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noxie chronique supporte mieux des anoxies aigues. C’est ainsi que le séjour en haute montagne constitue un moyen indirect de préparer l’organisme à une plus grande tolérance. Des aviateurs avant suivi un cours de ski à 2.000 m. d’altitude, résistent mieux à une épreuve d’anoxie aigue (inbalation d’un mélange pauvre eu oxygène correspondant à 8.000 m). Ce fait est rapporté par T. BENZINGER et H. DORING (1942) (9). Des résultats du même ordre sont obtenus par H. BEC- KER-FREYSENG et collaborateurs (1912) (7) après adaptation à la Jungfraujoch. A. RULH et H.
STRUGHOLD (71) signalent que cinq membres de l'expédition allemande au Nanga-Parbat, qui aaient séjourné sept semaines entre 4.000 m et 7.000 m., purent atteindre, peu après, en avion, sans précaution, des altitudes que les membres de l’équipage ne supportaient qu'avec le secours de l’oxygène.
Ce sont là des faits extrêmement importants en ce qui concerne l’hygiène du personnel naviguant de l’Aéronautique.
Enfin, signalons pour terminer les possibilités de mauvaises tolérances de l’organisme à la polyglobulie d'adaptation. Chez certains inglividus, en effet, elle n’est pas sans inconvénients et peut aboutir à l'installation d’un véritable syndrôme hémopathique que C. MONGE (61) a décrit «sous le nom d’ « Erythrémie des altitudes » ou « Maladie des Andes ». Dans ce cas, la polyglobulie devient considérable, dépassant 10 Millions. L'état général peut être grave. Il s’agit d’un état
voisin d’érythrémies secondaires observées au cours de pneumopathies (emphysème pulmonaire) ou de cardiopathies (cardiaques noirs de Ayerza) ou, de la polyglobulie essentielle de Vaquez. Mais la « Maladie des Andes » guérit à basse altitude. En 149, C.F. MERINO et C. REYNAFARGE (59) ont étudié le myélogramme de cette Erythrémie des altitudes. Ils trouvent outre la réaction normoblastique de la polvgelobulie d’adaptation baaale, une inversion du rapport myelocytes-erythrocyles, analogue à la maladie de Vaquez. Ceci tendrait à prouver qu’un autre facteur que l’anoxie intervient dans le déterminisme de cette affection.