SCENE VII
BONVAL, EDOUARD, (entrant d’un autre côté) BONVAL.
Ob, cette petite tempête passera comme les autres; il suffira que ce brave Edouard...…,Tiens, le voilà déjà de retour ! Vraiment, mon cher, votre empressement me fuit soupçonner qu'il y à quelqu’autre chose qu’un billet promissoire au fond de tout ceci.
EDOUARD, En effet, ce que j'ai à vous demander ne 8e Concède pas par billet promissoire.
BONVAL, (à part) Le voilà enfin à la question, EDOUARD,.
Permettez-moi de vous dire d'abord que ce n’est pas sans hésitation...
BONVAIL,
Ah ça, ne recommencez pas vos périphrases, s'il vous plait; arrivons au but... ..... Vous aimez ma fille ; elle est folle de vous : moi, je vous aime l’un et l’autre ; nous nous aimons tous ensemble... eh bien, mariez-vous et fichez-moi patience.
EDOUARD
Elle vous a donc dit...
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BonvaL.
Certainement! Allez-vous la désavouer, à présent ? EDOUARD,
Oh non, seulement...
BoNvaL.
Seulement vous voulez me faire brûler à petit feu comme tout à l’heure |
EDOUARD, Tout à l'heure, dites vous | BONVAL.
Oui, à propos des cinq cents piastres que vous m'avez demandées. EDOUARD.
Je vous ai demandé cinq cents piastres | BONVAL, Non seulement vous me ‘les avez demandées, farceur, mais je vous les ai prêtées EDOUARD.
Je suppose, monsieur Bonval, que vous voulez plaisanter.
BONVAL
Comment plaisanter ! ÆEst-ce que vous niez la chose ?
EDOUARD,
Mais certainement ; quand donc m'avez-vous prêté cette somme ?
BON VAL
Allons ! Allons!! c'est vous qui plaisantez.
EDOUARD
Pas le moins du monde et je ne comprends pas du tout...
BONVAL
Edouard Durand, êtes vous sérieux ?
EDOUARD
Parfaitement sérieux, Monsieur.
Vraiment, je ne vous reconnais plus.
EDOUARD
C’est probablement quelque méprise...
BONVAL
Une méprise! lorsque je vous ai, moi-même, payé le montant il n’y à pas une heure ? A d'autre, s’il vous plait.
EDOUARD
Réellement je suis de plus en plus étonné...
BONVAL. (solennellement)
Ecoutez, monsieur, jusqu'à ce moment je vous ai pris pour un homme irréprochable, sous je rapport de l’honneur et dela probité: ne me forcez pas, par vos dénégations, à changer d'opinion sur votre compte.
EDOUARD
Monsieur Bonval, sur le point d'honneur, je n’accepte de leçons de personne et, malgré le respect que je vous aï toujours porté, si vous persistez dans votre singulière prétention, je serai forcé de tirer des conclusions, .......
BONVAL
Assez |! Monsieur ! Assez ! une pareille audace me surpasse. Quoi ? Vous venez ici, sous le faux prétexte d’un attachement pour ma fille, m’enlever mon argent, et lorsque je veux vous rappeler à vos engagements, Vous osez m'opposer une dénégation formelle! Ah! je comprends maintenant la hâte que vous aviez de vous esquiver sans me donner la moindre reconnaissance par écrit !
EDOUARD
Permettez-moi de le répéter, si tout ceci n’est pas de votre part une plaisanterie, dont je ne comprends pas du tout l’opportunité en ce moment, nous sommes tous deux victimes de quelque étrange mystification......ou bien...
BONVAL
Plus un mot, vous dis-je; c’est pousser trop loin l'outrage, et je vous signifie que, dès ce moment, toute relation cesse entre nous.
ÉDOUARD, Maïs permettez..……., BONVAL.
Je ne permets rien! Vous avez joué de ruse contre ma bonne foi ! la partie est à vous, soyez satisfait.
EDOUARD
Oh ! cette dernière injure n’est plus supportable, et malgré les liens d'affection qui m'attachent à mademoiselle Elmire...….
T'aisez-vous, monsieur! ne souillez, pas son nom en le mêlant à vos mensonges.
ÉDOUARD
C'en est assez, et puisque vous ne m'accordez pas même une explication, je n’ai plus qu’à me retirer. Adieu, Monsieur. (Z1 sort)