Chaumont-en-Vexin (Oise) ou, peut-être
Charmont (Val-d’Oise, arr. de Mantes, cant. de Magny-en- Vexin), seigneurie acquise également par Pierre Le Gendre (C. Sarazin, loc. cit.).
4. Deux généalogies manuscrites (Bibl. nat., ms. fr. 4 616, fol. 21 v°; ms. fr. 18 660, fol. 258) et Blanchard, Les Presidens au mortier..., Catalogue..., p. 97, l’appellent Geneviève. Elle était fille de Guillaume Le Gendre, procureur au Parlement, et de Claude de Naviard (ibid.). Le chapitre avait autorisé, le 6 octobre 1556, son inhumation dans l’église (Arch. nat., LL 403, fol. 192 v°).
5. Ces armes sont données par les cinq manuscrits, réserve faite d’une lacune sans doute involontaire de l’un d’eux : le ms. A2 omet les mots « d’argent » après « tête de femme »; par ailleurs, ce même manuscrit donne un dessin sommaire de la tête de femme; cependant, Guy Bretonneau, Histoire généalogique de la maison des Briçonnets, p. 295, donne : d’azur à la fasce d’argent, accompagnée de trois visages de femmes à la tresse d’or, 2 en chef, 1 en pointe.
6. Ci-dessus, p. 119. Il n’est pas impossible que les auteurs des épitaphiers aient confondu l’oratoire de la chapelle Saint-Jean avec la présente chapelle. Ainsi s’expliquerait qu’ils ne mentionnent ici aucune sépulture.
ÉGLISE DE SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS
délibérations du chapitre aucune mention antérieure au 21 décembre 1664. A cette date, la fabrique concède à Jean de Gomont, avocat au Parlement, à Oudart de Gomont 1, conseiller secrétaire du Roi et de ses finances, intendant de la Maison du comte de Soissons 2, à Anne-Marie Viscot, son épouse, et à leur descendance, une place de cinq pieds de profondeur au fond de la chapelle, avec la faculté d’y mettre une tombe d’environ six pieds de long sur deux et demi de large, de s’y faire enterrer, eux et leurs enfants, et d’y placer une épitaphe contre les murs ; ils pourront, en outre, clore cette chapelle, à leurs frais, d’une « menuiserie de même hauteur et symétrie que l’appui qui y est présentement ». Cette permission fut complétée le 15 octobre 1671 3 par celle de fermer la chapelle au moyen d’une balustrade de fer à la hauteur des lambris, d’y faire mettre les armes de la famille, de faire peindre et orner la vitre au gré des possesseurs, de changer le tableau placé au-dessus de l’autel et d’y creuser une « cave ». Enfin, le 15 décembre 1675 4, ces concessions furent rendues perpétuelles, en raison des bienfaits dont la famille de Gomont avait comblé l’église
Les épitaphiers n’ont relevé dans cette chapelle aucune épitaphe. On sait, cependant, qu’elle avait reçu un certain nombre de sépultures. Plusieurs membres de la famille de Gomont y furent inhumés : Oudart de Gomont et sa femme, Anne-Marie Viscot 6, ainsi que les frères d’Oudart : Jean, avocat au Parlement (nous ignorons la date de son décès); Nicolas, vicomte de Portien, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, gouverneur de Montdidier, mort le 26 novembre 1682 (présenté d’abord à Saint-André des Arts), et sa femme, Madeleine Fleury,
1. Oudart de Gomont était fils d’un lieutenant en l’élection de Reims. En 1649, il occupe à son tour l’office qu’avait tenu son père et, le 5 décembre 1661, il est pourvu de celui de conseiller secrétaire du Roi et de ses finances; le 26 avril 1672, il est nommé l’un des procureurs syndics de la Compagnie. La date de sa mort est incertaine. Elle se place soit en janvier 1684, suivie d’inhumation à Saint-Germain l’Auxerrois le 9 de ce mois (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 319, doss. 3 150, p. 12), soit le 9 janvier 1687 (ibid., id., p. 9); en tout cas avant le 4 avril 1687, date à laquelle il est remplacé comme conseiller secrétaire du Roi par Étienne Champion (Tessereau, op. cit., t. II, p. 158). Il avait épousé, le 15 mai 1650, Anne-Marie Viscot, fille de feu Raoul Viscot, contrôleur des décimes du diocèse de Reims, et de Marie Cocqueberte, et petitefille d’Henri Viscot, médecin, et de Marie Colbert, tante du ministre (contrat, en date du 15 mai 1650, devant Rogier et Viscot, notaires à Reims); Anne-Marie Viscot décéda le 31 juillet 1701 et fut inhumée à côté de son mari. Celui-ci avait obtenu, en novembre 1657, des lettres de confirmation de noblesse pour lui et pour ses frères (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 1 351, doss. 30 619; Dossiers bleus, vol. 319, doss. 3 150;
Tessereau, op. cit., t. I, p. 482 et 622; t. II, p. 158).
2. Eugène-Maurice de Savoie, comte de Soissons, fils puîné de Thomas de Savoie, prince de Carignan, et de Marie de Bourbon, comtesse de Soissons (Moréri, op. cit., t. IX, p. 197).
3. A cette date, Oudart de Gomont joignait à ses fonctions d’intendant de la maison du comte de Soissons celles d’intendant de la princesse de Carignan, mère du comte.
4. Arch. nat., L 646, n° 8B, actes de concessions à la famille de Gomont, 1664-1675.
5. Les délibérations du chapitre ont notamment conservé le souvenir du don d’un ciboire d’argent doré enrichi de pierres précieuses destiné à l’autel de la paroisse; en reconnaissance, les marguilliers avaient décidé, par délibération du 15 mars 1673, que, chaque fois que ce ciboire serait exposé, le prêtre officiant réciterait à l’intention d’Oudart et de sa famille, l’oraison Omnipotens sempiterne Deus, qui vivorum dominons simul et mortuorum (troisième oraison de la messe pendant le Carême).