l’Auxerrois; le chapitre estimait nécessaire qu’il demeurât de façon continue sur cette paroisse (Arch. nat., LL 403, fol. 158). Il resta maître des enfants de chœur jusqu’au 17 février 1559 (n. st.); à cette date, il démissionnait et le chapitre mandait à son successeur de venir prendre sa place, ce qui se fit le 28 du même mois ( ibid ., LL 404, fol. 42 r° et v°). Le 15 février 1555 (n. st.), Nicolas Courtois s’était vu conférer par le chapitre la chapelle de Notre-Dame du Mesche, vacante par la mort de Guillaume Gateau (ibid,., LL 403, fol. 121 v°); il avait été installé le 19 février (fol. 122); cependant, le 1er mars, un clerc du diocèse de Paris nommé Denis Thouroude s’était présenté au chapitre muni de lettres de provision à lui délivrées pour la même chapelle dès le 6 janvier par le pape Jules III; sur le vu de ces lettres, et considérant que ce concurrent, lui aussi ancien enfant de chœur de Saint-Germain l’Auxerrois, avait rendu à cette église des services appréciées (« habituatus... a multis annis, in ejus ceremoniis bene anutritus..., eidem ecclesie studiose semper inserviit), le chapitre avait installé Denis Thouroude dans cette chapellenie (ibid., id., fol. 123 v°). Un peu plus tard, le 23 novembre 1557, Courtois obtenait, du moins, une autre chapelle, la chapelle de Saint-Jean l’Évangéliste, par permutation avec Gilles Robin de deux chapelles que le registre capitulaire (ibid., id., fol. 254) désigne de façon inexacte et incomplète, l’une au diocèse d’Orléans, l’autre au diocèse de Nevers. La première est dite chapelle ou prieuré de « Saint-Thomas de Doncherin » (sic); ce toponyme n’existe pas;

il faut lire ; « Saint-Thomas de Douchamp » (Loiret, arr. et cant. de Pithiviers, comm. de Courcy), prieuré dépendant de l’abbaye de Saint - Euverte cité par l’abbé Bernois, Histoire de l’abbaye royale de Saint-Euverte d’Orléans, Orléans, 1918, in-8°, p. 322, 325 et 326 (communication de M. Louis Monnier, alors directeur des Services d’archives du Loiret). Quant à la seconde chapelle, le scribe, laissant en blanc le nom de son patron, l’a située au château de Douchy, au diocèse de Nevers ; il doit s’agir du château de Druy ou Drouy (Nièvre, arr. de Nevers, cant. de Decize), qui possédait au xvie siècle une chapelle dédiée à saint Jean, desservie par un chapelain tenu de quatre messes par semaine (communication de M. Bernard de Gaulejac, alors directeur des Services d’archives de la Nièvre). Le 26 janvier 1563 (n. st.), Nicolas Courtois était nommé distributeur du chapitre (Arch. nat., LL 404, fol. 186 v°). Enfin, le 14 avril 1563, le chapitre lui conférait la chapellenie de Saint-Nicolas, vacante par la mort de Jean Viel, en raison du fait qu’il était « nuper vicarius chori et... perantea puer chori ecclesie extiterat » et moyennant qu’il se désistât de la chapellenie de Saint-Jean l’Évangéliste (ibid., id., fol. 197 v°). Le 28 avril 1559, sur sa demande, « actentis suis servitiis et laboribus per eum impensis in docendo pueros chori hujus ecclesie ac aliis de causis eos moventibus », les chanoines réduisaient de 100 sous tournois le loyer annuel de la maison occupée par lui : ce loyer se trouva ainsi fixé à 15 1. t. (ibid., id., fol. 49 v°).

1. Pour la fondation de ce salut, Nicolas Courtois a promis la somme de 72 livres tournois, qui a été acceptée par le chapitre le 7 décembre 1554 (ibid., LL 403, fol. 111 r° et v°) et qu’il a versée le 21 août 1556 (ibid., LL 403, fol. 188 v°).

2 227. — Cy gisent a honorable personne Maistre Gilles Le Cogneux b x, en son

VIVANT PROCUREUR EN LA COUR DE PARLEMENT, SEIGNEUR DE LlERVILLE 2,... ET c DE CHAU- MONT d 3, QUI DECEDA e LE 18e JOUR DE JUING 1568.

Et Guillemette Le Gendre 4, jadis sa femme, laquelle décéda le 4e / jour d’octobre 1556 — Requiescant in pace. Amen.

Armes. Le Coigneux : d'azur à trois porcs épies d'or.

Le Gendre : d'azur à une tête de femme d'argent chevelée d'or, ayant à sa bouche une grappe de raisin d'argent 5.

Mss A2, p. 393; — B4, p. 409; — VP1, fol. 38; — VP2, p. 701; — • Troche, fol. 233 v°.

a) gist, VP1; — b) Le Coigneux, VP1, VP2, Tr.; — c) Lierville et, VP1; — d) et de Chaumont om. Tr. ; — e) trespassa, VP1; — /) 3e, VP1; — g) 1576, A2, B4, VP2, Tr.

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