‹ Épitres, satires, contes, épigrammes de Voltaire, suivis de fragments de la PucelleChapitre 194 sur 273 · XLVII. — HYMNE · texte numérisé non relu

XLVII. — HYMNE

CHANTÉ AU VILLAGE DB POMPIGNAH Sur l'air de Béchamel.

Nous avons vu ce beau village

De Pompignan, Et ce marquis brillant et sage,

Modeste et grand ; De ses vertus premier garant.

Et vive le roi, et Simon Le Franc,

Son favori,

Son favori!

fiPIGRAMMES: 4C3

Il a récrépi sa chapelle

Et tous ses vers ; 11 poursuit avec un saint zèle

Les gens pervers.

Tout son clergé s'en va chantant :

Et vive le roi, etc.

En aumusse un jeune jésuito

Allait devant ; Gravement marchait à sa suito

Sir Pompignan, En beau satin de président.

Et vive le roi, etc.

Je suis marquis, robin, poète,

Mes chers amis; .

Vous voyez que je suis prophèto

En mon pays.

A Pari», c'est tout autrement.

Et Yive le roi, etc.

J'ai fait un psautier judaïque.

On n'en sait rien ; JTai fait un beau panégyrique,

Et c'est le mien :

De moi je suis assez content.

Et vive le roi, etc.

Je retourne à la cour en poste

Charmer les grands ; Je protège l'abbé La Coste

Et mes parents ; Je suis sjnlé par les méchants.

Et vive le roi, etc.

Bientôt il revient à Versaille,

D'un air humain, Aux ducs et pairs, à la canaille

Serrant la main; Récitant ses vers dignement.

Et vive le roi, et Simon Le Franc,

Son favori,

Son favori I

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