Épitaphe
de François de Carnavalet F
1. Bibl. nat., Estampes, collection Gaignières, Rés. Pe 11 b, fol. 76, aquarelle de Boudan. — Cliché Studio Josse Lalance.
2 063. — D.O.M. a II Francisco Carnevenaeo \ // Armorico b, nobili ac strenuo c
VIRO, CUI, OB EXIMIAM // VIRTUTEM ET MORUM INTEGRITATEM, HeNRICUS II, // GaLLIARUM d REX, ET CATHARINA CONJUX e CHARISSIMI FILII ÜENRICI // PUERILEM AETATEM INFORMANDAM / COMMISERUNT, // QUI, BELLI PACISQUE ARTIBUS EGREGIE INSTRUCTUS, // FORTITUDINIS ET PRU- DENTIAE FAMA, SUPRA OMNEM // INVIDIAM CLARUIT, QUIQUE (QUOD RARIUS INTER // PESSIMA ^ SUI AEVI h EXEMPLA) PROBITATEM COLUIT, Il INTER MAXIMAS AUGENDAE REI i FAMILIARIS OPPOR- // TUNITATES OPES NEGLEXIT ET SUI SEMPER SIMILIS // VIXITb PHILIPPUS HuRALTUS ChEVERNIUS k 2, DIUTUR//NA ET ARCTA2 NECESSITUDINE, CONJUNCTISSI//MO m AMICO, JUSTIS PERACTIS n, BENEVO- LENTIAE /I ERGO °, MOERENS, PIENTISSIME POSUIT .//
Anno C I 3. I 3. LXXI. Il
VlXIT ANNOS LI. MENSES IIII. DIES XIII P.
Armes. Carnavalet : vairé d'or et de gueules , au franc quartier d'hermines. Couronne de comte et casque de chevalier. Cimier : un lion issant. — En dessous : deux écus partis de La Baume et de Hurault.
Mss A2, p. 380; — B4, p. 341-342; — D, fol. 193; — E2, fol. 8; — VP2, p. 680; — BiM. nat.. Estampes, Rés. Pe 11 b, fol. 76; — Troche, fol. 116 v°. — Bonfons, Les Antiquitez... de Paris, éd. de 1608, fol. 57 v°-58; — Du Breul, Le théâtre des Antiquitez de Paris, éd. de 1612, p. 788; éd. de 1639, p. 587; - — Le Maire, op. cit., t. I, p. 549; — Piganiol de la Force, Description historique de la ville de Paris..., éd. de 1765, t. II, p. 205.
a) om. E3, VP2; — b) Amorico, B4; Armerico, D, Carnevenae Armerico, Estampes; — c) ac om. Estampes, stenuo [sic]; — d) om. D, Estampes; — e) conjunx, Du Breul; — f) informanda, D, Estampes; — g) possima, Estampes; — h) aevi sui, D, VP3, Tr., Bonfons, Du Breul, Le Maire, Piganiol; — i) res, Estampes; — j) tixit. Estampes; — k) Cheverinus, D, Estampes; — l) areta, D, E3, Estampes; — m ) conjuctissimo. Estampes; — n) per aetis, E3; — . o) om. D, Estampes; — - p) om. A2, B4; 9, D; IX, Estampes; 15, Tr.
De l’autre côté, sur le mur élevé jusqu’à la naissance des ogives qui formait la clôture du chœur, il y avait une autre table de marbre, sur laquelle ces mots étaient gravés :
2 064. — Perenni memoriae et quieti Francisci Carnevenaei a, // equitis, Armorici,
VIRI NOBILISSIMI b, STRENUI // ET c OPTIMI d.
Mss A2, p. 380; — B4, p. 342; — D, fol. 193; — E3, fol. 8; — VP2, p. 680; — Bibl. nat., Estampes, Rés. Pe 11 b, fol. 76; — Troche, fol. 116 v°.
a) Camevnaei, Estampes; — b) nobilis, D, E3, VP2, Estampes, Tr. ; — c) om. A2, B4, VP2, Estampes; — d) optime, D, Estampes.
1. François, sire de Kernevenoy, dit de Carnavalet, fils de Philippe de Kernevenoy et de Marie Duchatel, né vers le milieu de février 1520, fut envoyé de bonne heure à la cour; à 28 ans, il était premier écuyer d’Henri II; choisi en 1556 pour être gouverneur du duc d’Anjou, le futur roi Henri III, il fut successivement nommé gouverneur des provinces d’Anjou, du Bourbonnais et du Forez. Il mourut dans son appartement au Louvre. Il avait épousé Françoise de la Baume, füle de François de la Baume, comte de Montrevel. Il en eut un fils Charles, baron de Carnavalet, sire de Noyon, mort jeune et sans postérité, laissant son nom à l’hôtel des Ligneris acquis par sa mère rue Culture Sainte-Catherine (Dictionnaire de biographie
française, t. VII, col. 1 172; Troche, fol. 116). François de Carnavalet avait acheté, le 21 janvier 1553, pour 630 1., l’hôtel du Petit Bourbon, rue des Poulies, paroisse Saint-Germain l’Auxerrois ( Lettres de Catherine de Médicis pubhées par Hector de la Ferrière et Baguenault de Puchesse, Paris, 1880-1909, 10 vol. in-4°, et 1943, index par A. Lesort, Collection de documents inédits sur l’histoire de France, t. II, p. 125, n. 2); sur cet hôtel, voir Jacques Boulenger, Dans la vieille rue Saint-Honoré, Paris, 1931, in-8°, p. 232 et suiv.
2. Philippe Hurault de Cheverny, Chanceher de France. Voir ci-dessous, n° 2 162, p. 111-112, n. 2.
ÉGLISE DE SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS
GUILLAUME MARGOTIER
Autre épitaphe dans le chœur, à droite de l’autel, à côté de celle de François de Carnavalet, où est gravé ce qui suit :
2 065. — Cy gist le corps de venerable et discrette a personne Maistre Guillaume
MaRGOTIER b, VIVANT PRESTRE, CHAPELLIN PERPETUEL DE L’EGLIZE COLLEGIALLE DE SAINCT
Germain de l’Auxerrois, lequel décéda le ... mil six cent trente c... 1
Armes. D’azur au chevron d’or accompagné en chef de deux quatrefeuilles d du même et en pointe d’un croissant d’argent surmonté d’un cœur d’or.
Mss A2, p. 380; — B4, p. 342-343; — VP2, p. 680; — Troche, fol. 245.
a) d., A2; docte, VP2; — b) Marargotier, A2, B4; Marargoher, VP2; Magottier, Tr. ; — c) om. A2, B4, VP2; — d) quintefeuilles. B4.
1. Guillaume Margotier est mort entre le 11 octobre 1633, jour où il était encore présent au chapitre, et le 15 novembre suivant, jour où le chapitre accorda à Robert Le Maigre, haut vicaire du chœur, la rente annuelle de 50 1. t. dont jouissait feu Guillaume Margotier (Arch. nat., LL 413, fol. 25). Ce personnage est cité pour la première fois par les registres capitulaires le 13 septembre 1588, comme vicaire de Saint-Germain l’Auxerois, desservant pour le chanoine Brocquet ( ibid ., LL 407, fol. 298 v°). Le 23 avril 1589, qualifié prêtre du diocèse de R.ouen, vicaire de Saint-Germain l’Auxerrois, il est pourvu de la chapelle Saint-Nicolas au chœur de l’église [ibid., id., fol. 318 v°); le 3 octobre 1596, il se désiste de cette chapelle pour être pourvu, le 6 octobre, de la chapelle Saint-Michel, également au chœur (ibid., LL 408, fol. 146 v°-148). Le 5 mars 1596, il avait été élu « sollicitator negotiorum capituli et communitatis » et, le 2 avril, receveur du chapitre et de la communauté (ibid., LL 409, fol. 22 et 23 v°).
Il continua d’exercer la première de ces fonctions jusqu’au 11 octobre 1621, date à laquelle il en fut déchargé sur sa demande et remplacé par le chanoine Aubin (ibid., LL 411, fol. 143). Pourvu le 9 juin 1601, « pro suis salariis », d’une allocation annuelle de 100 1. t. afférente à ses fonctions de receveur (ibid., LL 409, fol. 106 v°), il les exerça jusqu’au 14 novembre 1623 (ibid., LL 410, fol. 111 v° et 113), sauf interruptions du 18 janvier 1605 au 4 décembre 1607 (ibid., LL 409, fol. 154 et 190) et du 10 octobre 1615 au 14 décembre 1621, date à laquelle il remplace François de Fancan, le célèbre agent de Richelieu (ibid., LL 410, fol. 85, et LL 411, fol. 20 v°). Au cours de l’année 1631, il est dispensé d’assister aux convois, puis aux services et au chapitre, « à cause de son ancien aage, caducité et maladie, et en considération des bons et longs services qu’il a rendus à la communauté » (ibid., LL 410, fol. 288 et 297 v°). Il a fondé une messe dans sa chapelle Saint-Nicolas (Troche, fol. 245).