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Monseigneur Emard

GR Emard vient d'avoir 59 ans le 31 mars

dernier, I] naquit à St-Constant. mais

à St-Hubert depuis trente-quatre ans, famille bénie du ciel, qui a l'honneur de compter, aujourd’hui, avec un évêque, un Oblat et trois filles re

sa famille demeure

ligieuses dans la commu-

24 ÉRECTION DU DIOCËÈSE DE VALLEYFIELD

nauté des sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie.

Son père était instituteur et ce fut lui qui fit sa première éducation. M. Emard commença ses études classiques au séminaire de Ste-Thérèse et vint, trois ans après, les continuer au collège de Montréal. Sa philosophie terminée, il entra au grand séminaire et fut ordnnné prêtre le 10 juin 1876.

Le collège de Montréal eut les prémices de ses travaux. Il y passa une année comme professeur, puis se tourna du côté du ministère paroissial et fut nommé vicaire à l’église du Mile-End, dont M. l’abbé Taillon était alors curé. Mais, au milieu de la.vie active, il nourrissait un désir : celui d’aller à Rome, pour s’y perfectionner dans les sciences sacrées. Certains obstacles se présentaient à la réalisation de ce dessein ; la Providence, qui dispose tout savamment, pour a-river à ses fins, les fit disparaître ; il partit. Nous n'avions pas alors de collège canadien dans la Ville Eternelle ; mais le séminaire français, dirigé par les Pères du St-Esprit, nous ouvrait ses porte: avec bonheur. Son Eminence le cardinal Taschereau, Mgr Bégin, Mgr Blais, Mgr Paquet et plusieurs autres de nos compatriotes y avaient déjà été élèves. En réelité, les canadiens se sentaient chez eux à Santa-Chiara ; on était bien de la famille, et c’est un bonheur pour celui qui

Ls et de

ii fit sa études it, trois éal. Sa ninaire

de ses esseur, sial et |, dont milieu ai d’alciences la réadispose les fit lors de mais le Esprit, 1 Emir Blais, itriotes adiens it bien ui qui

CONSÉURATION DE MGR J. M. EMARD 25

écrit ces lignes d’avoir l’occasion d'envoyer un souvenir reconnaissant et affectueux à ses anciens directeurs.

L'abbé Emard vint donc au séminaire français et y resta trois ans. Il suivit les cours de théologie au Collège Romain et ceux de droit canon au séminaire de l’Apollinaire. Palmieri, Mazella, de Angelis, Santi, furent ses principaux professeurs. Il prit ses degrés de docteur en théologie et en droit canon, compléta ses études par un voyage en Terre-Sainte — Voyage dont il a publié le récit — et revint à Montréal en 1880.

Mgr Fabre le nomma d’abord vicaire à l’église St-Joseph de Montréal, et, l’année suivante, l’appela à l’archevêché avec le titre de vice-chancelier. Lorsque la faculté des arts de l’Université Laval fut créée à Montréal, l'abbé Emard fut invité à en faire partie et fut chargé du cours d’histuire ecclésiastique. Il devint chancelier en 1888, à la mort du regretté M. Harel, et chanoine titulaire de la cathédrale en 1891. Il était chapelain de deux sociétés de secours mutuel : l’Union St-Joseph et

la société irlandaise, Cuthotie Mutual Benevotence Association.

26 ÉREOTION DU DIOCÈSE DE VALLEYFIELD

Yalleyñeld

E siège épiscopal du nouveau diocèse, Valleyfield, est une ville aui compte aujourd'hui 6,000 habitants, comme population agglo-

mérée.

Desservie par quatre lignes ferrées, le Grand Tronc, le Pacifique, le Canada Atlantique, le St- Laurent et Adirondacks ; en communication directe avec Montréal, par un très bon service de ba-

teaux, pendant la saison de navigation, Valleyfield

n’a rien, actuellement, à envier aux cités les plus favorisées, comme moyens de communication.

Au point de vue industriel, elle n’est pas moins bien partagée, avec une grande filature de coton qui emploie plus de mille ouvriers, une très belle papeterie, des scieries mécaniques importantes, plusieurs chantiers de bois, des minoteries, une manufacture de conserves, ete. Elle doit cet avantawe à la force motrice que lui procure le barrage

établi sur le St-Laurent, force motrice représentant

Valrd'hui agglo-

Grand , le Stdirecte le baeyfield s plus di moins coton s belle tantes, ne mavanta- )arrage

entant

actuellement 15,000 chevaux-vapeur et dont on peut aisément doubler la puissance.

La ville couvre une étendue de 400 arpents environ, coupée par 16 rues parallèles au canal, et 39 transversales. Elle a un parc public, est éclairée à l'électricité et son hôtei de ville, dont le rez-dechaussée sert de marché, est une construction de belle apparence.

Valleyfie]d possède encore, et nous en parleron ; plus loin en détail, car c’est là le sujet principal de ces notes, une vaste église qui fera une très belle cathédrale, un presbytère qui ne sera point surpris d'être appelé évêché, un couvent tenu par les sœur: des SS. Noms de Jésus et de Marie, pour l’instruction des filles, un collège dirigé par les Religieux de Sainte-Croix, fréquenté par plur de cinq cents enfants, un orphelinat confié aux soins des Sœurs de la Providence qui, en même temps, assistent les malades.

Les protestants ont aussi deux églises, une académie et deux écoles.

Voilà, en résumé, ce qu'est aujourd'hui Valleyfield. Or, il y à 47 ans, en 1845, an moment même où s’achevait le canal de Beauharnois, destiné à relier, pour la navigation le lac St-François et le lac

St-Louis, Valleyfield n'existait pas. La construction du canal, dont ce point était le terminus en venant

de Montréal, avait fait dresser en cet endroit, quelques petites maisons destinées aux industriels qui suivent les chantiers de ces grands travaux. Là encore, il y avait quelques cabanes de pêcheurs et de défricheurs ou sefflers, tous fort pauvres, et vivant assez tristement. Ces deux éléments réunis ne donnaient, en 1849, à ce hameau, nous affirme un témoin oculaire, pas beaucoup plus de 30 feux.

Ce hameau dépendait de la paroisse de St-Timothée. L'endroit même où est situé aujourd'hui Valleyfield, n'avait pas alors de désignation (1). La pointe de terre qui se détache à l’entrée du canal actuel, était appelée “ la pointe aux voleurs,” ainsi nommée parce qu'une barge de denrées s’y étant échouée, les habitants s'en seraient approprié la cargaison, selon les uns : et selon d’autres, parce que ces mêmes habitants faisaient main basse sur les bois flottants que le vent ramenait de ce côté, lorsqu'ils manquaient le rapide du Côteau.

À partir de 1855, on trouve, dans les registres parfaitement tenus de la paroisse, des documents positifs dans lesquels on peut avoir toute confiance.

Cette paroisse fut créée en cette même année

{l) Cependant, nous croyons devoir mentionner le nom de Sarenack, qui nous est donné par un des plus anciens habitants de Valleytield .

sen nor me con] la li par. qu'a Le Jours clers prest sion

(1) L par C. I

it, quelustriels ds traanes de jrt pauléments u, LOUS plus de

-Timoard’hui (1). La a canal ’ ainsi y étant proprié autres, n basse de ce eau.

gistres ments fiance.

année

arenack, leytield .

sous le nom officiel de Paroisse de Ste-Cécile. Voici les termes mêmes de l'acte en date du ler mai 1855 constituant cette Paroisse :

“Il sera formé une Paroisse dite de Ste-Cécile, et composée d'une étendue de territoire détachée de St-Timothée, comprenant toute la partie sud-ouest d’icelle appelée Catherinestown, bornée et limitée au nord-est par la Grande ligne qui divise Helenstown de Catherinestown , aU nord-ouest par le fleuve St-Laurent, CoMprenant la grande ile de St-Timothée, à Partir de son extrémité Supérieure à aller à la terre de Pierre Bougie senior ou ses représentants, inclusivement : au sud-est par la rive

nord de la rivière St-Louis Comprenant le quatriè-

me rang de Catherinestown, à Partir du chemin connu sous le nom de chemin Larocque, à aller à la ligne du canton de Godmanchester : au sud-ouest par la ligne du dit canton de Godmanchester Jusqu'au lac St-François (1). ”

Le 6 mai de la même année, c'est-à-dire cinq Jours après cette Proclamation, les francs tenanciers de la nouvelle Paroisse se réunissaient au presbytère de St-Timothée, dont le curé avait mission de desservir Ste-Cécile,

(1) Liste des Municipalités dans Ja province de Québec composée par C. E. Deschamps, p. 190,

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EE à er he un

ÉRECTION DU DIOCÈSR pm

VALLEYFIMLD

Il s'agissait de nommer les membres de la fabrique. À l'unanimité, l'assemblée mier marguillier Franc

second marguillier

choisit pour preos Pitre dit Lajambe ; pour

Jean Bougie, cultivateur à la Grande-Ile : et enfin,

Pour troisième marguillier Antoine Hainault.

Six mois plus tard, on décidait l'érection d'une église et d'un presbytère : les tra- Vaux commençaient en 1

856, et étaient achevés en

L'église était placée là où s'élève aujourd'hui la

cathédrale de Valleyfield, Elle était relativement

grande, mais les ressources ne permirent pas, pendant plusieurs années, de la décorer intérieurement.

Elle servit Jusqu'en 1882

époque à laquelle M. le curé Alexis Pelletier

résolut, avec le conseil de fabrique, la construction d'une

nouvelle église plus en rapport avec

la population croissante et les besoins de la ville de Salaberry de Valleyfield, comme

était officiellement nommée la nouvelle municipa-

lité formée dans In paroisse de Ste-Cécile, en date du 25 février 1874.

Cette église, dont les plans ont été dr MM. Perrault et

pour la nef

essés par Mesnard, architectes, appartient, et le chœur, au style roman : ]

a nef a de très vastes proportion

s et un cachet de grandeur

qui causent au visite

ur une très belle impression.

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au g'm nibies Sa lier, ll 11 per DIDAÆNTE La ce octobre souvent car il l où dépos Martyrs Dans 1] ches don

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» la fabripour prebe : pour teur à la arguillier 1 décidait : les tra-

hevés en

Le chœur, élevé de plusieurs Marches, avec Je Maitre-aute] placé au lond,

à également UN IMagn)jlique aspect.

L'église Possède nn

orgue et deux Jubés tugmente

qui nt d'autant Je nombre des places dispo- Mbies,

Sa façade avec un beau Perron et un large esealier, ne manque jp

as de grandeur, Un peu nue : elle est sur

servent de clocher.

quoiqu'elle soi:

Montée d'une flèche élevée rd'hui la : La vonsécration de cette tivement .

— octobre 1884 par Mgr Fabre, dont le nom se trouve as, pen- 5 Souvent rappelé dans les registres de ] car il lui porte le plus vil intérêt. Ce SalCtuaire,jes re Martyrs Sévère et Vincent,

belle église eut lieu le 2

2 & Paroisse, térieure-

même jour, on déposait dans le

lle M. le

liques des Saints nseil de ; — Dans le méme mois, le 2

- #0, On bénissait les clolise plus

sé he ches dont la Première, de 2,995 livres, portait Les ] |

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noms de Marie-Cécile, la seconde, de 1,130 livres, fil |

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toipa ceux de Léon-Edouard. en l'honneur du Sonverain | L 1N1CIpa-

Pontife et de l'Evêque, ]

nt la troisième de 1 en date

305 livres, Boeux de Alexis-Moise, en Souvenir du curé M. Pel-

ltier et du maire M, Moïse Plante, QUI avait prêté

1 Concours si complet à l'édification de l'église, À droite de l'église, en regardant le rouve le presbytère,

sés par artient,

à nef a

Canal, se élégante Construction à ages et dont le Premier est or

trois indeur

né d’une véranda ESSI( +

32 ÉREOTION DU DIOOËSE DE VALLEYFIELD

manne a

qui interrompt heureusement la monotonie des lignes. On a prévu, assurément, dans le plan de ce presbytère, l'éventualité de la destination à laquelle il va être affecté, car il n'y à que quelques aménagements intérieurs À effectuer pour le transformer en un évêché très convenable, De jolies pelouses parsemées de corbeilles de fleurs, ie séparent de la rue d’un côté, un massif d'arbres de belle venue donnent, de l’autre, aux promeneurs, un agréable ombrage.

Le presbytère, qui avait été d'abord élevé en 1858, a subi le sort de l'ancienne église et a été remplacé par celui dont nous venons de donner une rapide description. C'est en 1887 que ce dernier a été achevé et il fut bénit solennellement par Mgr Clut, évêque d’Arindèle, le 17 mars de cette même année.

Ces importantes Constructions ont toutes été faites sous la direction, et grâce au zèle de M. le curé Alexis Pelletier qui a droit d'être regardé comme le second fondateur de Valleyfield, car, c’est à lui et aux dévoués collaborateurs qu'il sut trouver dans son conseil de fabrique, que cette ville doit ces édifices, témoins incontestables de sa prospérité et de sa foi religieuse.

La paroisse et la ville se sont imposé @) grands sacrifices pour construire l'église et le presbytère :

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grands bytère :

CONSÉCRATION DE MGR J, m. EMARD 33 elles l'ont fait avec bonheur et e aujourd'hui les fruits,

L'église, qui au premier aspect, semble un vaisseau difficile à remplir, e

st cependant complètement occupée chaque dimanche : ce qui prouve l'esprit

chrétien dont la Population de Valleyfield est animée,

Îles en recueillent

À gauche de l'église, se trouve le couvent des Sœurs des SS. Noms de Jésus et de M l'instruction des filles.

Ce couvent remonte à 1871 :

arie pour

il à été construit Par les sœurs, sur un terrain donné par le de fabrique. L'augmentation de la population de Valleyfield l’a rendu bientôt trop e des élèves externes est, en effet,

conseil]

xigu. Le nombre aujourd'hui de 516.

Il à fallu Construire trois écoles dans divers quartiers de la ville, et les sœurs s'y rendent chaque Jour pour les classes,

En outre, elles ont au couvent 35 Pensionnaires et

95 q uart-pensionnaires, Dix-huit sœurs donnent l’enseignement à cette nombreuse je

ainsi à Valleyfield des services

——— mn

unesse et rendent très appréciés (1).

(1) Nous apprenons avec plaisir que,sur la demande de Mgr Emard, la Révérende mère supérieure générale d'Hochelaga a décidé de Compléter le cours d'étude du couvent de Valleyfield, de manière à Permettre aux élèves de graduer comme à la Maison-mère, Dès cette année, Je personne] du couvent sera organisé à cette fin, Les élèves n'auront donc Pas à se rendre ailleurs pour terminer jeur Cours. Les familles de Valleyteld Sauront apprécier l'avantage qui leur est aCCordé. (Progrès de Valleyfielar.

L’anglais est enseigné dans le collège, le Couvent et les autres écoles de le ville.

34 ÉREOTION DU DIOOËSE DE VALLEYFIELD

En face de ce couvent ; on voit une maison en brique d'apparence un peu triste : c’est l'orphelinat des Sœurs de la Providence qui donnent, comme nous l'avons dit, des soins, à aomicile, aux malades.

Cette création est due à deux citoyens de Valleyfeld, feu Lambert Tessier et Félix Cardinal, dont les legs, portant cette condition, ont été acceptés en septembre 1883. L'orphelinat comprie 12 orphelines et est dirigé par 4 sœurs de lu Providence qui, là, comme dans leurs autres missions, trouvent largement à exercer leur zèle charitable.

De plus les sœurs de la Providence doivent à la générosité d'un citoyen de Valleyfield, M. Zéphyrin Boyer, qui à deux reprises, en 1885 et en 1890, a rempli les fonctions de maire de cette ville, la propriété d'un vaste et beau terrain de 365 pieds carrés situé à l'extrémité nord de la cité, et sur lequel le donateur a depuis plusieurs années commencé, à ses frais, les fondations d'un hôpital que les circonstances n'ont pas encore permis d'achever.

La première pierre de cet établissement, posée le 21 octobre 1883, a été solennellement bénite par Monseigneur l'archevêque de Montréal, dans une cérémonie dont Valleyfield a gardé le souvenir.

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posée le dite par ans une air.

Valleyfield possède pour l'in un collère sous la direction Croix, depuis 1885. Ce collè une époque plus éloignée. mai

struction des garçons, des Religieux de Stege remonte, en fait, à s jusqu'à cette date, il était confié à ess instituteurs laïques,

Le collège, tei ju'on le voit aujourd'hui, avec sa maison en pierre à deux étages, et un vaste soubassement, fut construit par la fabrique, en 1876, et ter. miné en 1878. M. le curé L:

isnier prit une part active à l'achèvement de cet 6

tablissement et y contribua, de ses deniers personnels, avec un grand désintéres- Stituteur qui en eut la direction fut M. Green,bien connu des habitants de Valleyfield,

Pendant 42 ans, il a exercé, d

sement. Le premier in

ans diverses paroisses

de la Province, les modestes, mais utiles fonctions d’éducateur.

Avant la construction du collège, dès 1858, Valleyfield avait déjà une école dont le Premier instituteur fut M. Caron, remplacé en 1860 par M. Codebecq, d'origine française, Ce dernier a, pendant 15

années, dirigé cette école placée dans la (à

atégorie des écoles modèles. Les classes contenaient alors de 50 à 60 élèves.

Le premier local occupé par M. Codebecq, à qui nous devons ces renseignements, se trouvait À côté de la cathédrale, sur la rue même qui passe devant

le couvent des Sœurs des SS. Noms de Jésus et de

EMARD 35

NU RROTION DU Diooen bn VALLHYMINED

Marie, Doux ou trois ans après, lo nombre dos loves augmentant, l'école fut transférée un peu plus loin sur la même rue, et offrit alors une installation plus convenable,

Le nombre de plus on plus grand dos enfants Hi décider la construction du collège, ot on 1886, comme il était dificile de trouver, dans des conditions 6écono- Miques pour los commissaires des écoles, le rooriito: Mont du personnel enseignant, on on con8s la dire Hon aux Religieux de Nto-Croix,

Le promier principal de co collège fut le PE Lafond qui y a laissé d'excellents souvenirs. Co digne lôre est aujourd'hui dans lo diocèse de Daven au Bengale, à Burisall et Gourmali, où il dirige une maison de son Institut, sous l'autorité apostolique de Mgr Lounge, aacien Provincial des mêmes frères au Canada

Lo collège est desservi par 10 frères et un Père directeur ; il possède 10 pensionnaires, 70 demi: pensionnaires et 430 externes, soit en totalité 510 élèves,

Evidemment, le personnel enseignant est surchardé, puisqu'il y a plus de 60 élèves par professeur : mais il existe une raison majeure qui ne permet pas d'augmenter le nombre des professeurs, c'est l'exi-

guité du local. Construit alors que Valleylield ne

comprenait que 800 habitants, ce collège s'est

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surchar esseur ; met pas st l'exilield ne

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des curés de Valleyfieid qui ont, divers, mais tous avec lo leur paroisse, contribué

tions, à l'édific:

trouvé dans l'impossibilité de répondre aux besoin

d'une population dépassent 5,000 Amon, Il n fallu

Convertir on classes tout ca « ui était susceptible de |

'evovoir cette destination ot los frères ont dû no oh

tntor de co qui restait, Or, co route était ot ost encore

absolument inaufliaant. Lo Pare directeur est bien

obligé de reconnaitre in pénible situation faite à son

professeurs, qui sont vraiment très méiitants, pour

remplir leur rôle d'éducateurs, dun de somblablens

conditions, avec le zèle dont ils no cessont do donner

chaque jour de nouvelles preuves, Cependant tout

ie monde espère aujourd'hui qu'avec le nouvel ordre de choses amené par l'érection de Valloyfiol

évêché, cette ville verra bientôt s'6l

don

over une maison convenable qui répondra aux besoins do |

'augmentation de ln population.

Voilà l'ensemble dos institutions de chars et d'€ducation que possède Valleyfield,

Nous devons, en tonte justice, inscrire ici les noms

avec des sucvès même zèle pour le bien de à la création de ces institu-

ation de ces monuments, depuis M.

OONSÉCRATION D Mo J. M EMA 47

38 ÉREOTION DU DIOOËSE DE VALLEYFIELD

l'abbé Amable Thibault, premier curé de Ste-Cécile, M.J.T. Lasnier qui lui succéda en 1864, et occupa ce poste jusqu'en 1878, M. Alexis Pelletier dont nous avons déjà parlé, M. J. O. Roussin, aujourd'hui à St- Henri de Montréal, pour finir à M. Santoire nommé il y a deux mois et demi et qui arrive d'Huntingdon, où il a laissé le souvenir d’un prêtre zélé et d’un habile administrateur.

Comme cité, la ville de Salaberry de Valleyfeld, pour lui donner son titre officiel, a également marché à grands pas dans la voie du progrès.

À tout seigneur tout honneur : l'hôtel de ville qui a été construit par M. Cossette en 1882, sur les dessins de MM. Perrault et Mesn'ard, architectes, est un bel édifice, aux proportions bien observées. La partie inférieure est réservée à un marché parfaitement ventilé et proprement tenu. Aux étages supérieurs sont les bureaux des divers services de la cité, la salle des délibérations du conseil municipal, les salles de justice, etc., ete, Cet hôtel à coûté $20.000,. Il a l'avantage d'être bien situé, au centre de la ville, et quelque développement que prenne Valleyfeld, il occupera toujours une position centrale, parce que

can que ave.

le S ont ville Vall TaPp eaux les h LTAN rage Va une surtoi qu'ell année

Auj

te-Cécile, t occupa lont nous hui à St- » nommé Huntingé et d'un

leyfeld, marché

de ville sur les ctes, est rées. La >arfaiteès supé- Ja cité, pal, les 520.000.

la ville, field, il 'ce que

ce développement ne peut s’eflectuer qu'entre la gare du Grand Tronc et le canal,

Le bureau de poste est dans la rue qui longe ce canal ; nous n’en parlons que pour dire qu'il est question d’en construire un nouveau plus en rapport avec l'importance de la ville.

De l’autre côté du canal, sur le barrage qui arrête le St-Laurent, et réunit Valleyñeld à la Grande Ile, Ont été établis le service des aqueducs pour la ville, et aussi celui de l'éclairage à l'électricité, car Valleyfield est très heureusement servi sous ces deux rapports. La canalisation pour la distribution des taux a été une charge sérieuse pour la cité ; mais les habitants en retirent, à tous les points de vue, de grands avantages. Il en est de même pour l’éclui. rage des rues et des abords du canal,

Valleyfield a encore beaucoup à faire pour devenir une cité à la hauteur des améliorations actuelles, surtout dans sa voierie, mais il ne faut pas oublier qu'elle date d'hier, et qu'elle a grandi en quelques années.

Sa population en 1875 était de 3,011 en 1880 de 8,598,

en 1885 de 4,934,

et en 1899 de 5,616,

Aujourd'hui elle atteint près de 6,000.

ÉREOTION DU DIOOËSE DR VALLEYPFINLD

C'est une progression si rapide que l'on n'a pu tout faire À la fois. Les villes, dans ces conditions, ressemblent à ces enfants qui, par suite d’une croissance exägérée el anormale, portent toujours des vêtements trop courts. Le temps n'est pas éloigné où tout se régularisera, et se complètera,

Déj\, les magasins de détail se concentrent et s'installent dans la partie centrale, autour de la poste, non loin du bureau du télégraphe et du téléphone qui mettent le commerce et les habitants en communicition avec tous les points du pays.

es deux gares du Grand Tronc et du Canada Atlantique groupent autour d'elles un certain :0mbre d'habitations qui, surtout au premier point, se distinguent par leur élégance, et la belle tenue de leurs jardins. Des hôtels importants et bien fréquentés offrent aux hommes d’aflaires et aux visiteurs, tout le confort désirable,

L'industrie semble avoir confisqué à son profit la partie de Valleyfield qui, de l'autre côté du canal, se rapproche de la Grande Ile. LA, en effet, se trouve établie la grande manufacture de Ia Montreal Cotton Co., dont les hautes tours carrées, avec leurs créneaux donnent, de loin, à la fabrique, un faux air de chateau-fort, et de donjon féodal. Elles sont bien du reste le chateau-fort du XIXe siècle, ces vastes usi-

nes où la population ouvrière trouve un salaire assuré

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profit la canal, se e trouve l Cotton rénenaux de chaen du tes usi-

ô assuré

et rémunérateur. La Monireal Cotton Co. e*aploie 1050 Guvriers, et dans ce moment, on établit une nouvelle prise d'eau qui portera À trois le nombre de ses canaux d'alimentation, preuve de la prospérité de cet établissement.

Tout à côté de cette manufacture sont placés les moulins à farine de Bolduc et Lespérance, de MacDonald, minoteries montées d’après les meilleurs systèmes, et ayant une excellente réputation, puis la fabrique de portes et chassis de MM. Bélanger et Préfontaine qui exporte ses produits à Montréal et dans tout le Canada,

I ne faut Pas oublier dans cette nomenclature, lorcément incomplète, les chantiers de bois de M. Hurteau.

Sur un autre canal du St-Laurent, il y à encore la papeterie bien connue de Buntin, qui emploie un grand nombre d'ouvriers, et fabrique tous les gnres de papier : un peu plus loin, une fonderie qui fournit aux besoins de Valleyfield et une fabrique de

conserves également prospère.

La paroisse de Valleyfield a eu Ja bonne fortune

d'avoir, à la tête de son conseil municipal, des hom-

me

Et | Mine nmeqe eus aie à

Creme om

ÉREOTION DU DIOUÈSE DE VALLEYFIELD

mes dévouës qui ont tout mis en œuvre pour répondre aux besoins réclamés par son développement subit. Aussi nous tenons à relater ici les noms de ses maires dont voici la liste en suivant l’ordre chro-

nologique : Marc-Charles Despocas, Isidore Larocque, Pierre Poulin, Moïse Plante, Joseph Lalonde, Catagan Sauvé, Onésime Léger, Herménégilde Le: gault, Célestin Cardinal et Napoléon Hainaut.

La liste des maires de la ville, depuis son incorporation, en 1874, et sa première assemblée en 1875, contiènt les noms suivants : Moïse Plante, Alex. Anderson, Zéphirin Boyer et John H. Sullivan.

Nous n'avons ‘voulu faire ici que l'esquisse de l'histoire de Valleyfield, pour donner une idée du siège épiscopal du nouveau diocèse, Il n’est pas dou-

teux que la présence de Mgr Emard ne soit pour cette cité un grand bien spirituel et temporel.

cette

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