Montreuil-sous-Bois, Seine-Saint-Denis
ÉGLISE DE SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS
JEAN PUILLOIS
Épitaphe scellée sur l’un des piliers autour du chœur, à droite, en face la sacristie.
2 068. — Cy DEVANT ®, AUPRÈS b DU PILIER,
GlST DE CEANS UN MARGUILLIER
Maître Jean Puillois 1 surnommé.
En son vivant bien renommé,
Autant que procureur fut oncques Fréquentant la Chambre des Comptes,
Qui, de bienfaits plein comme l>œuf c.
Mil quatre cent nonante et neuf Trépassa, dont fut grand esmoy d.
Le quatorziesme jour de may e.
Priez pour luy, je^ vous en prye,
Jésus et la Vierge Marye.
Armes. D’argent au pal de sable 2.
Mss A2, p. 393; — B4, p. 408; — VP2, p. 700-701; — Troche, fol. 113 v°-114. Sauval, t. I, p. 331.
Migne, t. II, col. 132-133; —
a) cy dessous, Tr., Sauval; — b) au pied, Tr., Sauval; — c) un œuf, VP2; — d) esmay, Sauval; — e) du moy, Migne ; — /) il, Sauval.
1. Le 16 juillet 1499, le chapitre autorise la veuve de Jean Puillois à faire placer « unurn parvum epytaphium lapideum unius pedis in longitudine et latitudine vel eocirca contra pilare juxta ubi est inhumatus dictus defunctus in ecclesia Sancti Germani, dando aliquid ecclesie pro ornamentis ecclesiasticis »; le 13 décembre suivant, il confirme cette autorisation, avec cette différence que l’épitaphe pourra avoir un pied et demi et en précisant l’emplacement de la sépulture « versus orologium » (Arch. nat., LL 399, fol. 151 et 156). Dans le courant du XVIe siècle, des autorisations semblables sont accordées par le chapitre pour d’autres membres de la même famille : le 9 avril 1527 (n. st.), pour un « Pilloys » dont le prénom n’est pas indiqué, également devant l’horloge ( ibid ., LL 401, fol. 96 v°), et le 14 novembre 1567, sans désignation d’emplacement, pour Eustache Puillois, auditeur à la Chambre des Comptes (ibid., LL 404, fol. 409 v°), lequel avait été
l’exécuteur testamentaire de son frère Denis Puillois, reçu chanoine de Saint-Germain l’Auxerrois le 28 décembre 1529, mort le 22 août 1547 et enterré au cimetière des Innocents (ibid., LL 401, fol. 162 v°; LL 402, fol. 113 v°). Denis Puillois avait fondé dans son église collégiale un service dont mémoire était faite sur un tableau de cuivre (ibid., LL 402, fol. 115 v°; LL 403, fol. 60) ; le texte n’en est pas parvenu jusqu’à nous. Les registres capitulaires nous font encore connaître l’existence d’un nommé Jean Puilois, clerc du diocèse de Rouen, titulaire de la chapelle de Saint-Étienne et Saint-Laurent, qu’il résigna le 25 juin 1547 (ibid., LL 402, fol. 109).
2. D’après Coustant d’Yanville, Chambre des Comptes de Paris..., Paris, 1866-1875, in-fol., p. 777, Eustache Puillois, qui appartenait certainement à la même famille, portait « d’azur au pilon d’or ». Les copistes de nos mss auraient-ils mal interprété ces armes ?