LE DÉFUNT QUI COMPARAIT
PoracTE est mort, et même ab intestat, ji Et sans pouvoir‘parachever un pacte, A son voisin confirmer un achat :
Maitre Guillot avise qu’on contracte L Avec un mort, et met dans le contrat : à A « Par-devant moi fut présent feu Peracte, : . 4; Fe . « Lequel, avant la fabrique de l’acte, 4 F Jr « À déclaré qu’à JVicaise Pitrat, | \; « Bien et dûment, il vendait une terre, * « El celera : lequel par nous requis ï « De le signer, dit ne le pouvoir faire; h « Vu que ses doigts sont par la mort roidis.» ‘ ) Par ce moyen, à l’avisant notaire “ Trois beaux écus furent dûment acquis. *
| ‘1 “à À CHACUN SON ARME. L d À Un jour, le courtier Goguenard | 7) Voit le chirurgien Panglose, ” Chez lui, maniant un poignard :
« Voilà bien,» lui dit-il, « la chose « Qui vous convient, mon cher docteur ; « Vous devriez en faire emplette.
j'\ —« Oh!» répondl à l’encanteur, « J’ai bien assez de ma lancette.»
| tatin 1 . L'ÉPOUX CONFUS. si 5 Vilinton donnant un festin, 10 Lise, sa femme, sur la nappe, ‘à Par hazard répandit un plein verre de vin : ! « Faut-il que je vous pince, ou bien que je vous frappe ?» é s. Dit le mari, plein de courroux.
* —« Vous le savez; mais je me flatte,»
Répondit-elle, d’un ton doux, { | « Que la punition ne sera pas publique.»
Comme on le peut penser, l'époux
BE er UE
Resta confus et sans réplique.
—— | \ \ (4 | ee ‘ LA MÉTEMPSYCOSE.
9 , Ux certain soir, un vieil Israélite,
Insouciant, mal-pronre en ses habits,
$ D'un sien ami recevant la visite,
Ce dernier crut jui donner bon avis,
Ke En lui disant: « Moi, je veux que mon âme,
« Quand je mourrai, dans le corps d’un cochon
« T'enu par Juif, trouve une autre maison.» j
Lors, le premier, qui comprend l’épigramme,
x Sans se troubler, instamment, lui répond :
à « C’est demander une impossible chose ; $ « Car par les lois de la métempsycose,
: ie « L'âme, à la mort, prend un corps différent
s De eelui qu'elle avait avani.r