MOT C ES
miné un rétrécissement du vagin. La tumeur adhère au rectum et à la vessie. Les douleurs, les écoulements fétides et les hémorrhagies déterminent le chirurgien à pratiquer un curettage de la tumeur. Une partie des bourgeons charnus sont abrasés à la curette tranchante. Le vagin est bourré de gaze iodoformée. Les suites opératoires ont été très-simples. L'écoulement a été presque totalement supprimé, et l’état général s’élant en peu amélioré, la malade est sortie de l'hôpital et n’a pas été revue.
OBSERVATION VII (1) E’pithélioma péri-uréthral.
Elisabeth A... 50 ans, entre à l'hôpital de la Pitié, service de M. Reclus, le 44 novembre 1894. .
La malade se plaint d’un écoulement vaginal et de douleurs en urinant. On constate: 1° un gros fibrome utérin, de la grosseur d’une (ête d’adulte, qui ne détermine aucun symptôme; 20 à l’entrée du vagin une tumeur de la grosseur d'un œuf de poule. Cette tumeur est développée aux dépens de l’orifice uréthral. Sa couleur est blafarde, son aspect mamelonné ; sa consistance dure; sa mobilité très-bornée. Elle s'implante par un large pédicule sur l’orifice vaginal. La tumeur secrète abondamment du pus à odeur repoussante. On a cherché à préciser les rapports de la {umeur avec l’orifice uréthral. Celui-ci se dérobe d’abord aux recherches les plus attentives. On est obligé, pour le découvrir, de faire uriner la malade dans la position du spéculum. On voit alors l’urine sourdre par un très petit orifice qui admet une sonde en gomme de 1 millimètre à peine, et qui conduit à la vessie. Il s’agit très-probablement de l’orifice urélhral rejeté sur le côté droit et dans le sillon d’implantation de la tumeur. Cependant son aspect et ses dimensions sont tellement changés qu'on pourrait penser à une fistule.
On remarque de plus sur la vulve un épaississement de l’épi-
(1) Communiquée par M. Savariaud.