FRS
bulbaire de Vurèthre jusqu’à la racine de la verge. Elle mesure environ 8 cenlimètres en longueur et 4 centimètres en largeur à son extrémité postérieure et 2 centimètres à son bout antérieur. On peut sentir l'extrémité antérieure juste èn avant du scrotum. La peau et le fascia superficiel sont mobiles au-dessus de a tumeur. Des deux côtés on trouve une induration assez notable tout le long des racines du corps caverneux qui est en communication directe avec la masse centrale, En essayant une pression forte on a au-dessus du milieu de la tuméfaction la Sensation d’une légère élasticité, mais on ne constate pas de fluctuation. La masse centrale paraît plus fixée en haut, la portion postérieure permettant quelques mouvements latéraux. Il n'y a pas de sensibilité exagérée; une pression forte exercée sur la tuméfaction ne fait sourdre du canal ni sang ni pus. On peut sentir la tumeur par le rectum, mais elle n’a pas de rapport direct avec celui-ci. La prostate et la portion membraneuse de l’urèthre paraissent être sains. Les ganglions lymphatiques iuguinaux, sans être augmentés de volume, sont acccessibles au toucher. IL n'existe pas de sensibilité exagérée dans les aines; on peut sentir lés reins. Tous les autres viscères abdominaux sont sains.
Les urines sont acides et ne contiennent pas de sang. À l'examen microscopique on y trouve quelques cellules épithéliales pavimenteuses. La température est normale. Les symptômes, pendant la miction, sont les mêmes que ceux mentionnés plus haut.
- En examinant l'urèthre avec une sonde métallique de gros calibre, l'instrument se trouve arrêté à une profondeur de 10 centimètres etdemi, Avec des instruments plus petits, on arrivait jusqu’à une profondeur de 14 centimètres et demi sans avoir la sensation de se trouver dans une fausse route. Des instruments mous étaient arrêtés au même endroit. On a fait plusieurs tentatives de passer avec des bougies filiformes, mais en vain. Le malade a abondamment saigné pendant ces essais.
On couchait le malade pendant plusieurs jours en lui appliquant des cataplasmes chauds sur le périnée ; mais tous les efforts pour franchir le rétrécissement finissaient comme avant.
Examen endoscopique, fait le 10 mai, par M. le Dr BERKELEY. — L'instruméênt arrive sans aucune difficulté ct sans provoquer aucune uréthrorrhagie jusqu’au rétrécissement, La muqueuse antéstricturale est blanche, opaque. On trouve sur la paroi supérieure de l’urèthre, à droite, une petite saillie papillaire de la muqueuse qui obstrue un peu lorifice stricturé.
Tous-les efforts pour introduire une bougie échouaient jusqu'au 15 mai, quand on réussit à franchir l'obstacle avec une bougie filiforme qui fut fortement retenue par le rétrécissement ; comme de nouveaux efforts ne réussissaient non plus, on a endormi le malade avec de l'éther pour faire une taille périnéale.
Opération, le 22 mai 1890. — On fit-d'abord une incision médiane longue de
5 centim., dans la masse solide qui remplissait le périnée. La peau et les : parties molles qui la recouvraient étaient saines et la surface de la masse elle-même était assez bien délimitée. En l'incisant, après avoir traversé une couche de tissu dure, épaisse d’un centimètre et demi, on arrive dans une cavité
PLERNTE
remplie d’un liquide purulent, sale, sanguinolent inélangé à de 'ufié. La
première idée fut ia on avait affaire ici à un abcès périnéäl ordinaire, mais au fur et à mesure qu'on élargissait l'incision en avant et en arrière dé façon à découvrir franchement la cavité on s’est bientôt aperçu que le tissu qui entourait la cavité n’était pas celui qu'on trouve d’ habitude autour des abeès chrôniques. J1 était d’une couleur blanc grisàtre, couvert partout de nombreusès petites taches êt très friable. En effet, il ressemblait exactement à une section
d'un épithélioma ordinaire de la lèvre où de là langue. Les parois dé la cavité 2 “étaient formées par ce tissu; il n’y avait aucune trace de bourgeons dé granu-
lation. Le long du côté droit, parallèle à la direction normale de l’urèthre, on
voyait encore une bande de membrane muqueuse large environ d'un centi-
mètre, d'un aspect presque normal. Les bords de cette bande étaient irréguliers. En introduisant un mandrin Wheelhouse dans l'urèthre, il pénétrait dans la pENe sans aucun obstacle. Il était done évident que tous les instruments qu'on avait introduits avant l'opération avaient été arrêtés dans cette cavité. On prolongea ensuite l'incision en arrière à travers toute la masse périnéale, jusque dans le tissu sain situé en avant de l'anus. Vers l'extrémité postérieure du bulbe on a coupé une grosse artère qui a saigné abondamment, car grâce à
la dureté et à la friabilité des tissus voisins on avait une grande difficulté à lier
le vaisseau. On a ensuite introduit une bougie fine dans la vessie, en se guidant par la bande de muqueuse uréthrale sus-mentionnée qui traversait la cavité. On a passé une série de dilatations métalliques le long de la bougie jusqu’à ce qu’on ait pu facilement introduire une sonde molle n° 12 (anglais) qu'on a laissée à demeure. On a ensuite enlevé un assez gros morceau de la tumeur. pour l'examen histologique. Après avoir essuyé la plaie avec une solu-
tion dé sublimé de 2 p. 1000, on l'a saupoudrée avec de l’iodoforme et tam-
ponnée avec de la gaze iodoformée. Après avoir mis le malade au lit, on a fixé un tuyau en caoutchouc au bout de la sonde pour drainer la vessie. Il ne reste que très peu à dire du malade pendant les deux premiers mois qui ont suivi l'opération, dont il a étonnemment peu souffert. Les tampons ont été enlevés sans aucune hémorrhagie. La sonde à demeure a êté enlevée et nettoyée régulièrement sans aucune difficulté au bout de huit jours. É
Les bouts antérieur et en de Ja plaie se cicatrisaient, mais la partie intermédiaire restait ouverte. Il n’y avait pas de tendance de formation d'une néoplasie fongueuse. La masse a lentement augmenté jusqu'à la grosseur d’un œuf d’oie, tout en devenant plus fixée en même temps. Presque pas d'hémorrhagie jusqu’au 13 juillet. Les ganglions inguinaux étaient durs et légèrement augmentés de volume vers la fin de juin. L'état général restait bon, maïs le malade maigrissait graduellement. Pas de cystite intense à ce moment, hi d’élévation de température notable. PS
Le malade insista pour rentrer chez lui après un séjour de troi
bital. IT était très faible à ce momént. On a pu introduire facile nt une sonde de gros calibre. Il existait une légère cystite, qui nécessitait des lavages vésicaux. Les ganglions de l’aine étaient considérablement augmentés. HS
72 Tee
sement on n'a pas complété cette observation par une autopsie. On n’a même pas pu savoir combien de temps le malade a encore vécu chez lui, toutes les recherches qu'on a faites dans ce sens étant restées sans réponse. ‘
Inutile de donner une description détaillée de la tumeur extirpée : IL s'agissait d’un cas typique d'épithélioma pavimenteux à développement rapide avec de nombreux nids de cellules cancéreuses.
OBSERVATION XVI À (de M. OBERLANDER).
F..., 69 ans, très bien conservé pour son âge, encore vigoureux, entre au printemps de 1889 à la Clinique; il souffre, depuis environ quarante ans, de blennorrhagie chronique, puis de rétrécissements s'étendant depuis la moitié de la portion caverneuse jusque dans la portion “membraneuse : fort catarrhe vésical avec miction douloureuse. La vessie ne se vide qu'à moitié. L'urèthre laisse à peine passer le n° 15 Charrière. Peu à peu on réussit à dilater le rétrécissement et à supprimer presque complèlement le catarrhe et les douleurs. Il persiste un peu d’atonie vésicale obligeant à vider la vessie deux fois par jour. L'état du malade reste très supportable ainsi pendant plusieurs années. L'état général est bon. Il part pour quelques mois et revient me trouver en octobre 1892, pour se faire examiner comine d'habitude.
Je découvris alors pour la première fois, à environ 1 centim. en avant du sphincter anal, dans le bulbe, une tumeur dure, de la grosseur d’une noisette, légèrement mobile et lisse; je pensai d'abord à une callosité sans importance. Au bout d’un peu plus d'un mois, le malade revint. En se sondant, depuis quelque temps, il avait remarqué régulièrement des hémorrhagies. La tumeur avait augmenté et était formée d'une partie plus grosse, du volume d’une chätaigne, et d'une autre plus petite, de la grosseur d’un noyau de cerise, qui était lisse à sa superficie et indépendante de la peau.
Examen uréthroscopique. — Tube 27 facilement introduit jusqu'à l'extrémité - du bulbe. Dans le champ lumineux, on vit alors dans la moitié inférieure une cicatrice semi-lunaire, blanchâtre, entourée d’une muqueuse grisâtre, sèche. Le reste de la muqueuse uréthrale, presque jusqu’au niveau du gland, présentait une surface pareiïllement colorée, terne, avec plusieurs anciennes cicatrices plus ou moins grandes, en quelques points se voyaient des plicatures. Par-ci, par-là, des conduits excréteurs des glandes disséminées, non enflammées. La tumeur apparaissait derrière la cicatrice. En attirant le pénis et en poussant le tube, on put la faire saillir un peu au-dessus de la cicatrice semi-lunaire. Elle * parut alors très nettement sous forme d’une masse framboisée d’un beau rouge, irrégulièrement mamelonnée à la surface.
En essayant d'aller plus loin, avec un tube moins gros, l'on provoqua une hémorrhagie.
Comme je ne pouvais ee avec le bistouri ou la curette tranchante un morceau de la tumeur pour servir à l'examen microscopique, je frottai à plusieurs
reprises un fort tampon de ouate sur la tumeur, puis avec la pointe de la sonde je pratiquai le lavage de la vessie, de façon à retirer par l'eau de lavage les
particules de la tumeur rejetées dans la vessie. J'obtins ainsi une quantité -
suffisante de débris néoplasiques, dont quelques-uns atteignaient la grosseur d'un demi-pois. Le tout fut remis pour l'examen histologique au professeur Neelsen, qui déclara qu'il s'agissait d’un carcinome à marche envahissante rapide. L'examen histologique sera donné en détail plus loin.
Un second examen uréthroscopique fait à Dresde, en présence de M. le Dr Rupprecht, confirma le diagnostic, et nous réussimes de nouveau à avoir par écrasement quelques fragments de la tumeur.
Opération, le 20 janvier 1893. — Incision longitudinale de l’urèthre due la
portion bulbaire. La tumeur se présenta alors de la grandeur d'une grosse châtaigne un peu lobulée, en l'incisant on fit sortir le suc cancéreux caractéristique. L’extirpation fut pratiquée de telle sorte que l’urèthre fut enlevé à 1 centimètre et demi à 2 centim. au-dessus et au-dessous de la tumeur. Puis les bouts furent réunis au catgut. Pas de généralisation dans l’urèthre. L'introduction d’un spéculum nasal dans le bout postérieur permit de bien inspecter l'urèthre postérieur jusqu’à l’orifice vésical. ;
Guérison par première intention en trois semaines. Les ganglions inguinaux
extirpés parurent sains.
Jusqu'ici pas de récidive. En avril 1893, un nouvel examen uréthroscopique fut fait, qui montra sur les parties excisées une cicatrice linéaire lisse. Nulle part trace de récidive. Le 1er août, le patient fut revu pour la dernière fois. Pas de récidive locale ni extérieurement, ni uréthroscopiquement. Le malade a beaucoup augmenté de poids. :
Examen histologique, par le professeur NEELSEN. — [Le carcinome forme une tumeur semi-lunaire de 4 centimètres èt demi de long sur 2 centimètres un tiers de large, entourant la moitié inférieure de l’urèthre.
A la coupe, coloration blanc jaunâtre. Consistance moyennement ferme. Au microscope, la tumeur se présente comme un épithélioma pavimenteux, à grosses céllules, né formant pas de perles cornées, et à stroma épais, avec infiltration parvicellulaire. La surface tournée du côté de la lumière de l’urèthre présente de petites excroissances. papillaires revêtues d'un épithélium pavimenteux, stratifié, corné.
OBSERVATION XVI B (de M. RUPPRECHT).
M.F..., de Dresde, âgé de 69 ans, était affecté, depuis quelque dizaine d'années, d’un rétrécissement blennorrhagique de l’urèthre, avec catarrhe de la vessie. Trois années durant M. Oberländer l’a traité par la dilatation, ainsi
que par le cathétérisme pratiqué d’une façon régulière et par les lavages de la
vessie ; le malade a été soumis un assez grand nombre de fois à des examens uréthroscopiques. Ainsi qu'il l’a écrit textuellement, M. Oberländer connais-
sait depuis longtemps et fort bien cet urèthre, et Jamais il ne lui avait trouvé quoi que ce soit d'anormal, abstraction faite du rétrécissement. A la suite d’ un voyage de plusieurs mois, entrepris durant l'été, le malade fit savoir, en -octobre 1892, que depuis quelques semaines il éprouvait une gêne pour uriner, qui était allée en augmentant rapidement ; que de plus, chaque cathétérisme, malgré l'extrême circonspection avec laquelle il était pratiqué, avait été suivi d'un écoulement de sang par l’urèthre, ce qui précédemment n'avait jamais eu
lieu, pendant les quelques années durant lesquelles le malade s'était sondé. À la palpation du périnée, M. Oberländer découvrit alors au niveah du
+ F1G. 1. — Carcinome de l’urèthre chez l’homme. Zeiss. Obj. A. Oc. 3, ad », m. $ ? Mitoses.
D’après RUPPRECHT. Cntralblatt für Chirurgie, 1894, p. 1121.
rétrécissement, une tumeur du volume d’une noisette, dure, lisse, mobile, indolente, siégeant sur le bulbe de l’urèthre. Quatre semaines auparavant le malade s'était aperçu de l'existence de cette tumeur, qui avait alors le volume d’une noisette. M. Oberländer procéda aussitôt à l'examen uréthroscopique. Il découvrit dans la portion bulbaire de l’urèthre, immédiatement en arrière de la cicatrice blanchätre qui correspondait au rétrécissement, une tumeur rouge bosselée, saignant facilement, ayant l'aspect d'une framboise. Il promena à plusieurs reprises sur la tumeur, à travers le tube de l’uréthroscope, un tamponnet d’ouate fixé à l'extrémité d'un petit baton. Puis à l'aide d’une seringue
OU
fixée au bout du tube, il fit refluer dans la vessie les fragments de tumeur, détachés de la sorte: il retira ensuite de la vessie, à travers une sonde de fort
calibre, ce produit de lavage. Il recueillit ainsi, pour les soumettre à l'examen
microscopique, un nombre considérable de particules de la tumeur, quelques-
unes atteignant la grosseur d’un demi-pois. Une partie de ces fragments ont été envoyés à feu le professeur Neelsen, de Dresde, pour faire l'objet d'un examen de contrôle. Le malade me fut adressé à fin d'opération.
-Pour différents motifs, entre autres à cause d’une diminution passagère appae
rente de la tumeur (œædème inflammatoire consécutif au cathétérisme ?), l’opé- .
ration proposée ne put avoir lieu que le 20 janvier 1893. Dans l'intervalle j'ai eu l’occasion de me faire soumettre par M, Oberländer les résultats de l'examen uréthroscopique, et d'examiner au microscope les particules du néoplasme, détachées par voie de friction. Mon assistant le Dr Güpel fit des préparations de ces particules et les colora à l’hématoxyline. Il s'agissait, ainsi que l'avait déjà déclaré le professeur Neelsen, d’un carcinome, mais non d’un cancroïde comme c'était le cas dans les observations de Thiersch, de Schustler, de Czerny ; ainsi que le fait voir le dessin d’une de mes préparations, c'était un
carcinome villeux à grosses cellules, fortement proliférant, sans carnification,
sans boules en forme de perles. Les noyaux vésiculaires des cellules épithéliales,
colorés dans toute leur masse, avaient la forme d’une sphère ou d'un œuf, et dés dimensions variables. Il y en avait qui atteignaient des dimensions extraor-
dinaires ; par-ci par-là on leur trouvait des mitoses. Sur des coupes transversales des villosités les noyaux des cellules épithéliales n'étaient pas disposés concentriquement, mais dans le sens radié ; au centre des cercles on apercevait les noyaux, beaucoup plus petits, des cellules des vaisseaux, noyaux arrondis ou en forme de stries. La trame ‘conjonctive du néoplasme était, par places, parsemée de nombreuses cellules arrondies. La tumeur qu’on percevait à la palpation du périnée avait passé en l’espace de quatre mois (depuis la fin de septembre 1892 jusqu’à la fin de janvier 1893) du volume d’un pois au volume
d’une châtaigne. Contrairement à ce qui avait eu lieu dans les cas décrits jusqu’à
ce jour, elle ne se présentait pas sous les dehors d’une infiltration- allongée de l'urèthre, mais sous ceux d’une tumeur bien délimitée, pyriforme, avec un petit segment dirigé en avant ef son gros segment dirigé en arrière, bosselée, dure, indolente, contiguë au bulbe âe- l'urèthre, se déplaçant avec ce dernier sous l'impulsion d’une sonde introduite dans le canal, n'ayant pas encore contracté d’adhérences avec la peau.
Le malade ayant été chloroformé et placé dans la position de la taille, je mis la tumeur à nu au moyen d'une incision médiane du périnée et je la divisai en deux moitiés, dans un but de diagnostic. Sur la surface de coupe, qui était ferme, médullaire, on découvrait des stries et des points fins, jaunes, qui: se laissaient exprimer à la manière des comédons ; enlevés avec la lame du. bis-
touri et placés sous le microscope, ils furent reconnus pour des amas de cellules
épithéliales ayant subi la dégénérescence graisseuse. Je disséquai ensuite l’urè-
thre en avant et enarrière de la tumeur, sur une sonde élastique introduite dans
LR — 85 — PRESS AA canal, et je l'incisai transversalement ainsi que la sonde à 2 centim. en avant pr = du carcinome. Après avoir retiré le bout antérieur de la sonde, je fixai à l'aide d’un épais fil de soie le moignon supérieur de l'urèthre au fragment de sonde laisséen place,afin de pouvoir détacher plus facilement la tumeur du corps caver- 2 neux, par des tractions exercées de haut en bas. Finalement j'enlevai le bout de PES . sonde restant et je sectionnai l’urèthre membraneux au voisinage de la pros- > tate, à 2 centim. en arrière du carcinome. De la sorte, je réséquai un bout 5 ___ d’urèthre long de 8 centim. 5, et comprenant le carcinome Cu avait une lon- | gueur de 4 centim. 5.
EE M. Oberländer ne voulut point se refuser la satisfaction d'examiner avec un ace 5 petit spéculum nasal (laryngoscope), à travers la blaie, la portion prostatique FAR de l'urèthre; il la trouva absolument saine. = En essayant de réunir l’un à l’autre, par des points de suture, les deux moi- APE .gnons de l’urêthre, je vis que l'application de la suture n’eût été possible qu’au
en prix d’une tension très forte. C’est pourquoi je séctionnai le serotum en deux Ré ie = moitiés et j'implantai les deux testicules procidents chacun dans une moitié, eu leur faisant une certaine laxité. Puis la portion péndante de l’urèthre avec
son corps spongieux fut détachée des corps caverneux du pénis sur une lon-
+, ___ 7 gueur assez grande pour qu'il devint facile de la fixer à la portion membraneuse ES ‘au moyen de deux suturés en catgut et de deux autres en soie. Puis j'introduisis à demeure, dans la vessie, une sonde en gomme, ot je bourrai la plaie et = = l'intervalle compris entre les deux moitiés du scrotum avec de la .gaze iodo- , formée. Je m'abstins d'enlever en totalité les ganglions inguinaux, qui, d’ail- 7 __ leurs, n'étaient pas engorgés, en raison de l’âge du patient et d’une toux dont ÉREE il était affligé ; d’ailleurs j'ai extirpé de chaque côté un de ces ganglions, dans un but de diagnostic. Dans aucun d'eux l’examen microscopique ne fit décou-
vrir de cellules épithéliales. Abstraction faite de troubles psychiques (intoxica= ë tion par l'iodoforme ?) qui éclatèrent dans le courant de la seconde semaine, FTET ANA) pe pour durer quelques jours, la cicatrisation de la plaie évolua sans incidents
fâcheux, et se fit en majeure partie par première intention. À noter spécialement qu'il ne s'écoula pas une goutte d’urine par la plaie périnéale. Le quinième jour on enleva la sonde à demeure. Trois semaines après l'opération, je pouvais accorder au malade son excat, en le considérant comme guéri, à cela près qu'il conservait des traces d’un catarrhe ancien de la vessie. Le carcinome
: | __embrassait de bas en haut la portion bulbaire de l’urèthre à la manière d’une 3 = -virole, sans infiltrer le corps caverneux. Il faisait une saillie verruqueuse dans E” D la lumière du canal, sans être notablement ulcéré, et en laissant intacte la paroi supérieure de l’urèthre. La masse totale de la tumeur avait une longueur de 4,5 centim. et une épaisseur de 2,5 centim. Les portions d’urèthre enlevées avec le néoplasme étaient molles et ne présentaient pas d’altérations suspectes.
: - Depuis l opération, vingt et un mois se sont écoulés et on ne constate encore e ; aucun indice d’une récidive, ni dans l’urèthre, ni au périnée, ni dans les ganglions lymphatiques, ui dans lé petit bassin, ni dans les viscères. M. F... se sent au contraire très bien. Il a gagné en embonpoint et en poids corporel. Le
LU Ve
pénis a une forme et une longueur normales. Pendant les érections il s’incurve un peu en bas. Le scrotum est subdivisé en deux franges. La cicatrice périnéale est molle. La palpation de la prostate à travers le rectum accuse des résultats normaux. Il existe un léger catarrhe de la vessie. L'urine, un peu trouble, est émise sans difficulté. Les sondes les plus épaisses glissent facilement jusque
dans la vessie ; à l'examen uréthroscopique, suivant une communication que :
me fait à l'instant par téléphone M. Oberländer, la cicatrice consécutive à l’ OpÉE ration est à peine visible.
» OBSERVATION XVII (de M. Bupay).
Il s'agit d’un journalier de 67 ans, qui jusqu'ici a toujours été bien portant. Il
raconte qu'il y a un an il a remarqué dans la partie antérieure du pénis, une petite nodosité dure, située profondément, alors qu’extérieurement il n’y avait
rien d'apparent, Cette nodosilé augmenta, le prépuce enfla, se rétracta et le
malade eut à endurer de fortes douleurs, jusqu'au moment où sur le point infiltré se firent brusquement deux ouvertures par lesquelles sortit une partie de
l'urine. 11 y a trois mois, des ouvertures semblables se sont fait jour sur la face
‘inférieure du pénis, en donnant issue d'abord à du pus, puis à de l’urine,et même, il est arrivé plusieurs fois que toute l'urine sortit par ces nombreuses petites fistules, tandis que rien me s’écoulait par l'ouverture normale de l’urèthre. Le pénis enfla à plusieurs reprises, les douleurs augmeéntèrent jusqu’au moment où, à ce que raconte le malade, s'écoulèrent par l’orifice externe de l’urèthre et les pétites ouvertures anormales, de grandes quantités de liquide purulent ; après quoi l'enflure et la douleur disparurent. À part ces oscillations périodiques, la tumeur s’est accrue lentement et d’une façon PSE Le ces derniers temps la miction est toujours douloureuse.
De l’urèthre s'écoule à la pression un pus épais, et de ces petites Éirertes fistuleuses on peut faire sortir une matière ressemblant à des comédons qui, examinés au microscope contiennent, en dehors des leucocytes, surtout des cellules d'épithélium plat; dans la région inguinale, petits ganglions.
L'amputation, c'est-à-dire l’ablation des troïs cinquièmes du pénis, fut faite le
7 mai 1894. La muqueuse du « moignon » uréthral fut suturée à la peau extérieure et pendant les premiers jours on mit unesonde à demeure.Le cours normal dela
cicatrisation ne fut troublé que par une cystite de moyenne intensité qui cessa .
lorsqu'on retira lasonde. Le morceau de membre amputé est épaissi à son extrémité antérieure, en forme de massue ; il est augmenté de volume, au point que la périphérie du membre au niveau du-prépuce ramené en arrière du gland est ‘de 23 centimètres et demi. Le sillon coronaire est à peine visible sur la face dorsale, le gland continue le pénis sans limite bien nette. La portion dorsale du prépuce lui-même forme un bourrelet épais large de 1 centimètre et demi. . En arrière du prépuce, on remarque près l'un de l’autre, deux profonds sillons qui, du dos du pénis, s'étendent sur la face inférieure en bas et en avant, en
a NÉE EE SEE
mé E
Se RACE
passant sur les deux parois latérales. La partie inférieure du prépuce ramenée en arrière est particulièrement épaissie, si bien que le gland semble poussé en haut sur la partie dorsale. La face dorsale du gland est lisse, mais sa face ventrale et la partie ventrale du sillon coronaire sont inégales, bosselées. Ces bosselures varient de la grosseur d'un grain de millet à celle d’une lentille, elles sont plates ou proéminentes, leur épithélium est un peu épaissi, mais au reste tout à fait normal. Entre ces bosselures on reconnaît à peine le frein. En ce
point, le gland et le prépuce sont particulièrement durs, tandis que les portions latérale et dorsale du prépuce le sont beaucoup moins, au point que, malgré un œdème assez marquée, on peut le soulever sous forme d'un gros repli. Entre
les petites proéminences du sillon coronaire nous remarquons sur les deux côtés du frein une petite ouverture en forme de fente à travers laquelle une sonde introduite pénètre dans la substance du gland.
Sur la portion ventrale du pénis, à droite, en arrière du prépuce, on sent un foyer d'infiltration de la grosseur d’une noisette ; sur la peau livide fortement adhérente de ce foyer nous voyons neuf petites ouvertures de 2 à 3 millim. de
diamètre, formant des fentes transversales desquelles on fait, sortir à la pression des matières ressemblant à des comédons. L'infiltration s'étend en profondeur jusqu'au tiers postérieur du pénis. Nous ne pûmes trouver ni ulcération ni aucun signe de destruction. Après avoir fait sur une sonde cannelée, une
incision longitudinale de la portion ventrale de l'urèthre, nous vimes que la partie la plus antérieure était rétrécie et n’atteighait la largeur normale que
2 cenlim. et demi en arrière de l’orifice externe. En ce point, la muqueuse est déjà presque normale flasque, tandis que celle de la partie la plus antérieure de l’urèthre est ferme et dure et paraît surtout inégale, réliculée ; en outre, on y voit encore des lacunes et des excavations de dimensions variables, séparées les unes des autres par des travées en gradins. C’est ainsi, par exemple, qu’à 1 centim. en arrière de l’orifice externe se trouve une lacune infundibuliforme de la grosseur d'une lentille, avec un petit prolongement sacciforme dans la profondeur. A 2 centim. en arrière de l’orifice externe nous voyons, sur la paroi dorsale de l'urèthre, une autre excavation large de 4 millim, qui se transformant en avant par un petit canalicule, s'étend jusqu’au foyer d'infiltration de la moitié droite du pénis. En outre, il y a encore en ce point plusieurs lacunes sacciformes, dont la plupart conduisent, tant en avant qu’en arrière, dans des petits conduits, courant sur une certainé étendue parällèleme ent à 1e surface de la muqueuse. L'épithélium de la muqueuse, autant qu'on en peut juger macroscopiquement, se prolonge dans ces lacunes dont les parois sont complètement lisses et qui à la pression laissent écouler des matières ressemblant aux
-comédons.
Cette même incision longitudinale montre encore que l’épais bourrelet ventral du prépuce est simplement formé de tissu fibreux, brillant, œdématié. Par contre, la plus grande partie du gland, surtout au voisinage de l’urèthre, de même que la portion du pénis indurée située en arrière du prépuce, présentent sur une coupe de section de très nombreux petits carreaux et des fentes, dont le
diamètre mesure de 2 à 10 millim. Ces crevasses se trouvent dans le tissu conjonctif sous-eutané épaissi, elles communiquent en plusieurs points les unes avec les autres de façon à représenter un système caverneux. Sur la surface interne des plus grands espaces on voit partout de petites excroïssances papillaires, ce qui donne à la coupe un aspect irrégulier. Elles sont revêtues d'une épaisse couche d'épithélium blanchâtre, et à la pression il s'écoule une matière blanchâtre, visqueuse. Le stroma est formé par un réticulum grisätre et se confond sans limite bien nette avec le tissu conjonctif éléphantiasique environnant.
Une incision transversale, à 1 centim. et demi en arrière de l’orifice externe, permet de reconnaître que ces petits espaces sont surtout nombreux au voisinage de l'urèthre et qu'ils communiquent souvent avec ses petites lacunes. Les deux ouvertures qui se trouvent dans le sillon coronaire communiquent également avec les fentes péri-uréthrales et font ainsi communiquer la lumière de l’urèthre avec le sillon coronaire. On peut aussi constater que les petits orifices de la peau sur la partie ventrale du pénis débouchent dans les fentes de la portion infiltrée du pénis ; d’autre part, quelques-unes de ces fentes commu niquent avec les petites lacunes de l’urèthre. Toutes ces communications des fentes entre elles purent être constatées avec une sonde de moyenne épaisseur.
Une incision transversale à-3 centim. en arrière de l’orifice externe montre
que le tissu péri-uréthral est normal, tandis que dans le Corps Caverneux du
pénis, sur la surface de section, on voit HBIAnER taches blanc jaunètre confluentes.
L'examen microscopique montra que joutes ces lacunes et fentes visibles à l'œil nu étaient partout revêtues d’un épithélium pavimenteux stratifié, constitué d’après le type de l’épiderme normal. La couche cornée, la couche kératohyaline et la couche de Malpighi s’y retrouvent. Entre les cellules épithéliales,
on voit de nombreuses cellules migratrices. La limite de l’épithélium et du tissu :
conjonctif répond également à celle de la peau normale ; le tissu conjonctif forme en effet des papilles, de forme et de grosseur pourtant beaucoup plus irrégulières. Le tissu conjonctif présente une infiltration en partie diffuse, en partie simplement stratifiée. Les cellules épithéliales ne forment nulle part de véri-
tables nids de cellules cancéreuses ou de groupes atypiques de cellules cancé-
reuses, on n'y voit pas davantage de perles cornées.
Sur une coupe transversale à 1 centim. et demi en arrière de l’orifice externe |
l'épithélium de la muqueuse uréthrale est en partie formé de trois ou quatre couches d'épithélium cubique, en partie de véritable épithélium pavimenteux
stratifié. Beaucoup de cellules ont les bords dentelés caractéristiques des cellules d'épithélium pavimenteux. Nous avons fait une série de coupes du point
où la muqueuse uréthrale présentait une lacune et nous avons pu nous convaincre que l’épithélium pavimenteux s’y prolongeait sans interruption, qu'il la revêtait complètement, ce qui montre que microscopiquement aussi il y a continuité de l'épithélium uréthral et de l’épithélium du système des fentes. Le tissu conjonctif de l’urèthre présente également une infiltration parvicellu-
at
Vire ; laire plus ou moins diffuse qui ne permet plus de reconnaître le tissu caverneux propre de l'urèthre. Dans ce tissu, à une distance variable de la muqueuse, se s trouvent quelques petites cavités recouvertes d’un épithélium pavimenteux stra- 2 : tifié à structure papillaire peu développée. | = Le corps caverneux du pénis présente au microscope une infiltration parvicellulaire dense de petites cellules, surtout au voisinage de la cloison et de la tunique fibreuse.
LR 1 -
OBSERVATION XVIII (de MM. Bazy et CARCGY).
Ÿ M..., àgé de 62 ans, est né à la Guyane (homme de couleur). Il a eu, étant tout jeune, plusieurs blennorrhagies. Bonne santé habituelle, sauf quelques accès de fièvre intermittente. :
EN ve En 1886, difficulté pour uriner. On le sonde. on lui aurait fait des fausses Er. % routes dans l’urèthre prémembraneux. Depuis, il n’a plus voulu se laisser sonder. Les difficultés d'uriner augmentent (douleur et fréquence). En février 1894, F .. tuméfaction vers la racine de la verge, et, un mois après, deuxième fistule au A niveau du scrotum, sur la ligne médiane et à 2 centim. au-dessous de l’autre. A partir de ce moment, il n'urine plus par le-méat. Douleurs de plus en plus vives. Miction toutes les vingt où trente minutes. État actuel. — Malade affaibli par la souffrance et l’insomnie. Organes géni- ; taux : verge à peu près normale, indurée à sa base ; racine du scrotum tuméfiée et indurée ; deux fistules au siège indiqué plus haut, par où passe toute l'urine. Les bords de ces fistules sont tapissés de noyaux roses. Les tissus environnants ; sont indurés et comme lardacés. Le cathétérisme avec des bougies exploratrices et même avec des bougies filiformes est impossible. La bougie s'engage dans . des tissus friables qui saignent facilement. l L'urine est très trouble, purulente. Les mictions sont très fréquentes et très . douloureuses, douleur surtout à la fin de la miction et telle que le malade pousse des cris.
Dans l’aine, des deux côtés, on sent quelques ganglions petits, douloureux et - qui paraissent enflammés simplement, non dégénérés. | Diagnostic. — Épithélioma uréthral avec des fistules secondaires ct cystite is douloureuse. Au cœur : bruit intense à la base et au premier temps. Myo- -carde bon. |
Néanmoins, il peut y avoir des doutes sur l’état du cœur. Nous désirons, le
médecin de M...et moi, d'appeler en consultation notre collègue de Lariboiïsière, ; le Dr Landrieux, qui nous confirme dans nos prévisions, et ne voit pas de contreindication au chloroforme.
. Comme ce diagnostic d’épithélioma n'avait pas été accepté de tous, et que la. Rene eût été différente s'il se fût agi de simples fistules, je fais pratiquer une biopsie par M. Dominici, interne de Bicêtre au laboratoire de M. Gombault. Le diagnostic est confirmé. :
Lea
EN N0 LS eS
À e L CE
| Fe LE On décide donc l'ablation de la verge et de la tumeur, ainsi que celle Jesse ser testicules désormais sans objet. a RAT Opération, le 3 juillet 1894, avec le concours des médecins de M. “à de mes œ internes. — Incision elliptique partant du pubis et allant de chaque côté aboutir au-devant de l'anus pour former là comme la queue d’une raquette ; chemin” faisant, on lic les deux cordons. Dès que l'urèthre est rencontré, on y y passe une sonde. Puis après l'avoir ineisé légèrement sur la face inférieure, on le suture aux lèvres de la plaie voisine. Le reste de la plaie est aussi réuni. Sonde à demeure, pansement iodoformé. L'antisepsie n'ayant pu être complète pendant ù l'opération, puisqu'on opérait sur des tissus infectés. il ÿ éut un peu de réaction \ ne + et une légère suppuration de la plaie qui guérit par. pourgeonnenene, o HU ee Le la suture uréthro-cutanée-a en grande partie résisté. ; es Les ganglions de l’aine reviennent peu à peu à l'état normal, montrant . par là que l’on n'avait pas affaire à une adénopathie cancéreuse. Après quatre jours, la sonde à demeure, qui est difficilement supportée, est enlevée. Ë RE L'examen des pièces, fait par M. DoMiNIcI, montre un épithélioma pavimenteux lobulé, développé aux dépens Le Fsetare et euvahissant largement les COrps Caverneux. ; :
w - Dès que l’état local le permet, on s "occupe de la vessie et on de qu'elle en Si ne se vide pas complètement. Le toucher rectal pratiqué à ce moment, montre * | qu'elle est sclérosée. La prostate est entource de tissu fibreux ; on pratique régu- ee F2 liérement l'évacuation et les lavages, qui sont difficilement supportés. Les inst er a : lations, la cocaïne, l'antipyrine, les lavements ne font rien. L'état douloureux DE CASE APTE à persistant, nous décidons de pratiquer le méat hypogastrique permanent. Rd he y | Opération, le 10 septembre. — Lavage de la vessie à l'eau boriquée tiède. Il est. SRE impossible de laisser dans la vessie quelque peu de liquide, le malade manifes- { tant de la douleur malgré l'anesthésie chloroformique à chaque injection vési- - À Ne cale. Pas de ballon de Petersen dans le rectum. Incision de 8 centim. sur la a ligne blanche, partant de 1 centim. de la symphyse et remontant vers l'ombilic. - ra Le et Dissection des tissus couche par couche ; on arrive sur la vessie qu'on reconnaît note HS DER À à sa couleur gris bleuâtre et aux vaisseaux sanguins qui rampent à sa surface. RÉ ee ES Pre A ce moment, une sonde métallique est introduite par le méat. Elle vient faire + re RATE tes saillie au niveau de la paroi antérieure de la vessie que le bistouri ponction Les | Suture de la vessie à la peau. On place une sonde de Pezzer, que du. reste on EUR De eu obligé d'enlever le sixième jour. L'opération semble déterminer une améliora= SE - tion, mais la vessie ne peut supporter aucun instrument métallique ou autre. De plus, de temps en temps, cé nouveau méat se bouche et des crises doulou- . ce 5 reuses en sont la conséquence. : : ST. br 4 CCE Actuellement, le malade ne présente pas ‘de récidive de soù épithélioma. nl DR nr ie urine toute la journée par son méat périnéal. Ce n’est que de temps en temps, surtout le soir, qu'il doit uriner par son méat hypogastrique, qui a une grande tendance à se fermer. | SRE
Examen histologique de la tumeur. — Le canal de l’urèthre a été ide à Ki ie faccinférieure dans le sens de sa longueur. La verge a été coupée en tronçons.
mdr Re
er £ Fixation par le liquide de Müller, inclusion dans la paraffine. Coupes transver- S sales des tronçons perpendiculaires au grand axe de la verge. Double coloration par l'éosine et l'hématoxyline. 2 Les coupes ont été faites au niveau de la région gécupes par la tumeur au delà -et en deçà du néoplasme.
Examen des coupes pratiquées au niveau de lastumeur. — Celle-ci se présente au niveau des préparations, sous l'aspect d'une masse à contours irréguliers, pénétrant dans l épaisseur du tissu caverneux sur une hauteur de 7 à 8 millim. Ma Td et sur une longueur de 5 à 8 millim. Le néoplasme est constitué par des boyaux. et des blocs épithéliaux irrégulièrement cubiques ou arrohdis, à centres occupés par des globes cellulaires ayant subi la transformation cornée. X A la partie médiane, les masses épithéliales presque contiguës sont séparées par des travées de tissu intermédiaire, très minces; celles-ci deviennent plus - épaisses à la périphérie où elles se continuent avec le tissu caverneux adjoint = au néoplasme. Dans cette zone apparaissent quelques îlots épithéliaux aberrants. Blocs épithéliauxæ, — FIs sont constitués par des cellules de forme ovale. A la PRE, les unes sont allongées et gréles, certaines sont cubiques, volumi- - neuses, d’autres sont effilées à une extrémité, renflées du côté opposé; quelques- “unes son creusées en capsule. Au centre les éléments s’allongent, s’aplatissent, = deviennent Hate s'inbriquent concentriquement en subissant la transformation cornée.
Dans les cellules apparaissent des noyaux volumineux et des corps AR Dre d aspect, fortement colorés en violet par l'hématoxyline. 2 2 Tissu intermédiaire aux îlots épithéliaux. — I] est constitué par le tissu caver- | neux de la verge infiltré d'éléments jaunes en haut; en bas il est impossible de -— différencier la région uréthrale de la zone de tissu caverneux, ces parties ayant été remaniées par l’évolution néoplasique. :
Examen des zones adjacentes à la tumeur. — 1) Au niveau de l'urèthre : En | général la paroi uréthrale à disparu sous l'influence de la macération et du g ; E processus inflammatoire. En certains points elle est remplacée par un tissu de y Fee bourgeons charnus. En d'autres points apparaissent des cellules cubiques tapissant des culs-de-sac et des saillies papilliformes reposant sur une base formée
2 SR des cellules embryonnaires plongées dans une gangue normale.
— 2) Au niveau du tissu caverneux : Ici apparaît une infiltration des plus abonte des cellules embryonnaires noyant les faisceaux conjonctifs élastiques et musculaires s'étendant en nappe au niveau des mailles du tissu caverneux, er es PR groupées en foyers en certains points, disposées en mouchoirs autour des vais- 5 = seaux et des nerfs, sans réaction spéciale de la part de ces derniers. Le : __ Le processus d'infiltration s'étend très loin autour de la tumeur, à 6 céntim. au moins en avant de celle-ci.
Nulle part l'examen n’a permis de constater l'existence de tissu fibreux cicatriciel.
Il existe dans la région de la verg: examinée un épithélioma pavimenteux lobulé corné avec réaction inflammatoire périphérique intense.
— 92 — : me MR,
OBSERVATION XIX (de M. ALBARRAN)
Le nommé Jules G..., âgé de 43 ans, employé, entré le 26 juillet 1894, à l'hôpital Necker, salle Velpeau, n° 1, service de M. le professeur Guyon. , Antécédents héréditaires. — Rien à noter. Père mort de pneumonie, Mère se HE porte bien. Le malade a quatre enfants se portant bien.
Antécédents personhels. — Jamais de blennorrhagie. Chancre induré à 18 ans, à l'extrémité du gland. N'a jamais eu aucun autre accident syphilitique, sauf. depuis quelques mois du psoriasis plantaire. Depuis quatre ans, eczéma sur les bras et sur les jambes.
État actuel. — T1 y à quatre ans, pendant le Cours à une fluxion de poitrine, la verge commença à enfler. Le médecin qui le soignait s’aperçut de cet accrois-
sement de volume. Le malade ne présentait néanmoins aucun trouble et aucune douleur à la miction, etil reprit son travail, malgré l’état persistant de sa verge. PRE
La verge continua à grossir et environ une dizaine de mois après le début he Re sa maladie, il y a par conséquent trois ans, une fistule apparut à l'extrémité LS TUE postérieure de la portion dorsale de la verge, sous le pubis. Cette. fistule s'établit ;
sans occasionner aucune douleur, sans diminution du jet, l'urine sortait à la fois par la fistule et par le méat. |
Puis peu à peu l’enflure dé la verge s 'étendit. à tout cet organe et gagna sur la partie antérieure et supérieure des bourses, il se forma là une tumeur sur : laquelle s’ouvrirent plusieurs fistules. Hé
Le malade n’a jamais eu de fistule au périnée.
Examen. — La verge est tuméfiée et déformée, elle possède un volume triple qu'à l’état normal. Tout le fourreau de la verge est induré et le gland, cachépar un phimosis dur, ne peut être découvert. Les bourses sont transformées en une énorme tumeur d'aspect inflammatoire ayant le volume des deux poings réunis.
Sur la verge et sur cette tumeur existent plusieurs fistules, par où s'écoule à la pression une sanie fétide. Les bords d’un certain nombre de fistules sont entourés d'une portion de tissu mortifié FoEEe à celui des gangrènes par infiltration d'urine. | . PA &
La première fistule apparue, sous le re persiste encore. | 3
A la vue le périnée paraît sain, mais on sent par le palper que toute la por= tion scrotale de l’urèthre est très dure et augmentée de volume. Et à la racine des bourses on sent une tumeur dure, due probablement à une infiltration de pus.
Les testicules rejetés à la partie inférieure et PORTER des bourses Es
sont sains.
Les ganglions de l'aine sont gros et durs des deux côtés. On ne sent pas de ganglions dans les fosses iliaques.
À ce moment le malade souffrait de douleurs intolérables empêchant tout ts repos ; il présentait en outre de la fièvre et un état général adynamique grave ; de plus, la vessie se vidait incomplètement.
Étant donnés ces phénomènes, le jour même de l'entrée, du malade, le 28 juil-
let, on fait une première opération pour dégorger tous ces. tissus remplis de pus. Avec le thermocautère M. Albarran fait de profondes incisions ouvrant toutes les fistules et toutes les” cavernes: purulentes, on ouvre de même au thermocautère cette induration purulente de la racine des bourses et l'on fait communiquer cette incision postérieure avec les incisions antérieures.
L'intérieur de ces cavernes est rempli de masses bourgeonnantes etsanieuses, on en enlève quelques fragments pour l'examen.
Grands lavages à l'intérieur de ces cavités. Pansement humide,
L'examen des morceaux enlevés montre que l’on à affaire à un épithélioma.
Le 1er août 1894, M. ALBARRAN fait, sous le chloroforme, l’amputation de la verge et la double castration. Incision en A renversé dont le sommet est placé à 2 centim. au-dessus de la fistule sus-pubienne et dont les deux branches obliques descendantes viennent contourner l'incision scrotale. Par cette incision on découvre successivement les deux cordons spermatiques qui sont sectionnés après avoir lié en deux paquets les éléments qui les constituent. \
Les deux cordons étant liés, dissection de haut en bas, au ras du pubis. Où arrive ainsi sur l'artère dorsale de la verge; on la pince et'on la sectionne, puis on aborde le corps caverneux et on le sectionne, en faisant l'hémostase au fur et à mesure. Ceci fait, les jambes du malade relevées, on aborde le périnée.
De chaque côté l'extrémité inférieure de l'incision prépubienne en À renversé est prolongée en suivant d’abord les parties latérales du périnée jusqu’au delà de la racine des bourses. À ce moment l'incision tourne en dedans vers la ligne médiane pour se réunir à celle dn côté opposé. L'incision périnéale constitue ainsi un V ouvert en avant dont les branches terminales se réunissent aux extrémités inférieures de l’incision prépubienne. Du sommet de ce V périnéal, qui regarde l’anus, part un prolongement médian qui s’avance jusqu’à 3 centim. de l'anus.
On tombe ainsi dans une cavité, qui parait être l'urèthre dilaté, mais il est * impossible d'introduire par là une sonde dans la vessie. M. Albarran n'insiste pas, mais termine l'opération et fait l'ablation de toute cette masse en sectionnant l’urèthre. Par l’orifice de l’urèthre sectionné on introduit facilement une sonde dans la vessie et l’on peut se rendre compte que la première incision avait porté, non sur l’urèthre, mais sur une poche urineuse.
L'urèthre est sain, ainsi que les tissus qui l’environnent ; il ne reste rien de l'épithélioma,
On isole alors l’urèthre dans l'éteidue de 3 centim. pour faciliter par cette mobilisation la suture du canal de l’urèthre à la peau du périnée.
- On enlève la plupart des pinces en mettant desligatures au catgut, seules les pinces posées sur le corps caverneux sont laissées en place.
On procède ensuite à la suture.
Trois points de suture profonde au catgut, à la partie postérieure de la plaie, au niveau de la poche urineuse. On arrête ainsi l'hémorrhagie.
Puis on suture la peau d’arrière en avant jusqu’à l'urèthre, sutures au crin de Florence.
L'urèthre est fixé à la peau par cinq points au crin de Florence.
On suture encore les deux lèvres de l'incision par un point au-devant de l'urèthre pour que l'urèthre ne soit pas tiraillé.
On ménage l'espace nécessaire pour laisser passer les pinces posées sur le corps caverneux et on ferme la partie antérieure de l’incision par trois points de suture au erin de Florence.
Enfin, ablation des ganglions de l'aine du côté droit; on enlève six ou sept no
L'opération a duré unc heure et quart, le malade commence à supporter mal le chloroforme. On arrète l'opération; les ganglions du côté gauche seront enlevés dans quelques jours.
Le 3 août. On enlève les pinces ; le malade va très bien, pas de fièvre, tousse un peu.
Plaie inguinale réunie par première intention.
Le 8. On refait le pansement. On enlève les fils. Les points de suture qui attachaiont l'urèthre à la peau ont lâché.
Le 19. On refait le pansement. Les parties sphacélées, produites par les pinces à demcure, ne sont pas encore complètement éliminées. Tout va très bien.
Le 15. On refait le pansement. La partie antérieure de l’incision est complètement réunie, sur une longueur d'environ 7 centim.
La partie postérieure forme une plaie de 8 centim. de longueur sur 4 centim. de largeur à sa partie moyenne.
Au milieu de Ja plaie; les parties sphacélées par les pinces à demeure, restent encore. Tout autour une zone bourgeonnante vermeille.
L'ensemble de la plaie a l’aspéet d'une vulve saignante, à bords rouges frangés, à fond bourbillonneux, jaunâtre, avec quelques lambeaux filamenteux brun noirâtre, dus au sphacèle superficiel de la surface de section du corps CAYErNEUX. 5
De la partie inférieure de la plaie sort la sonde (de Pezzer) à demeure par laquelle s'écoule facilement une urine un peu trouble, foncée et normale comme quantité.
Les bords de l’uréthrostomie ont cédé, les fils ont. été retirés et les lèvres cutanées de Ja plaie, à ce niveau, ont bon aspect.
L'état de laine droite ést bon ; on sent dans laine gauche quelques ganglions durs, qu'on doit prochainement enlever.
L'état général est bon, l'appétit, 1e sommeil, le facies sont satisfaisants. Pas de fièvre.
Le17.E eu des ganglions de l'aine gauche.
Le 21. État de la plaie. Les parties sphacélées sont presque complètement éliminées. La longueur de la plaie est diminuée.
Le 28. Bon état général, et bon état de la plaie.
Le 20 septembre. Le malade quitte l'hôpital dans un très bon état. La cicaiisation est complète. Le malade s'est présenté plusieurs fois depuis. I n'y a pas trace de récidive. L'état général est bon.
a Au mois de mai de 1895, le malade revient avec une récidive régionale, très SR TRE … étendue dans là paroi abdominale, Une opération ayant été jugée impossible, le 5 se retourne chez lui, à Description macroscopique et microscopique de la verge et-de l'urèthre. — La verge est très augmentée de volume, œdématice, elle est partout recouverte de - la peau qui alteint une épaisseur d'environ 2 centim. à l'endroit où le prépuce se replie sur le gland. Celui-ci, d'un aspect extérieur normal, n'est pas tuméfñé, il paraît au Contraire petit à côté des dimensions énormes du reste dé la verge ; il est comme écrasé par l’œdème et par le phimosis. La verge mesure sur la ae pièce conservée pendant trois mois dans le liquide du Musée : 13 centim. de ILES - longueur, sur 15 centim. de circonférence au milieu de la portion pénienne, sur 'æÆ centimètres et demi de largeur et 5 centimètres et demi de hauteur.
> APEE Ba peau du serotum est également très épaissie, rugueuse : le serotum luimême est le siège d' une énorme inasse néoplasique qui atteint le volume de SC poings réunis.
BE Au-dessus de la base de la verge, sur sa “face dors alé à Ja hauteur de la D ES | finie: se-trouve une ouverture d'une fistulé, qui se pro'onge dans la profon- Lu + + deurjusqu'au Corps caverneux du pénis. es Les testicules paraissent normaux. Œ Pour l'examen microscopique de la verge, on fait une série de coupes trans- > versales sur tout le pénis, le d@ivisant ainsi en plusieurs segments de 2 à
3 centim. d'épaisseur. Ce mode de préparation que j'avais déjà signalé comme = étant le. meilleur, dans un travail antérieur, sur les rétrécissements de l'urèthre, … fait. en collaboration avec mon ami Noël Hallé, permet de se rendre compte à l'œil nu, de l'étendue et du siège d'un négplasme de mème que d’un rétrécisse- - mént uréthral.
- Les segments sont durcis à l'alcool absolu, puis dans la eelloïdine et montés
$ Æ ur des morceaux de bois {manche à balai coupé) pour faire les coupes. | Macroscopiquément on voit déjà sur ces tronçons que l'urèthre est par LÉTAR endroits tran$formé en une grande cavité anfractucuse remplie de masses néoge | plasiques déchiquetées. Cette cavité s'étend sur une longueur de 5 à 6 centim. Es à partir de 2 centim. en arrière du méat urinaire externe. Sur toute cette étendue FPE . on ne distingue plus rien du tout de la lumière uréthrale normale. fmpossible de RCE dire sur quelle paroi la néoplasie à pris naissance. Au-dessus de cette cavité on __ voitles corpscaverneux du pénis qui paraissent normaux et perméables. Les artères < centrales sont béantes. À la hauteur de 8 centim. en arrière du méat externe D LISE - le canal de l'urèthre paraît de nouveau normal sur les coupes macroscopiques. L'urèthre se présente ici sous forme d’une fente transvers ale plissée entourée par un corps spongieux, perméable, normal.
“hr T Ona divisé la verge en six segments qui ont été examinés suce essivément au, - microscope. é È Les coupes ont été faites avec le microtome de Jung et colorées où au picrocarmin où à l'hématoxyline et à l'éeosine. C'est cette double coloration (héma- toxyline-éosine) qui nous a donné les meilleurs résultats dans ce cas spécial,
TA
car la pièce qui a séjourné pendant plusieurs mois dans le liquide du Musée (mélangé d'acide arsénieux, d'acide phénique et d’eau) ne se colorait pas trop bien.
Cela nous mènerait trop loin de donner un examen histologique détaillé de toutes ces pièces ; qu'il nous suffise de décrire seulement 1 endroits où siégeait la tumeur. S
La tumeur occupait les segments nos 2 ct 3, C'est-à-dire elle siégeait au milieu de Ja portion pénienne du canal. ÿ
EXAMEN MICROSCOPIQUE DE LA TUMEUR. — Segment. 2: (Planche TI, ferlse Région pénienne antérieure : K
Le corps caverheux du pénis est conservé et normal. Les aréoles sont per- s méables. Les artères normales. L'urèthre est détruit; il est transformé en une grande cavité anfractucuse, déchiquetée, remplie d’ilots de tissus. Ces ilots produits par les coupes transversales de la cavité uréthrale sont formés par une lame de tissu conjonctif embryonnaire recouverte par un épithélium pavimenteux stratifié, énormément épaissi. On compte par endroits dix à quinze assises
de cellules épithéliales plates. Certains endroits de la paroi de cette cavité :
anfractueuse sont occupés par la néoplasie même.
Sous le microscope (voir planche II, fig. I}, on voit que la couche épithéliale de l'urèthre est tombée. Il ne reste qu'un derme à surface dénudée, déchiquetée, qui est le siège d'une infiltration de cellules embryonnaires en même temps que d’un envahissement épithéliomateux. Les éléments qui constituent la tumeur sont très nets. Le champ du microscope est rempli par des masses épidermiques qui à première vue font penser à des concrétions, si on Îles regarde avec un faible grossissement. Avec un poser plus fort on voit qu'il
s’agit de globes épidermiques typiques.
De grandes cellules épithéliales cylindriques ou Rue sont rangées à la
périphérie de ces boules. Au fur et à mesure qu’on avance vers le milieu de ces masses on rencontre des cellules polygonales, cubiques, dentelées qui s'aplatissent vers le centre et subissent le processus de kératinisation comme on l'observe sur l’épiderme. Les cellules les plus centrales sont devenues tout à fait lamellaires, cornées; elles ont perdu leurnoyau ; elles se colorenten j jaune, s imbriquent les unes sur les autres et finissent par présenter ces formations qui ressemblent aux pelures d'oignon (Krebsnester des Allemands).
Ces globes épidermiques sont séparés les uns des autres par un tissu fbreux.
envahi parune infiltration parvicellulaire. Dans les travées de ce stroma on |
voit des traînées de cellules épithéliales se prolonger dans la profondeur du tissu.
Tout autour de cette infiltration épithéliomateuse on trouve une infiltration
parvicellulaire inflammatoire. En quelques endroits on trouve encore des vêstiges du corps spongieux de l'urèthre. Les aréoles paraissent rétrécis, les trabé-
cules sont épaissies ; les vaisseaux paraissent atteints d’endartérite. | On ne trouve plus trace du tout du revètement épithélial et de la couche
muqueuse : pas de glandes, de façon qu'il est impossible de dire d’où la tumeur a pris son point de départ,