‹ EriphyleChapitre 2 sur 5 · LA PLAINTE D'HYAGNIS · texte numérisé non relu

LA PLAINTE D'HYAGNIS

Substance de Cybèle, ô branches, ô feuillages, Aériens berceaux des rossignols sauvages. L'ombre est déjà menue à vos f:iîtes rompus, Languissants vous pendez et votre vert n'est plus. Et moi je te ressemble^ automnale nature, Mélancolique bois où viendra la froidure.

22 LA PLAINTE d'hYAGNIS

Je me souviens des jours que mon jeune printemps Ses brillantes couleurs remirait aux étangs, Qiie par le doux métier que je faisais paraître

Dessus les chalumeaux, Je contentais le cœur du laboureur champêtre

Courbé sur ses travaux.

Mais la Naïade amie, à ses bords que j'évite, Hélas ! ne trouve plus l'empreinte de mes pieds. Car c'est le pale buis que mon visage imite, Et cette triste fleur des jaunes violiers.

Page 1