OBSERVATION XXI
Due à Taylor.
. Une femme âgée de 26 ans, syphilitique depuis 4 ans, eut en juin 1885 un engorgement ganglionnaire à l’aine du côté droit. Incisionet grattage. La guérison fut retardée par l’apparition de nouveaux engorgements. Etat général mauvais. Le fond de l’ulcère est saupoudré de poudre d’iodoforme et bourré de gaz de même nature. Vers le 12€ jour, la maladie marchait à la guérison lorsque tout à coup, la plaie devint pâle, de mauvaise nature, laissant couler un liquide peu abondant et séro-sanguinolent. Les téguments, au niveau de l’aine et de l’hypogastre deviennent douloureux, rouges et œdémateux. En 24 heures un espace étendu devient le siège d’un érythème à type neltement marginé.
Le second jour, des groupes de papules, vésico-pustules et pustules se développènt : a l’aide d’un traitement approprié, l'érythème disparaît en 8 jours. En même temps, le
malade. était devenu inquiet, faible, et abattu. La température montait à 39°. Les urines avaient été rares etalbumineuses : les quantités d’iodoforme employées minimes.
OBsEervaTION XXII.
Due à Janowsky .
Un marchand, âgé de 24 ans, entre à la chinique avec un chancre mou, localisé à gauche du frénule et avec un bubon dans l’aine droit. J’ouvrisl’abcès et pansai avec de l’iodoforme. Le troisième jour après l'opération, léger malaise, élévation de la température jusqu'à 38° 9. Le malade se plaint d’une légère sensation de brûlure à l’aine. En changeant tout de suitele pansement, je constatai un érythème siègeant au-dessus de mon incision et du ligament dé Poupart, occupant aussi la région supérieure de la hanche gauche et la partie interne de la jambe correspondante. Quoique je me connusse déjà en la nature de cette affection je réappliquai néanmoins le pansement à l'iodoforme. Le malaise général et la fièvre s'abaissèrent : la température du troisième jour tomba à 360. Mais l'érythème occupait au bout du 4e jour la partie antérieure du thorax, la peau de l'abdomen. et la partie interne des jambes. Le 5° jour, l'aspect des parties affectées changeait tout d’un coup : sur les plaques érythémateuses apparaissaient des points violets, de la grosseur d’une tête d'épingle, confluant en groupes au thorax et à l'hypogastre. Les points étaient formés par des extravasations sanguines. Je suspendis tout de suite le pansement à liodoforme, et appliquai le pansement au sublimé. Deux