‹ Épitres, satires, contes, épigrammes de Voltaire, suivis de fragments de la PucelleChapitre 53 sur 273 · XL1II. — A M. LE COMTE DE TRESSAN · texte numérisé non relu

XL1II. — A M. LE COMTE DE TRESSAN

Hélas! que je me sens confondre Par tes vers et par tes talents !

Pourrais-je encore à quarante ans Les mériter et leur répondre?

Le temps, la triste adversité Détend les cordes de ma lyre.

Les Jeux, les Amours m'ont quitté; C'est à toi qu'ils viennent sourire, C'est toi qu'ils veulent inspirer, Toi qui sais, dans ta double ivresse, Chanter, adorer ta maîtresse, En jouir, et la célébrer.

Adieu; quand mon bonheur s'envole, Quand je n'ai plus que des désirs, Ta félicité me console

De la perte de mes plaisirs.

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