‹ Épitaphier du vieux ParisChapitre 50 sur 323 · Arch. nat., LL 412, fol. 70 v · texte numérisé non relu

Arch. nat., LL 412, fol. 70 v

4. Ibid., id., fol. 331. — Prêtre du diocèse d’Amiens, pourvu par le pape Urbain VIII du canonicat vacant par la résignation de François

Carset, Jean Dupuis avait été installé le 15 juillet 1633. Dès le 12 juillet, le chapitre lui avait loué la maison claustrale précédemment occupée par feu le chanoine de Neufgermain; le 29 août 1656, en considération de ses longs services et de son impotence, il lui en laissait la jouissance « pendant le reste de ses jours ». Pour les mêmes motifs, il l’autorisait, le 9 juin 1656, à continuer de porter l’habit dans le chœur, à son rang, bien qu’il eût résigné sa prébende. Receveur dès le 19 juillet 1633, il avait été déchargé de cet office, sur sa demande, le 7 janvier 1653 ; le 1er août 1640, il avait, en outre, été déchargé du soin des enfants de chœur (Arch. nat., LL 412, fol. 71 v°, 180 v°, 294 v°, 321 v°, 327 v°; LL 413, fol. 21 v°, 22 v° et 231).

5. Le doyen ayant fait opposition à cette sépulture pour le motif « que le chapitre n’avoit accoutumé de faire inhumer dans la cave qui est soubs le grand autel que les bienfaiteurs du chapitre », le chanoine P. Chappellier, frère du défunt, répondit que celui-ci n’avait pas fait de testament, mais que lui-même y suppléerait. Le chapitre autorisa donc l’inhumation de C. Chappellier, « sans néantmoins que le présent acte exclue MM. les chanoines qui n’ont pas fait de fondation au chapitre ou à la communauté d’être inhumez dans le chœur en payant les droicts » (Arch. nat., LL 415, fol. 18).

6. Arch. nat., LL 416, p. 213. — Nommé par le roi évêque de Dax le 15 août 1688, Jean-Marie Le Prugnes était mort avant d’avoir été installé ( Gallia christiana, t. I, col. 1060-1061). C’était l’époque du conflit entre Louis XIV et le Saint- Siège, où trente-cinq sièges épiscopaux étaient vacants en France.

1694, 12 janvier. — Le chapitre décide que son doyen, le chanoine Louis de Voyer de P aulmy d’Argenson, décédé ce même jour, à 3 heures et demie du matin, dans la maison décanale, sera inhumé dans la cave qui est sous le grand autel L

MARTIN DE BELLEFAYE

Tombe dans le pavé du chœur, devant la porte principale, du côté gauche, à côté de la place occupée par les enfants de chœur 2.

2 054. — Cy gist noble a homme et sage b Maistre Martin de Bellefaye, en son

VIVANT CONSEILLER DU ROY NOSTRE SIRE EN SA COUR DE PARLEMENT, SEIGNEUR DE FERRIERE

en Brie 3, qui trépassa le ... jour de ... 1502.

1. Arch. nat., LL 417, p. 126. — Louis de Voyer de Paulmy d’Argenson était fils de René Ier, conseiller d’État, ambassadeur à Venise, et d’Hélène de la Font (Moréri, op. cit., t. X, p. 710-711). Il fut doyen de Saint-Germain l’Auxerrois de 1671 à 1693 (Troche, fol. 56 r° et v°). Il fut, d’autre part, prieur du Saint-Sépulcre (Seine-et-Marne, arr. de Meaux, cant. et comm. de Dammartin-en-Goële, prieuré dépendant de l’abbaye de Tiron), et, en 1639, abbé de Beaulieu (Indre-et-Loire, arr. et cant. de Loches), où il introduisit en 1662 la réforme de Saint- Maur; le 21 octobre 1671, il échangea cette abbaye contre le décanat de Saint-Germain l’Auxerrois par permutation avec Nicolas III Le Roi de Moré ( Gallia christiana, t. XIV, col. 287).

2. Dès le 12 avril 1491, Martin de Bellefaye, conseiller au Parlement et paroissien de Saint- Germain l’Auxerrois, avait sollicité du chapitre l’autorisation d’être inhumé « in fine dierum suorum », ainsi que les siens, dans le chœur de l’église, du côté gauche, près de l’endroit où se tiennent les enfants de chœur pendant les offices, à l’opposite de la tombe de feu le doyen Jean Cheneteau; il avait offert, en même temps, le transfert au chapitre d’un muid de froment et le don d’une rente annuelle de 6 1. par. (Arch. nat., LL 399, fol. 51). En réalité, la concession fut accordée seulement le 28 juillet 1501, pour la sépulture de Robert de Bellefaye, chanoine et chantre de Saint-Germain l’Auxerrois [élu à cette dernière fonction le 12 juin 1491 ( ibid ., id., fol. 54 et 57 v0)], fils de Martin, décédé la nuit précédente dans sa maison canoniale (ibid., id., fol. 187 v°). Le 17 décembre suivant, le chapitre autorisait la pose sur cette sépulture d’une tombe de pierre sous laquelle serait également inhumé Martin de Bellefaye « quando casus occurrerit ». Le 22, Jean Hervy, notaire du chapitre et l’un des exécuteurs testamentaires de Robert, remettait audit chapitre,

pour le droit de cette première inhumation, huit écus d’or au soleil, qui furent distribués entre les chanoines (ibid., id., fol. 197). Quant à Martin de Bellefaye, il mourut peu avant le 19 août 1502, date de l’élection de son successeur au Parlement (Éd. Maugis, Hist. du Parlement de Paris, Paris, 1913, in-8°, t. III, p. 140; F. Aubert, op. cit., t. I, p. 61, n. 3).

Bachelier le 6 mars 1452, avocat au Châtelet en 1454, lieutenant criminel de la prévôté de Paris en 1460, Martin de Bellefaye avait été reçu conseiller au Parlement le 26 février 1462 (n. st.), en remplacement de Mahieu de Nanterre, devenu Premier Président. Sur sa carrière mouvementée, voir Maugis, op. cit., t. III, p. 105; Aubert, op. cit., t. I, p. 53-54 et p. 61, n. 3; Samaran et Van Moé, Auctarium Chartularii Universitatis parisiensis, t. V, 1942, col. 475-476, n. 3; G. Dupont- Ferrier, Le personnel de la Cour ou Chambre des Aides de Paris..., dans Y Annuaire-Bulletin de la Société de l’Histoire de France, année 1932, p. 204-205, n° 30; Id., Gallia regia..., t. IV, 1954, in-4°, p. 328, n° 16 552.

A la fin de 1493, Martin de Bellefaye fut accusé de s’être fait promettre par l’évêque de Chartres, René d’Iffiers, une prébende pour son fils Robert, en vue d’obtenir un jugement favorable dans un procès que le prélat soutenait alors devant le Parlement. Cette prébende fut, en effet, accordée le 19 janvier 1494, mais l’accusation fut reconnue mal fondée le 25 janvier (Bibl. nat., ms. fr. 4391, fol. 33-37).

Peu avant sa mort, Martin de Bellefaye avait fondé un obit à Saint-Germain l’Auxerrois, moyennant la donation du revenu annuel d’un muid de blé. Cette donation, acceptée le 15 mars 1502 (n. st.) par le chapitre (Arch. nat., LL 400, fol. 2), fut réduite le 4 août 1637 (ibid., LL 413, fol. 83 v°).

3. Ferrières-en-Brie, Seine-et-Marne, arr. de Meaux, cant. de Lagny.

Armes. D'azur au chevron d'or accompagné de trois glands de même, posés 2 et 1.

Mss A2, p. 379; — B4, p. 330; — BLbl. nat., ms. fr. 32 444, p. 552 (description des armes); — VP2, p. 675; — Troche, foi. 114 et 209.

à) honorable, Tr. ; — b) s.. A2; sire, VP2.

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