‹ Éruptions IodiformesChapitre 20 sur 20 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Il existe trois formes d'intoxication iodoformique : la forme cérébrale ou délirante, la forme syncopale ou hypothermique, la forme éruptive.

Les deux premières ont été bien étudiées sous la dénomination d'accidents généraux : la synthèse des manifestations cutanées qui constituent la dernière est resté jusqu'à présent à l’état d'ébauche.

Les éruptions iodoformiques sont par ordre de fréquence :

1° l'Erythème sous toutes ses formes : simple, papuleux, vésiculeux, bulleux. ;

2° l’Eczéma.

3° le Purpura.

L’Erysipèle ne doit pas rentrer dans la catégorie des éruptions dues à l’iodoforme : il est imputable à une faute

‘contre l’antisepsie.

Le rapport qui existe entre la ’coexistence des éruptions et l'intoxication générale paraît être le suivant : c’est surtout aux deux premiers degrés de la catégorie de Schede, qu’on voit apparaître les troubles cutanés. Cette coexistence n'existe presque jamais au 3°° degré ; un seul cas à été observé, et suivi de mort.

Le principal facteur étiologique des éruptions est constitué par les diathèses, rhumatismale, eczémateuse : L'idiosyncrasie où prédisposition individuelle doit être reléguée au second plan.

L'Iodoforme est non seulement absorbé par la voie eutanée, mais encore par la voie pulmonaire : la pénétration du poison par la voie intestinale ne parait pas suivie de troubles cutanés.

Ilest de la plus haute importance de reconnaitre l'existence de pareils accidents : la suppression de la cause entrainant rapidement la disparition des accidents.

La date d'apparition de l'exanthème est un bon élément de diagnostic : dans la moitié des cas on voit apparaitre l’'empoisonnement de très bonne heure, quelques heures suffisent. C’est un bon caractère distinctif des autres éruptions médicamenteuses où les symptômes n'apparaissent que plus tard vers à deuxième semaine.

L'apparition d'un eczéma persistant ou interrompu, dont on ne peut déceler létiologie, doit faire penser à uneintoxication iodoformique : les suppositoires, les tampons à l'iodoforme sont ordinairement les voies cachées par où se produit l'absorption.

Pour éviter les complications cutanées dues à l’iodoforme, il importe de connaitre certains principes qui doivent présider à son mode d'emploi : c’est ainsi qu'on devra toujours employer des quantités minimes de substance, rarement renouveler le pansement, surveiller attentivement les plaies des os, les trajets fistuleux, et n'employer le topique qu'a-

23, rue Rac

[JOUV

es, H

Imprimerie des

Paris,

Page 1