‹ Epitres, satires, chansons, epigrammes et autres pièces diversChapitre 20 sur 48 · DITHYRAMBE · texte numérisé non relu

DITHYRAMBE

Sue la mort de AYolfe et de Moxtcalm.

Muse, ceins d'immortels lauriers Les fronts de deux héros fameux dans notre histoire :

GozoîT, (a) WoLFE, honneur des guerriers, Dans les combats se couvrirent de gloire. Leurs beaux noms, par leur vie et leur mort illustré»,

Restent gravés dans la mémoire

Même des peuples illélrés.

Gozon est français de naissance ; Il défend le pays commis à sa valeur:

Wolfe, breton, l'attaque avec ardeur ; Et des deux parts égale est la vaillance.

Gozon, heureux dans les combats, Croit qu'une fois encor, d'un nouvel adversaire Il sera triomphant, avec moins de soldats :

Ne le croyons point téméraire ;

L'n héros ne les compte pas.

Quoique d'une subite et mortelle blessure

Wolfe soit atteint, sous Monkton,

Et TovvKSHEND, la bataille dure :

Mais, quand un plomb mortel atteint aussi Gozon,

(a) C'est le même que Montcalm.

PÀcottJTftgés, bientôt^ partout, les Fiançai* plieat i Et leurs rivaux de s'écrier : a Us fuient ;* Et ces mots ambigus De leur chef furent entendus.

LorSj soulevant sa face pâle :

« Qui sont,» dit-il, « les fuyards ? — Les Français. — a Les Français ! oh ! j'expire sans regrets,» Répondit-il, dans l'intervalle De la vie au décès. (6) Quand à Gozon parvint la nouvelle fatale, « Du Ciel,» dit-il, « je bénis les décrets ;

« Mes yeux au pouvoir des Anglais « Ne verront point tomber la capitale.» (c) Pour leur roi, leur patrie, également zélés, Ces héros citoyens, par un mot magnanime, Dans leur trépas sublime, Pareillement se montrent consolés.

(b) Pour dire, a en expirant.» J'espèr© q^'on me pî^swa cetts tournure, si elle est nouvelle.

(c) Québec.

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