‹ Érythrocyanose sus-malléolaireChapitre 37 sur 38 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Le traitement de l’érythrocyanose est un traitement de longue haleine. Il doit être poursuivi pendant plusieurs mois si l’on veut obtenir un résultat satisfaisant et durable. Il est difficile en raison de ce fait que c’est une véritable constitution vasculaire et endocrino-sympathique qu'il s’agit de modifier. C'est ce qui lui donne son intérêt et ce qui montre sa complexité. L'idéal est évidemment de faire un traitement étiologique. L'expérience montre que la tuberculine est sans effet. Quand on soupçonne la syphilis, on est en droit, comme nous l'avons dit plus haut,d’attendre de bons résultats du traitement spécifique. L’opothérapie pluriglandulaire doit toujours être tentée, car c’est de toute manière un adjuvant précieux.

Nous en dirons autant des différentes médications vasculaires comme l'extrait de marron d’inde, l’'hamamelis, l’adrénaline, etc., mais ces différentes préparations, il faut le reconnaître, sont bien souvent décevantes dans leurs résultats. Il ne faut pas négliger les conseils d'hygiène : repos allongé, éviter la station debout prolongée, faire porter une bande

de crêpe velpeau, modérément serrée autour de la

si

jambe. Prescrire des frictions, des massages dans l’eau chaude. Tous ces moyens sont précieux. Mais la plupart du teñps, la meilleure thérapeutique doit être demandée aux agents physiques.Les rayons ultra-violets ont une action excellente. Les rayons infra-rouges nous ont cependant paru plus actifs. La diathermie est également un excellent moyen. On peut s'adresser aussi à l’étincelage de hautefréquence qui détermine aussitôt après la séance une rougeur des téguments traités et stimule le tonus vasculaire, et aux rayons X qui atténuent surtout les douleurs. Comme on le voit, il n'y a pas un mais plusieurs traitements de l’érythrocyanose et c'est au médecin à combiner habilement ces différentes méthodes pour en obtenir les plus heureux effets.

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