da
en ne perdant pas de vue que les coefficients s,, s^, H^ , qui n'existent pas ici, sont zéro. Et cette expression générale (327) donne de plus, pour le coeflicient h,,, la valeur zéro ; de sorte que la présente Série complémentaire S (4) ne commence proprement qu'avec la cinquième puissance de sa fonction génératrice . . . (328)
X — a \ 5 -|- jK
c'est-à-dire, avec l'indice y. = ii.
Telle ( 325 ) est donc cette belle et surtout éminemment utile formule de M. Camille Durutte, formant le troisième ordre du développement de la Méthode primordiale, et offrant, comme nous l'avons fait remarquer, sur la Méthode suprême, une anticipation suffisante, dans l'état actuel de la science, pour la solution de tous les grands problèmes (*). Et comme telle, cette formule, éminemment pratique, constitue une transition réelle et suffisante, de cet actuel état de la science, à son état futur, à cet avenir de la science où la Méthode suprême sera son terme final et absolu. — Nous saisissons cette occasion pour témoigner publiquement à M. C. Durutte notre reconnaissance pour ce service rendu à la science, et généralement pour le haut intérêt qu'il porte au progrès du savoir humain. Mais nous craindrions de blesser sa modestie si nous disions tout ce que nous devons à son amitié , surtout ce que la postérité lui devra pour son noble et extraordinaire dévouement au triomphe ou du moins au salut de la vérité , dévouement qu'il ne nous est pas permis de dire aujourd'hui.
A cette occasion, en nous procurant le plaisir, si rare pour nous, d'exprimer notre reconnaissance , que nous étendons à toute la noble nation française , chez laquelle nous avons trouvé une si longue hospitalité, nous devons légitimer la réprobation que nous sommes forcés de manifester si souvent, et avec tant de véhémence, contre les savants par brevet, surtout contre les académiciens de Paris. Et pour cela, il suffira de dire que le manque d'un savoir supérieur chez ces ennemis titrés de la vérité, joint aux intérêts personnels que provoque le manque d'un pa-
(•) En effel, par l'application réitérée de la Méthode primordiale, on peut réduire progressivement, aussi prés de zéro que Ion voudra, la valeur des successives Séries complémentaires. Et alors, le résultai aura lieu généralement, pour toute valeur dos quantités a et x.
reil savoifj ont porté une atteinte mortelle aux résultats salutaires des travaux, scientifiques et philosophiques, de l'auteur. En effet, sans leur opposition systématique, déployée par toutes les voies, les nouvelles et hautes vérités philosophiques, produites en France par l'auteur, auraient immanquablement fait disparaître l'immense erreur , politique et religieuse , qui plane sur la France et qui , quoi qu'on fasse par tout autre moyen , l'entraînera , à travers de sanglantes catastrophes , à une ruine inévitable. Et sans cette même opposition intéressée, les découvertes scientifiques, que l'auteur offre maintenant à l'Empereur de Russie, auraient, depuis longtemps, profité à la France. — Nous n'allons pas en reproduire ici les preuves, qui déjà sont amplement données dans les ouvrages de l'auteur, et que la postérité, si elles lui parviennent, saura bien apprécier. Nous nous bornerons, pour la présente légitimation de la douleur de l'auteur, à faire savoir qu'après avoir ainsi enrichi la France, durant cinquante années, par ses nombreuses productions publiques, scientifiques et philosophiques, et après avoir vu ses ouvrages mathématiques décriés à dessein par les savants brevetés de France, pour amener la destruction de ces ouvrages, destruction qui eut lieu effectivement dans ce pays, enfin après avoir subi en France, durant ces longues années de ses travaux, une existence proche de la misère, il fut réduit, dans l'hiver de 1849, immédiatement après la publication de sa Réforme du Savoir humain, à la nécessité de vendre au poids du papier ce qu'il lui restait de ses ouvrages, pour ne pas laisser mourir de faim sa famille, et pour pouvoir, même au milieu de la rigueur de l'hiver, quitter la France, où sa perte était inévitable. — Heureusement, par un véritable miracle, la Providence lui fit parvenir, dans ce moment de désespoir, les moyens nécessaires, pour sauver ses ouvrages et pour retarder son départ à une saison plus favorable. — Il quitte donc aujourd'hui la France, à un âge où il ne lui reste plus de force que pour aller implorer la générosité de l'étranger, pour qui il n'a pu faire rien directement, ayant été constamment occupé des travaux qu'il a donnés à la France. — Et en quittant ainsi ce glorieux pays , qui , par son noble enthousiasme pour le bien , mériterait un sort meilleur que celui que lui procurent ses savants brevetés et ses prétendus philosophes, en l'aveuglant par de fausses lumières, l'auteur jette un dernier regard de gratitude et de bénédiction sur cette grande et illustre nation, en suppliant Dieu de remplacer, par sa puissante protection accordée à la France , les hautes et salutaires vérités que l'auteur lui a révélées et qui, dans l'aveuglement ou elle est retenue, n'ont pu ni ne pourront, peut-être de longtemps , être comprises par elle ni par conséquent lui devenir profitables.