‹ Épîtres, satires, chansons, epigrammes, et autres pièces de versChapitre 19 sur 40 · LES SOUHAITS · texte numérisé non relu

LES SOUHAITS

J'àvbais voritt fkhe tiire diansonn^te, Ou mieux, peut-être, un petit eompU^àoliâl, Où, respirât la gi^&ce, renjoûmetit ; Mais, le mojei^ si Ton n'est boÉ fiéét'e ?

Je m'en rais donc, suivant l'antique usage»

Suivant, surtout, les pas de nos ayeuz, ' ^

Borner mes soins à des souhaits, âes vœux :

Peut-être, c'est le parti le plus sage.

A garçon, donc, je s oaliaite nde fc D'un corps gentii et d'un esprit Idea fail^ ' Pouce, agréable^ afnnnte à son soiullait^ ' ' £t qui se dise et ^'o» appelle dame :

A vierge, aussi, pour époux je souhaite Jeune-homme qui puisse être son bonheUr; Qui toujours soit gent et de belle humeur, Et qui, surtout, comme reine la traite :

A mère, fille et gentUe et ch^ltinmte ; , A père, ^ qui soK tout son portrait ; Vertueux, sage, estiihable, discret ; Et qui jamais parens né saéeooteKte :

A tous santé de tout mal-aise exempte ;.

Richesse à ceux que fortune éconduit ; Bonheur à ceux qu'infortune poursuit, .£t joie à ceux que tristesse téurtnet^te*

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UUNION,

ËTBEirirss POUR i^ 1er. Javtibb IB^X

Je ne sais trop comment fairei^ %n ee premier jour de l'an ; En voulant, à l'ordinaire, Faire un petit compliment Je cours risque de déplairei^ 6i je parie d'union, Le'mot parait équivoque ; L'on peut croire que j^ihvoqaç Par là la dissention.

Counment donc, je' le répètci^ Pois^je faire, en pareil cas i Voici, je crois, là recette Four me tirer d^embarras »

S'il faut être unionnaire^ Q,u'on le soit avec raison t On peut aimer l'union Entre le fils et le père, Entre la fille et la mère^ ' Le cousin et le cousin, La cousme et k cousine, La voisine et la voisine.

Le voisin et le voisin } .

Entre gens de même raee^ pe mêtpe religion,

Et de même région ; |«i|Uf« la force et la |Tac9

lit

llntre l'épouse et l'époux ^

Entre le peuple et le prince*

Et l'empire et la province ;

Jusque-là le mot est douZi^

Et la chose est salutaire.

Mais fi dé cette Union,

Ou manie unionaire

De joindre sans liaison»

Maladie atrabilaire .

De certaine faction^

Qui, sans honte et sans tcrupuKy

Rend la majorité nulle,

Met la population

En butte à l'oppressioBii

Et par suite à la misère }

Fait une distinction

Entre le frère et le frère \

Foule aux pieds l'opinion,.

Et la constitution,

Et d'une main téméraire,.

Pour refaire à sa fa<^on, ,

Projette de tout défaire ;

l^enace de tout changer,

Jusqu'à la langue et l'oreille^

Et le boire et le manger,

Et le dormir et la veille ;

Même jusqu'à la façon

Pi^ vc^e et df U bouttttle

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iwEOmH'O sa FoitTSffta, Et peut-être, que sait-on ?

L'aiage antique et fort bon .

De raire, par amusette.

Au Porteni de la Gazette, En ce jour, un petit âaa.

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