‹ Épitaphier du vieux ParisChapitre 78 sur 323 · ALEXANDRE FRERE · texte numérisé non relu

ALEXANDRE FRERE

Épitaphe de marbre devant l’image de la Vierge, dans la nef.

2 079. — Alexander Frereus 7, comes consistorianus et libellorum supplicum

MAGISTER, NATALIBUS ILLUSTRIS, VIRTUTE CLARIOR, OMNIBUS INTEGRITATE ET COMITATE MORUM

1. Nicolas Favier a été reçu conseiller au Parlement le 19 novembre 1550 (Blanchard, Les Presidens au mortier.... Catalogue de tous les conseillers..., p. 73). Il est l’auteur de Figure et exposition des pourtraictz et dictons contenuz es médaillés de la conspiration des rebelles en France, opprimée et estaincte par le roy... Charles IX le 24 jour d’aoust 1572, Paris, in-8°, et, avec François de Belleforest et Arnault Sorbin, d’un Recueil pour l’histoire de Charles IX, Paris, 1575, in-8°. — Nicolas Favier et Louise de la Porte étaient possesseurs de la chapelle Saint-Jean (ci-dessous, p. 118) avant sa reconstruction en 1583 (Arch. nat., LL 731, fol. 68; Troche, fol. 246).

2. Magnicourt, Aube, arr. d’Arcis-sur-Aube, cant. de Chavanges.

3. Probablement Cotinville, Seine-et-Marne, arr. de Fontainebleau, cant. et comm. de Château- Landon.

4. Louise, fdle de Pierre de la Porte, conseiller au Parlement, et de Germain de Sailly, inhumée avec son mari (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 1 112, p. 225).

5. Nicolas II Favier, pourvu de l’office de conseiller en la Cour des Monnaies le 29 février 1568 en remplacement de Gérard de Vallès, a été reçu le 11 mars. Le 20 mars 1571, il a été

nommé commissaire avec Jacques Petemolu, conseiller au Parlement, pour la correction des faux monnayeurs, sans doute pour l’exécution de l’édit de septembre 1570 sur la souveraineté de la Cour des Monnaies et la désignation de commissaires pour diverses missions. Il sera remplacé à la Cour des Monnaies par Chérubin Favier, pourvu le 11 avril 1579 (G. Constans, Traité de la Cour des Monnoyes..., Paris, 1658, in fol., pages préliminaires et preuves, p. 130 et suiv.). Reçu conseiller au Parlement dès le 30 janvier 1573 en la survivance de son père, Nicolas II est entré effectivement en possession de cette charge le 13 novembre 1579 (Blanchard, op. cit., Catalogue..., p. 96). A la suite du partage de la succession de ses père et mère, le 18 juillet 1584, il a reçu une rente d’un écu 2 s. 6 d. sur l’Hôtel de Ville, correspondant au quart d’une rente acquise du Prévôt des Marchands en 1568 (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 1 111, doss. 25 582, p. 37).

6. Le ms. A2 blasonne : « d’azur à trois étoiles d’or, au croissant d’argent en pointe ».

7. Alexandre Frère, seigneur de Montfort, conseiller au Grand Conseil le 5 janvier 1629, maître des Requêtes le 1er février 1635, est mort le 14 février 1636 (La Chesnaye des Bois, op. cit., t. VIII, col. 632).

ÉGLISE DE SAINT-GERMAIN L’AUXERROIS

JUXTA COGNITUS ET CARUS, SINGULARI ER GA AMICOS STUDIO, INCORRUPTA ER GA a OMNES FIDE COMMENDATISSIMUS, VIX EMENSUS VIGESIMUM NONUM b AETATIS SUAE ANNUM, FEBRE CORREPTUS, FATO CONCESSIT. MuNDO EREPTUS, COELO REDDITUS FUIT, UNICUM DOLENTISSIMIS PARENTIBUS, MOESTISSIMIS AMICIS SOLAMEN. VlR PROBISSIMUS, INTEGERRIMUS JUDEX, FIDELISSIMUS CONSI- LIARUS, CONSTANTISSIMUS AMICUS, FAMAM INCORRUPTISSIMAM RELIQUIT, AETERNAE c MEMORIAE CONSIGNAVIT VITAM. OBIIT DECIMO . FEBRUARII ANNO d .

Claudius e Frereus 1, comes consistorianus et in supremo Delphinatus senatu prin-

CEPS f, ET MaGDALENA PlOUVIER ? 2, PARENTES MOESTISSIMI, HOC DOLORIS FILIO h MONU- MENTUM PONI CURAVERUNT.

Armes. D'azur à l'étoile d'argent, au chef d'or à la

Ecu surmonté d’un casque fermé et empenné.

croix pattée alizée de gueules.

Mss A2, p. 396; — B4, p. 425-426; — VP2, p. 706; — Troche, fol. 201 v°-202.

a) amicos studio, incorrupta erga om. Tr.; — b) 29, A2; nonam, Tr.; — c) aeternam. A2, B4, Tr; — d) om. A2, B4, Tr. ; — e) Carolus, VP2; — /) principes. B4, Tr.; — g) Plovier, A2, B4; de Pluvier, Tr.; — h) filis. B4, Tr.

1. La version « Claudius » des mss A2 et B4 est la bonne. Avocat général au Grand Conseil en 1595 (La Chesnaye des Bois, loc. cit.), conseiller du Roi et maître des Requêtes de son hôtel le 4 décembre 1602, Claude Frère percevait à ce dernier titre des gages annuels de 1 200 1. (Bibl. nat.. Pièces orig., vol. 1 243, doss. 27 851, p. 8; quittance du 4 janvier 1605). Il fut chargé par le Roi, du 1er juin au 28 septembre 1612, d’une mission à Châtillon-sur-Indre et à Saumur (quittance du 15 octobre, ibid., p. 9). Conseiller d’État en 1614, il fut nommé Premier Président du Parlement de Grenoble par lettres du 25 juillet 1616 et reçu le 2 septembre suivant ( Invent . somm. des Arch. départ, de l'Isère, série B, t. I, 1864, p. 422); il occupa cette fonction jusqu’à sa mort, en novembre 1639; il conserva cependant celle de conseiller d’Etat pour laquelle il percevait des gages annuels de 2 000 1., attestés par des quittances des 20 février 1624 pour l’année 1623 et 8 mars 1627 pour l’année 1626 (Bibl. nat., dossier cité, p. 10 et 12). La quittance du 20 février 1624 le qualifie Premier Président du Parlement de Provence : or, aucun des ouvrages relatifs à l’histoire de cette haute juridiction n’y mentionne sa présence, et la recherche qu’a bien voulu faire à ce sujet M. André Villard, Directeur des services d’ Archives des Bouches-du-Rhône, dans le fonds de ce Parlement a été aussi négative. Les deux quittances de 1624 et de 1627 étant écrites de la même main, qui n’est pas celle du signataire, il convient d’attribuer cette erreur au scribe de ces pièces

et à l’inattention de la « partie prenante », qui aura signé sans lire attentivement le libellé de la pièce. — Le 28 mars 1625, Alexandre Frère reçut du roi un don de 3 000 1. « en considération de [ses] services et pour [l’]aider à supporter la dépense » faite à cette occasion [laquelle n’est pas spécifiée] [ibid., p. 12). Il avait été anobli en 1618. Rivoire de la Bâtie, Armorial du Dauphiné, Lyon, 1867, in-4°, p. 245, donne seulement à Claude Frère deux fils : Louis, maître des Requêtes et Premier Président après lui, et Pierre, conseiller au Grand Conseil, morts l’un et l’autre sans postérité, et il mentionne Alexandre comme étant son frère, erreur figurant également dans une généalogie conservée au volume cité des Pièces originales, p. 17. La Chesnaye des Bois [loc. cit.) donne la filiation exacte : Louis, qui succéda à son père en vertu de lettres royales du 12 octobre 1640, Pierre et Alexandre. — Sur le père et le fils, voir aussi : Guy Allard, Dictionnaire historique... et généalogique... du Dauphiné, publié par H. Gariel, Grenoble 1864, in-8°, col. 526 (Bibl. hist. et litt. du Dauphiné, t. II) et Presidens uniques et Premiers Presidens du... Parlement de Dauphiné, rééd. Gariel, Grenoble 1864, in-8°, p. 86. (Bibl. hist. et litt. du Dauphiné, t. I.)

2. Madeleine Piouvier était la fille de Bertrand Plouvier, seigneur de Quaix, Premier Président de la Chambre des Comptes de Grenoble (Rivoire de la Bâtie, op. cit., p. 531; Guy Allard, Presidens uniques..., t. I, p. 86).

GUILLAUME DE BAIGNEAUX Épitaphe dans la nef, contre l’image de la Vierge.

2 080. — D.O.M.S. Il AETERNAEQUE MEMORIAE // GuiLLIELMI DE BAIGNEAUX a 1, DOMINI de Chaulny b 2, Saint-Sauveur 3, Vawentière c 4, la Grappe d 5, Régi christianissimo a

CONSILIIS SECRETIS ET FISCI ET e SCRIBAE SIVE LITTERIS f SACRIS ? CONSISTORII h.

Pauca, LICET PAUPER ES, OCULIS CAPE VERBA QUE FANTUR 1

Hic bona; cum fecerisL, carpe*, viator, iter.

Bagneus 1 Régi, patriae carusque m propinquis

AtQUE DeO VIXI n, DUM MIHI VITA FUIT,

Imprimisque DeO FUGITIVAE 0 IN MUNERE P VITAE HaNC MEDITANS SOLVIQUE 1 SINE NOCTE DIES.

FlDA MIHI (UT TESTIS ChIVERNIUS 6 ILLE, TOGATAE PRINCEPS r MILITIAE), NEC VARIATA s FIDES,

PROMPTA SED OFFICIIS 1 SEMPER PIETATIS IN OMNES SlVE OBEUNDA u FORIS RES EA SIVE v DOMI,

NEC SIBI VENTOSA RAPUIT w ME GLORIA * CURRU,

VlTA MIHI NEC QUAE INTER INOPES y

Sic MIHI QUAE . VITAE 3 FUGIENTIS HABEBIT

Posthuma nunc etiam vita sibi comité aa.

Tuque preces his junge pio et dic ore, viator,

Ut MANEAT bb COELO TERTIA VITA MIHI.

Obiit ANNO 1611, DIE 29 A MENSIS januarii, aetatis 50.

Anima ejus cc requiescat in pace. Amen.

1. Guillaume de Baigneaulx (telle est la forme de sa signature autographe, Bibl. nat., Nouveau d’Hozier, vol. 21, doss. 427, p. 2) fut reçu secrétaire du Roi, maison et couronne de France le 3 janvier 1586 par résignation de Jean Robert.

Il résigna lui-même le 27 décembre 1593 en faveur de Charles Cheron, puis le 10 février 1606 en faveur de Jacques Pastourel, et enfin le 28 janvier 1611, la veille de sa mort, en faveur de son fils Philippe (Tessereau, Histoire chronologique de la grande Chancelerie de France, Paris, t. I,

1710, p. 210, 225, 260 et 292). II avait épousé Jeanne Simon, qui vivait encore en 1622, date d’un bail qui sera mentionné plus loin. Le 24 janvier 1601, il donne quittance d’une rente pour le compte des enfants mineurs de Marie de Myneray, veuve de Pierre Simon, lieutenant général du bailliage de Chartres, dont il est tuteur (Bibl. nat.,

Nouveau d’Hozier, vol. 21, doss. 427, p. 2); dans cette quittance, il est qualifié seigneur de Chaulnoy, conseiller notaire et secrétaire du Roi et greffier du Conseil privé de Sa Majesté. On le retrouve jusqu’à sa mort avec ces mêmes titres dans plusieurs autres documents (Bibl. nat., Pièces orig., vol. 166, doss. 3 517). Il habitait une maison située rue des Poulies et rue Jean-Tison, propriété du chapitre de Saint-Germain l’Auxerrois,

qui la lui avait louée par bail du 9 janvier 1604. Il y fit des réparations que le chapitre tint « pour agréables » le 8 mars 1608 (Arch. nat., LL 409, fol. 192 v°). Le 14 juin 1622, ce bail fut renouvelé à Jeanne Simon, sa veuve, pour six années, à dater du 1er janvier 1623, moyennant un loyer annuel de 600 1. t. (ibid., LL 410, fol. 192 v°). C’est probablement après la mort de Jeanne Simon que le chapitre loua la même maison, à partir du 1er janvier 1626, par bail consenti le 27 juin 1625 à N. de Baigneaulx, conseiller du Roi, trésorier des Menus plaisirs et affaires de sa chambre [ibid., id., fol. 141 v°).

2. Chaunay, Eure-et-Loir, arr. et cant. de Chartres, comm. de Fontenay-sur-Eure.

3. Sans doute Eure-et-Loir, arr. de Dreux, cant. de Châteauneuf-en-Thymerais.

4. Sans doute Yauventriers, Eure-et-Loir, arr. et cant. de Chartres, comm. de Champhol.

Page 1