‹ Épithélioma branchial chez une jumentChapitre 2 sur 2 · DE LA GREFFE CANCÉREUSE DANS LA MAMELLE · texte numérisé non relu

DE LA GREFFE CANCÉREUSE DANS LA MAMELLE

L’aspect est absolument identique à celui du cancer branchial, examiné dans les mêmes conditions; Ep, boyaux d’épithélium malpighien, caractéristiques du cancer ; te, te, te, charpente conjonctive de la greffe cancéreuse, avec ses cellules ramifiées et ses fibres ; v, vaisseau capillaire coupé transversalement.

est celle du devenir de ces greffes. Qu’en serait-il advenu si la malade eût vécu plus longtemps? Peut-être, au lieu de leur flétrissement, aurions-nous observé, en particulier dans la mamelle gauche, un accroissement notable du nodule cancéreux d’inoculation? Quoi qu’il en soit, il est certain que les greffes n’étaient nullement en voie de régression. Leurs cellules épithéliales ne présentaient aucune espèce de dégénérescence ; bien au contraire, elles montraient tous les signes

GREFFES CANCÉREUSES CHEZ UNE JUMENT

d’une excessive vitalité, en particulier des karyokinèses nombreuses, ainsi qu’une aptitude à prendre violemment les matières colorantes. Il est fâcheux que nous n’ayons pas recherché le glycogène selon la méthode ingénieuse préconisée par le Dr Brault; nous aurions très probablement noté tous les signes d’une abondante glycogenèse. D’autre part, il n’existait, autour des nodules cancéreux, aucune trace d’inflammation destructive, et rien, assurément, ne permettait de prévoir une résorption des plus problématique.

En résumé, nous avons donc observé une variété de tumeur maligne épithéliomateuse qui n’avait pas encore été constatée chez le cheval, et nous avons, d’autre part, réussi à obtenir, pour la première fois chez cet animal, et d’une manière rigoureusement vérifiée, des greffes de son propre

cancer.

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