‹ Épitaphier du vieux ParisChapitre 46 sur 323 · Arch. nat., LL 396, fol. 49 v · texte numérisé non relu

Arch. nat., LL 396, fol. 49 v

2. Jean Cheneteau, notaire et secrétaire du Roi, est chargé par le Parlement, le 27 avril 1437, de suppléer Jean de Blois, greffier civil; il prête serment le surlendemain, et il prend le titre à la mort de Jean de Blois. En 1461, il était encore greffier et devint ensuite conseiller (Félix Aubert, Hist. du Parlement de Paris, Paris, 1894, t. I, p. 231-233), mais, partisan de Charles le Téméraire, il fut destitué en 1465 par Louis XI {Journal de Jean de Roye ou Chronique scandaleuse, éd. B. de Mandrot, t. I, 1894, p. 72) qui réclama, le 20 novembre 1473, à son héritier des sommes d’argent déposées entre ses mains comme greffier par des partisans du duc de Bourgogne (Lettres de Louis XI, éd. J. Vaësen et B. de Mandrot, t. X, 1908, p. 352-353). Chanoine prébendé et archidiacre d’Étampes en l’église de Sens, il fut installé comme doyen de Saint-Germain l’Auxerrois le 13 décembre 1451 (Arch. nat., LL 396, fol. 1). Il avait fait, le 29 août 1465, sous seing privé, un premier testament par lequel il élisait sa sépulture au chœur de Saint- Germain l’Auxerrois; il confirma cette disposition, le 6 janvier 1469 (n. st.), par un codicille passé devant Drouart et Henry Le Vast, notaires au Châtelet, dans lequel il faisait don au chapitre d’un petit enclos sis au chevet de l’église (Bibl. nat., nouv. acq. lat. 184, fol. 100). Il avait aussi donné à l’église un collectaire qui devait être d’une certaine beauté, car le chapitre le prêta, le 30 décembre 1488, à Jean Loët, chanoine

de Saint-Germain l’Auxerrois et curé de Saint- Eustache, qui désirait en faire exécuter une copie pour cette dernière église (Arch. nat., LL 399, fol. 30 v°). Il mourut, étant rétabli conseiller au Parlement, peu de jours après avoir rédigé son codicille : le 11 janvier 1469 (n. st.), le Parlement se rendit en corps à ses obsèques à Saint-Germain l’Auxerrois, eu égard au fait qu’il avait été son greffier pendant trente et un ans (F. Aubert, op. cit., t. I, p. 233, n. 1).

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