‹ Épitres, satires, contes, épigrammes de Voltaire, suivis de fragments de la PucelleChapitre 136 sur 273 · Le prince son frère était avec loi · texte numérisé non relu

Le prince son frère était avec loi

J'aurais mis mon bonheur à te faire ma cour,

À contempler de près tout l'esprit de ta mère,

Qui forma tes beaux ans dans le grand art de plaire,

A revoir Sans-Souci, ce fortuné séjour

Où régnent la Victoire et la Philosophie,

Où Ton voit le Pouvoir avec la Modestie.

Jeune héros du Nord, entouré de héros,

A ces nobles plaisirs je ne puis plus prétendre;

11 ne m'est plus permis de te voir, de t'entendre.

Je reste en ma chaumière, attendant qu'Atropos

Tranche le fil usé de ma vie inutile;

Et je crie aux Destins, du fond de mon asile :

« Destins, qui faites tout, et qui trompez nos vœux,

Ne trompez pas les miens, rendez Gustave heureux. »

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