‹ Épîtres, satires, chansons, epigrammes, et autres pièces de versChapitre 21 sur 40 · LES NOUVEAUX SOUHAITS · texte numérisé non relu

LES NOUVEAUX SOUHAITS

ETRSFNi;s PQUii LE 1er. Jànyier 183^*

Nous avons revu l'aurore , De ces jours des bons souhaits :

Ceux qu'en ce beau jour je fais^ Puissè-je les faire encore, A TOUS mêmes sains et frais, Du noir chagrin qui dévore, Et des maux que vit éciore Le genre-humain, autrefois^ De la boîte de Pandore, Exempts par tous les endroits, Bons enfans de mille mois,

Puissè-je les f^ire eiicor^, i

Pour la cinnuantième fois ! J

Bien plus lâacères qu'adroits, Ces souhaits, que j'entremêle, Ceux*ci positivement, ^ *

Ceux-là négativement.

Vont pleuvoir comme la grêle En désordre et pêle-mêle.

A tous, bon jour et bon an, Est mon premier compliment, Peut-^être court, mais honnête,

Si bttl et bioA on le prend.

Ainsi que je m'en fais fête î Joie et plein contentement.

Gaité fut toujours de mise t Prendre le temps comme il vient, De son lot se trouver bien.

Est la meilleure devise.

Mais comme on peut être mi^ux

Qu^on ne Tesl, ou ne croit l'être»

£t qu'on aspire peut-être Au retour du siècle heureux, De félicité parfaite, Qui se nomma Tâge d'or.

Qu'il plaise que je souhaite. ] Généralement d'abord.

Aux bons la persévérance,

Aux méchants le repentir ; Aux malheureux l'espérance^ Aux heureux le souvenir Que tout à la décadence Tend sans cesse à parvenir.

Et s'en approche sans cesse.

Mais particularisons.

Et, libéraux, souhaitons.

Aux époux joie et tendresse ; ^ Aux parens, enfans soumis ; Aux enfans, parens amis, A propos bons ou sévj^res ;

Aux voisin», accord de frèr«i ; Au laboureur traTaillant Point de fléau qui l'accable ; A rindttstrieux marchand Point de perte irréparable ; Au débiteur sans argent, De créancier intraitable ; Au créancier indulgent, De débiteur insolvable ; Point de malade incurable An médecin clairvoyant ; Au prôc;ireur diligent Point de cause inextricable ; Au plaideur juge équitable ; Au juge peu de procès ; Au bon-vivant vin à boire.

Mais jamais avec excès ; Au savant honneur et gloire, Au poète heureux succès.

De la morale pratique, (Si moraliste j'étais,) Passant à la politique, Je puis souhaiter, je croi, Sans qu'on demande pourquoi, Ou qu'à bon droit l'on réplique, Au démocrate ferré Un peu plus de complaisanet î A rari8tocrat« outré

Xta peu moba de suSsv>ca ; Comme à chaque administra La mioe ud ptu moins reréche^ La langue un peu moias griècb^ & cbRcpiG ndministraleûr Moini de morgue et de hauteur ; Fermeté jointe & prudence, Bagaeité, préTo;^nce A chaque légistaleuf ; Pardeiiui tout, indulfenos A mon lecteur.

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